Blog chaotique à la mise à jour aléatoire.


On y cause de
Métal sous toutes ses formes, d'ambiance d'apocalypse, films, séries, jeux de rôle et jours de colère...

mardi 29 novembre 2011

LULU : de la merde en boite


Même les disquaires se foutent de la gueule de l'opus. En même temps c'est pas comme si on le devinait pas avant. En même temps, c'est pas comme si les Metallica$h savaient encore faire des trucs sympas. En même temps c'est pas comme si tous les protagonistes de cet horrible skeud étaient intéressés par autre chose que la thune et en même temps, vu le fric qu'ils brassent tous, c'est pas comme si c'était important.

Metallica a casqué pour jouer avec Lou Reed. Ca c'est dit.

Comme d'hab c'est merdique (et oui, bizarrement, Lou Reed n'a jamais fait parti des inspirations de Trujillo, je rappelle que c'est le seul membre des fours horsemens qui sauve un peu le truc (ayant pas mal composé sur le déja poussif "Death Magnetic" mais c'est également le seul qui n'a pas dut se retrouver dans ce projet perrave comme un flan et qui n'a pas dut composer grand chose), fade et sans inspiration. Le truc habituel c'est que les metallica vont etre encore une fois la cible des quolibets habituels, et on pourra pas dire qu'ils l'ont pas cherchés.

Poum.


ADAGIO // Archangels In Black

Adagio revient en force avec son nouvel opus sobrement nommé « Archangels In Black ». La cover est un régal de toutes beautés (c’est pour ça que, comme d’hab, j’avais jeté mon dévolu sur l’opus). Sur un fond d’Apocalypse, deux archanges se cachent les yeux pour ne pas voir la venue du nouvel arrivant, débarquant directement… d’en dessous…

Renouveau malsain ? En tout cas, si cet opus ne change pas la donne pour la formation –et ce malgré le nouveau vocaliste- il marque une nette évolution dans la musique du groupe, celui-ci poussant encore plus les mélodies en avant tout en accentuant le coté agressif de leurs morceaux.

Hop, je m’ouvre une Jenlain pour le coup !

Et oui, la part belle est donnée aux solos, aux refrains mélodieux et méga accrocheurs qui se retiennent très bien, mais le groupe ne dédaigne à aucun moment les plans qui pètent la cheutron à ton cousin Martin, avec des riffs vraiment efficace, incisifs et pour tout dire, implacables.

On remarquera qu’Adagio est passé maître dans l’art de pondre des intro qui pètent (« The Fifth Ankh », « Vamphyi ») et que le nouveau chanteur privilégie bien souvent les grandes envolées lyriques (et qui couplées aux refrains monstrueux de l’opus deviennent carrèment imparable). Tout cela me fait penser énormément –non pas à SYMPHONY X- mais à KRAGENS. En plus symphonique.

D’ailleurs, le symphonique a bon dos dans la formation tellement celle-ci utilise souvent des claviers pour appuyer ses ambiances de toutes beautés (faisant parfois penser à –du bon- CRADLE OF FILTH, pour l’ambiance, hein), n’hésitant pas à couper un bridge pour passer une partie de clavier gothique du plus bel effet ou introduisant des morceaux grâce à des plans de piano fabuleux (mention spéciale à l’intro de « Undead »). A la façon d’un DREAM THEATER ou d’un FAIRYLAND, le groupe n’hésite pas non plus à faire des échanges mélodieux entre les solos de grattes et de claviers.

Bref du tout bon, sur lequel se jetteront tous les fans du style mais qui passera complètement à coté des autres.


Fuck The Facts // Die Miserable

Ralala mais putain, mais qu'est-ce qu'ils sont bons les FUCK THE FACTS ! Avec ce très attendu « Die Miserable » qui devait succéder à l'album studio de la « consécration » en quelque sorte, le très sulfureux « Disgorge Mexico », les Canadiens frappent encore très très trèèèès fort.

Mais pour expliquer ce fait, il va falloir qu j'explique un peu au tout venant (et nottament toi, cher lecteur attentif, mais également toi, l'amateur de Metal qui débarque dans un monde inconnu et dangeureux) pourquoi les Fuck The Facts trouvent systématiquement grâce à mes yeux. Pour ce faire je m'ouvre une Gulden Draak, une de mes bières préférées qui, là aussi, sait rester agressive et inventive en même temps.

Déja, donc, parce que le FtF c'est underground de chez underground. Pas de compromis, que du poutrage de gueule, du son savament envoyé dans les dents (si,si). 

Ensuite c'est une recherche musicale constante (et pourtant, on parle bien de grindcore), où les ambiances le disputent sans cesse à l' extrême agressivité inhérente au genre. Et il faut rajouter les ambiances en question, justement, où le pessimisme et les zolis papillons bleus qui volent gaiement au ras des pâquerettes n'ont clairement pas la primeur. Non, pour le coup, on est plutôt dans la misère humaine, la haine qui rend fou dans un monde qu'on ne comprend plus mais qui va de toutes façons bientôt exploser par la faute de l'homme. 

C'est beau, on dirait du Bon Jovi, non ?

Donc, vous l'auriez compris, avec ce Die Miserable, plus qu'avec tout autre opus, les Fuck The Facts, se ré-approprient un genre dans lequel les gars (et la nana) gravitent depuis des années. Pas vraiment du Grind vu que c'est très expérimental et progressif, plus tout à fait du Death brutal vu les blasts et la rage, les Fuck the Facts racontent des choses et utilisent toutes les mélodies possibles (pour du grind) afin de les faire passer, n'hésitant pas à nous servir des passages ambiants. Et si les growls de Mel sont plus puissants que sur « Disgorge Mexico » c'est probablement parce que la belle blonde (enfin un peu rousse aussi, j'ai pas réussit à savoir clairement) est dans une éternelle lutte contre les musiciens pour se faire entendre. Le tout déborde donc d'urgence, d'énergie et de frustration.

Notons que l'ambiance de l'opus est encore plus noire qu'a l'accoutumée, comme le souligne justement Mel avec le superbe artwork de l'opus. Rarement un travail aussi simple aura put cerner aussi facilement une album.

Un album mature donc, comme un femme facile du même nom, à l'esprit grand ouvert vu les expérimentations que s'autorisent les canadiens, continuant donc de faire de Fuck The Facts ce groupe unique au son tellement différent des autres groupes de Grind.

Brutalité sans compromis autres que celui de l'expérimentation. Tiens, ils auraient put en faire un nom d'album. En attendant, ce Die Miserable est probablement -pour l'instant- la meilleure pièce du groupe est va rester longtemps dans les annales tant la pierre apportée a l'édifice de la brutalité est importante.

Enorme et en totale contradiction avec la norme.

A écouter en urgence donc. Moi j'y retourne.

Note : 18/20

DANAVA / Unonou

DANAVA est une obscure formation originaire de l’Oregon et dont l’ambition se résume a « se faire plaisir entre potes ». Peu de commercialisation autour de cet « Unonou». Peu de retour également. Et pourtant…

Tiens je m'ouvre une chimay pour le coup.


Derrière une cover trèèès originale, retranscrivant peu ou prou la vision du quotidien de 2008 qu’on devait avoir les années 60 (mais a cette époque on était loin d’imaginer un sarkozy au pouvoir) se cache probablement le Stoner le plus original qu’il m’ait été donné d’entendre ces derniers temps. Ben oui, parce que disons le cash, DANAVA pratique du stoner, mais un stoner qui, a l’image de sa cover, aurait put être composé dans les années 60.


C’est donc a grand renforts de claviers psychédéliques, de bridges hallucinés et de saxos de toutes beautés que DANAVA nous assène des compos qui, si elles sont difficiles d’accès et finalement assez techniques dans leurs exécution, n’en sont pas moins efficaces. Mais il ne faut pas avoir peur des hippies, ni de l’ambiance des opus les plus allumés des sixties.


Si les passages électro sont vraiment bien exécutés (« Where Beauty & Terror Dance », «The Emerald Snow Of Sleep »)  ,on retiendra surtout les riffs complétements géniaux clairement inspirés d’Hendrix ou Joplin qui nous entrainent dans des mélodies acides (« Unonou », « A High Or A Low ») mais le groupe est clairement capable de plus, comme de surfer sur un air purement électro avant de planer tel un trip a l’acide. La voix de Dusty Sparkles colle parfaitement a ces compos, dont le mixage est vraiment parfait, ce qui n’est jamais négligeable. Ajoutons a cela un peu d’inspi a la BLACK SABBATH et tu auras un –trop vague – aperçu des 7 titres du bijou.


Et oui, car clairement cet opus est excellent pour peu qu’on soit ouvert d’esprit. De la cover à la musique de la formation, tout se tient et se met en branle pour vous plonger en pleine révolution sexuelle (fallait que je la fasse celle-la) . 

Soit on adhère, soit on –ultra- vomit.

Dimension Zero // He Who Shall No Bleed


Sur Imm3moria, tu l'auras remarqué, nous essayons de chroniquer aussi bien de gros groupes attendus que des petites formations obscures qui ne se sont produites pour l’instant que dans le garage de ta grand-mère.


Aussi, n’était-je pas étonné de recevoir le cd d’un groupe que je ne connaissais pas. Encore une de ces petites formations qui évoluent dans la sphére neo hardcore fusion ou un truc avoisinant, me dis-je en souriant. Je me rappelais de ce cd, je m’était porté volontaire pour la chronique à la vue de la cover –comme c’est très souvent le cas. Mais c’était bien tout ce que je savais de DIMENSION ZERO.

Alors forcément, après l’intro « The only good human is a dead human » (provenant de la Planète des Singes), je suis resté super étonné lorsque le cd a exploser dans mes enceintes avec ce mélange super efficace de Death mélodique mâtiné de Thrash maitrisé à la perfection. Et je ne m’était même pas servi de bière (catastrophe ! ).

La musique de DIMENSION ZERO est donc terriblement efficace. La voix de Jocke Göthberg, tonitruante à la limite du chant hurlé typique au Black Métal emmène le combo a travers un dédale de blast, de riffs tueurs (qui rappelle bien souvent les vieux SLAYER), d’une batterie implacable. La totalité de l’album est une pure tuerie indémodable, avec des mélodies proches du Heavy (en tout cas, qui rappelle sans peine les vieux MAIDEN).

Les vieux IRON MAIDEN ? Les vieux SLAYER ? Dites-moi, ça taperait pas un peu dans le vieillot tout ça ?

Réponse longue « Oui » avec un « mais », réponse courte « Non » avec un « si ». Et comme Imm3 (rédac chef) gueule comme un veau quand les chros sont trop longues je te la joue lapin moyen.

Donc, non, l’album « He Who Shall Not Bleed » ne tape pas dans le vieillot, nottament grâce à une prod exemplaire, une brutalité à toutes épreuves et une efficacité hors-paire. Mais c’est vrai que si cette production intouchable était absente, le doute aurait put planer.

Un album grandement efficace et maitrisé de main de maître, donc, que les adeptes du style se devraient de posséder.

De retour à sur mon Internet fétiche, j’apprend que DIMENSION ZERO n’est pas un petit groupe qui joue dans la cave de ma grand-mère mais, bien au contraire, un groupe monté par des membres d’In Flames, plus précisément par Jesper Strömblad et Glenn Ljungström. Et même si Glenn ne fait à présent plus partie de Dimension Zero, le reste du line-up est tout de même impressionnant car le chanteur est lui aussi un ex-In Flames et ex batteur chez les Marduk ! De plus l’un des guitaristes a officié dans Soilwork et le bassiste de session dans Lord Belial ! Ah ben oui… C’était marqué au dos du cd… tss…

Je comprends mieux...

Notons qu’un titre bonus est dispo avec l’édition japonaise. Un morceau qui n’est ni plus ni moins que la reprise de Stayin’ Alive, des Bee Gee’s. A écouter impérativement là aussi.


Et du coup j’y retourne. Et toi ?

vendredi 25 novembre 2011

Wallpaper(s)











Comme tu vois. Une fournée plus Rodriguez qu'habituellement. Bien à toi...

jeudi 24 novembre 2011

INDUST // On Evil's Right

2 ans. Il aura fallu deux années aux gars de chez INDUST pour nous pondre le monumental “On Evil’s Right”. Ouais mais là où d’autres proposent juste une petite évolution de leur musique au mieux, INDUST frappe fort et laisse des traces. Comme par exemple, un changement conséquent de line-up Fred ayant laissé le manche de la seconde guitare a Marc et Razdul, le chanteur screamo étant remplacé par Fifi.

Déjà la cover est nettement plus travaillée. Des portaits de Serial-killers noyés dans la masse sur un fond de coupures de presse (il me semble reconnaître richard ramirez sur la cover), des lyrics tapés a la machine a écrire qui bave sur des papiers sanglants, une photos sobre du groupe en live au milieu. Ca pue le bonheur et les papillons roses a pleins nez cette histoire.


Vous l’auriez deviné, cet album va causer de serial killers, c’est ce que la mouvance Hardcore reproche a cet opus. Moi je préférerais le rapprocher de l’ambiance de « Divine Intervention » de SLAYER, mais cela ne gâche en rien l’immense plaisir que me procure l’opus (loin de là).

Hop, une bonne Fischer pour m’écouter ça.

Car si « A Quiet Place» (suivi de « A Quiet Live») était un simple apéritif de Hardcore Screamo lorgnant parfois du coté Thrash de la bête, « On Evil’s Right » est une véritable bombe de lourdeur et de violence. A limage de l’intro, oppressante, a mi-chemin du power groovy de Pantera et du Thrash de Slayer, il ne reste plus grand-chose du son originel de «  A Quiet Place ». C’est à se demander ce qu’il s’est passé entre temps. LA production saute aux yeux, la puissance du groupe est lourde et noire, oppressante a souhait.

Mais si longue que puisse être l’intro, c’est tout bonnement l’explosion quand le chant nouveau d’INDUST explose littéralement. Une voix déchirée et énervée a laquelle je ne trouve pas vraiment de référence. Le chant de Fifi explose littéralement tout et rehausse d’un coup tout l’intérêt de l’opus -alors qu’on est déjà écrasé par le poids du groupe. Le morceau donnant son titre a l’opus offre donc une musicalité très "nouvelle école", avec des changements de tempo et des impulsions sonores de tous les instruments. Mais finalement, après les hurlements saturés il apparaît qu’être que l’introduction du fabuleux « Whore». Un titre rapide, percutant et violent, un des bijoux de l’opus, suivit de très prête par « Head (Failure) », qui alterne les riffs Thrash et des refrains largement plus punk. INDUST retombe donc sur ses pattes et reste fidèle à ses racines Hardcore. Mais loin de s’en contenter, le groupe cultive l’ambiguité Hardcore / Thrash. Les titres se bousculent a nos oreilles. « No More » et son efficacité, « Silence in the Grave » et son riff énergétique… En fait tous les titres de l’album sont de purs chefs-d’œuvre combinant aisément un Thrash surpuissant mélangé avec des passages punk des parties Hardcore. Fifi est tout simplement écrasant de maîtrise et de rage (surtout de rage) et se révèle parfait en hurleur du groupe, piquant même des hurlantes encore plus furieuses par moment («Living In Hell»).

C’est bien beau, mais c’est quand même avec l’énorme « Slasher» que le groupe confirme qu’il manie a la perfection cette ambivalence Thrash / Hardcore en nous explosant les tympans une bonne fois pour toutes avant de clôturer l’opus.

Un album culte donc, que tout fan de Hardcore devrait posséder dans sa discothèque, que tout curieux un peu ouvert devrait a tout prix écouter. Moi je le passe en boucle depuis. INDUST s’est hissé très haut avec cet opus. A suivre de très prés, surtout qu'ils reviennent très fort ces temps-ci !


Note : 18/20

mercredi 23 novembre 2011

GAMA BOMB // Citizen Brain

Tu as une trentaine d’année, tu as découvert SLAYER avec « Show No Mercy », « Hell Awaits » ou encore « Reign In Blood » ? Tu es nostalgique de l’époque où les gars d’ANTHRAX hurlaient sur « A.I.R » ? Alors n’attends plus, jette-toi sur la nouvelle sortie Earache de mai, l’opus de ces sacrés gueulards chevelus à pointes que sont les GAMA BOMB. Et oui, derrière une cover du plus bel effet, dessinée en BD représentant un massacre perpétré par un alien dont les appendices n’ont rien a envier au Dr Octopus de chez Marvel, se cache ton rêve de gosse : le bon gros retour du thrash old-school qui tâche de la Bay Area. On s'ouvre une bonne Chimay pour fêter ça, yeah !


Attention néanmoins, que mes propos ne prêtent pas a confusion. Cet album est très sympa, n’en déplaise a certains. En effet, les GAMA BOMB servent sur un plateau en os un Speed Métal / Thrash puissant de toute beauté, très efficace et entraînant, mâtiné de bon gros refrains bien punks, repris avec des chœurs bien bourrins (« Hammer Slammer », « Zombie Brew », « Final Fight »). Les riffs, très efficaces ne sont là que pour mettre en avant une batterie de furieux qui ne semble ne jamais s’arrêter. Là encore, ça fait très SLAYER old-school, tu sais, ce moment dans « Reign In Blood » ou, quelque part dans la galette tu te demande comment ce mec derrière ses futs peut être encore en vie. Les solos de grattes sont aussi très parlants a ce niveau. Tu sais, les trucs qui font « wwwwwwwouiiiiiiviviviviviviwouiiiii » un peu au hasard dans les morceaux. Ultime clin d’œil (parmi tant d’autres) le « In The Night ! » Slayeresque de la fin de « Silent Scream » repris a l’identique sur « Thrashaholic ».


Attention, tout n’est pas exempt de défaut. A l’image de celle d’Araya a ses débuts, la voix du vocaliste connait ses limites, notamment sur « Evil Voices », ou sur « Return To The Technodome ». D’ailleurs, on notera pour ce dernier la voix de robot qui reprend le refrain. Non je veux bien un peu de déconnade mais là c’est juste la limite les mecs. Bref, ce dernier morceau est très dispensable au reste de l’opus qui, par contre, cartonne dans tous les sens et défouraille à toutes berzingues (j’aime bien l’expression « à toutes berzingues », moi). Mais soyons francs, a part deux ou trois morceaux, cet opus est purement jouissif pour un certain public.


Et oui, le problème c’est ce public. Je ne suis pas convaincu (mais rien ne me prouve le contraire en même temps) que les auditeurs plus jeunes apprécient vraiment cet opus a sa juste valeur. Les gens qui ont découvert le Métal avec PANTERA par exemple ou des groupes plus récents n’ont peut être pas forcément le recul pour apprécier cet ovni Thrash / Speed comme ils le devraient.


Maintenant je peux me tromper, l’avenir nous le dira. En attendant, tu sais quoi ? Même s’il n’apporte strictement rien de nouveau, moi, je m’en remets un coup.


Yeeeeeeeeeeaaaaaaah !!!!


Solstafir // köld

Dans la catégorie « j’écoute PARADISE LOST mais j’aimerais bien faire du MY DYING BRIDE » les SOLSTAFIR se posent là. Le problème c’est que même comme clones on fait mieux, et sans trop chercher.


Vous l’auriez compris, les SOLSTAFIR évoluent dans un registre Doom/Gothique se voulant proche du travail des plus grands du genre. Ouais mais le souci c’est que tout cela est très mal exécuté.


Passons sur le premier morceau d’un intérêt médiocre (pour ne pas dire complètement inintéressant) que je résumerais en ces quelques mots « 8’34 d’accords lents et répétitifs avec une batterie mollassonne du bulbe » pour s’intéresser au second morceau qui recopie le même schéma mais intègre quand même un vague chant. Vague parce que plombé par son effet d’écho qui veut rien dire. En gros cette compo ne dégage rien, sauf de l’ennui. Heureusement que j'avais une bière.


Faut dire, ça fait déjà pas loin de 20 minutes qu’on se coltine ce machin sans inspiration, et le plus gros de l’opus est encore devant nous. Reste plus qu’a espérer LE truc qui nous fera changer d’avis, la révélation cachée dans la bouse, l’étincelle de génie qu’on espère pendant ces douloureux premiers morceaux.


Malheureusement l’étincelle n’est visiblement pas au programme, pas plus que la puissance ou même la conviction. On se fait chier. On débande et cela atteint des sommets de bassesses (oui, hein) sur le morceau « World Void Of Souls » (11’51, quand même) sur lequel une sombre voix accompagnée de grincements de guitares (mais grincements quoi, genre je prends le médiator et je fais des cagades avec) nous déclame sur un ton monocorde un truc. Non je sais pas ce qu’il dit, et à vrai dire je m’en contrefous, je veux juste que le cd s’arrête, ça fait déjà plus de 40 minutes que je supporte ça et il en reste encore à avaler ! Qu’il se taise, putain !


Alors je sais pas qui est ce groupe, je ne connait ni leurs ambitions, ni leur objectifs mais surtout je veux rien en savoir. Qu’ils restent dans leur salle de répèt où ils doivent très probablement s’éclairer à la bougie en écoutant « Icon ».


Un truc à acheter dans le seul but de le foutre à la poubelle. Pourtant, il parait que c'est bon. Que c'est très bon même... Bon, il faut croire que la "magie" de solsamachin ne m'atteint pas. Tant pis pour moi...

Hop ! Trois points !

Wallpaper(s) - Des jolies filles. Des morts. Des jolies filles mortes.

Salut à toi... Bon ben... nous y revoilà, pas vrai ?















mardi 22 novembre 2011

SUICIDAL TENDENCIES // Still Cyco After All These years

Aaaaaaaah. Après avoir écouté des trucs brutaux à n’en plus pouvoir, avec des batteries glauques, des grattes qui coulent et des basses poisseuses, il est bon de revenir vers la base, l’essentiel.

Je vais donc me tourner aujourd’hui vers le très bon « Still Cyco After All These Years », des cultissimes SUICIDAL TENDENCIES.

Bon, normalement, cela devrait suffire à justifier ma note et je pourrais logiquement terminer ma chronique ainsi.

Mais bon, vu que le boss va me gronder si je fais ça, je vais développer un peu, en me dégustant une petite « Hobgobelin », tiens. Quand on sait ce qui est bon, faut pas hésiter une heure non plus, pas vrai ?

Par où commencer ? Le commencement ? Mike Muir, chanteur et front-man des SUICIDAL TENDENCIES s’était rendu compte, après des années de bons et loyaux services, que le premier album de la formation culte, « Suicidal Tendencies », n’était plus trouvable. Epuisé, quoi.

Et il se trouvait justement que les SUICIDAL TENDENCIES avaient pas mal évolués tout en restant très fidèles à leur style parfaitement inimitable. Puis il y avait eu beaucoup de mouvement dans le groupe, même si Muir avait réussi à stabiliser sa formation. Après tout, il avait toujours cherché à rassembler les meilleurs zicos possibles, et après le succés de « The Art Of Rebellion » la formation se devait de trouver un chemin décisif. De plus, le public demandait souvent dans les concerts du groupe à entendre les premières compos. Et puis un peu d’argent ne fait jamais du mal à personne, même à Miko.

Bref, tout cela combiné, incita la formation à re-enregistrer l’opus historique, le fameux « Suicidal Tendencies », qui faisait partie entière de la formation, qui était restée toujours autant « Cyco », aussi barge durant toutes ces années et ce, même si la formation originelle n’était plus d’actualité. D’ailleurs, pour marquer le coup, il n’y a que Mike Muir qui, sur la cover prend la même pose, pendu par les pieds, que sur le premier album. Comme si les autres avaient les pieds bien sur terre… Still Cyco !

Alors forcément, avec le talent et l’expérience accumulés, ce « Still Cyco After All These Years » peut largement se prévaloir d’être d’une qualité égale à son illustre ancêtre, si ce n’est même plus, vu la qualité du son du premier opus des ST.

Et c’est là que le bas blesse. De nombreux auditeurs se lamentent du fait qu’en dix ans, en n’ayant plus aucun membre de la formation originelle, ST à cruellement perdu de sa folie, de son feeling au détriment d’une qualité technique et sonore indiscutable. Comme si les autres membres avaient les pieds sur terre, justement ? 

Mais tel n’est pas mon propos.

En effet, je trouve, personnellement que si « Still Cyco After These Year » n’est clairement pas à la hauteur de son –illustre- ancêtre, ça déboite quand même sévère. Il faut être un âne pour ne pas le reconnaitre. L'évolution au détriment de l'immaturité sonore et incontrôlée.

Bref au programme : puissance, riffs qui pètent la tronche de mon cousin Martin dans son placard et mélodies et refrain méga entrainants qui éclatent les rotules de mémé Martine dans les orties fraîches du jardin. Avec le talent de composition du groupe et son extraordinaire vitalité, Mike Muir nous entraine facilement dans les méandres de titres cultes comme « I Saw Your Mummy », « Institutionalized », « Subliminal » ou encore « Fascit Pig » et « War Inside My Head ». Tiens, qu’est-ce qu’il fait là, celui-là ?

Et oui, s’il y a un reproche à faire à ce chef d’œuvre –et il est bien maigre- c’est de n’avoir pas scrupuleusement suivi la règle du jeu, c'est-à-dire ne pas avoir scrupuleusement suivi le tracklisting de l’opus originel et de ne pas avoir mit l’intégralité des titres de l’époque (il manque en fait les trois extra-tracks que sont « Possessed To Skate », « Human Guinea Pig » et surtout le très bon « Two Wrongs Don’t Make A Right ») et d’y avoir préféré « A Little Each Day » et « War Inside My Head », issus de « Join the Army » et « Don’t Give Me Your Nothing », issu des session de « Lights, Camera, Revolution ». 

Bon, moi je m’en tape, vu que « War Inside My Head » est un de mes préférés mais bon, les puristes gueulent toujours de toute façon.

Non moi je préfère m’éclater en écoutant les sarcasmes à deux balles de Mike Muir, les refrains méga entrainants de « I Saw Your Mummy », de « Suicidal Failure » ou de « Subliminal » et savourer la basse d’un Robert Trujillo qui savait toujours où fourrer sa bonne grosse basse, des éons avant d’intégrer une formation certes plus reconnue mais au combien moins sympathique.

Et putain que c’est bon.

Puis moi je m’en tape, étant fan inconditionnel des SUICIDAL, je l’ai également le premier opus, et c’est vrai qu’il est mieux, plus de feeling, plus de folie… Mais « Still Cyco After All Theses Years » reste tout bonnement un sommet du genre qui se rappelle constamment à nos douloureuses.


Et pandanslesdents.



lundi 21 novembre 2011

Dead Shape Figure // The Grand Karoshi

Poum, quand on m’annonce les nouveautés de chez Seasons of Mist je ne puis m’empêcher de remarquer ces zombis sur la cover des DEAD SHAPE FIGURE. C’est donc plein d’entrain que je me dépêche de le réserver a ma plume. Quel que soit le style de musique, ce qui est important, ce sont les zombis, n’est-ce pas ?

Ouais, bon bref, après m’être ouvert une petite Gavroche de derrière les fagots (nulle pause pour contester) je lance le skeud qui pose une ambiance très théâtrale grâce a son intro calme et savamment dosée dans ses explosions.

Mais les DEAD SHAPE FIGURE ne s’arrêtent pas en si bon chemin, et l’explosion Thrash arrive très vite sur « Blades », le premier titre qui annonce clairement la couleur des autres.

Pas d’expérimentations, pas de petits passages calmes pour les lopettes, DEAD SHAPE FIGURE tape dans le violent, le direct et efficace. Une batterie sans concession, des riffs incisifs et efficaces, une voix proche du Death, éraillée et rocailleuses au possible –ce qui change agréablement des derniers opus de Thrash que j’ai écouté où les chanteurs sont encore restés sur les opus d’EXODUS. Chez DEAD SHAPE FIGURE on est plus actuels, les morceaux font plus clairement penser aux dernières prods de SLAYER qu’a celles de leurs débuts (« Blades », « Lesser The Man », « Blithering Icons »). Les compos restent brutales , rapides et efficaces.

Le gros problème de l’opus reste évidemment son coté attendu. Les compos de DEAD SHAPE FIGURE ne transcendent vraiment pas le genre, même si le combo s’y essaye sur l’ultime morceau de la galette (le très intéressant « Perinde Ac Cadaver »). En même temps, si des gars débarquent d’entrée de jeu dans l’univers du Thrash avec pour intention d’y transgresser tous les codes, tout le monde râlera sans reconnaitre les capacités du groupe.


Pourquoi je dis ça ?

Parce qu’il parait évident que le groupe possède un très gros potentiel transgressif justement. Malgré le manque de surprise il est aisé d’entendre que le groupe possède une touche personnelle a base de mélodies grandioses, de chœur presque grégoriens, de chants gutturaux alternés au chant clair et de structures de composition nettement plus alambiquées qui ne demande qu’a prendre plus de place dans la musique de la formation (« 6 x 9 », « Perinde Ac Cadaver »). 

Nul doute qu’après ce fructueux premier album, les zombis de DEAD SHAPE FIGURE vont pouvoir s’attaquer a cette facette de leur musique.

Un premier album a écouter pour les fans du genre.


ERA NOVA // Children Of Alcyone

Le Heavy Metal, les ERA NOVA le maitrisent au mieux. Bon, bien évidemment, il y a des influences aisèment identifiable. Iron Maiden, nottament. Mais les ERA NOVA ont sut s’approprier surtout une bonne grosse identité a base de mélodies et de claviers largement appuyés, ce qui ferait plutôt penser a du heavy power un peu dans le genre de ce que peuvent faire les Rhapsody Of Fire, avec moins d’identité peut être, mais énormément de pêche.

Si les refrains des différentes compos sont assez entrainant, il ressort de ce skeud une impression compact, le tout étant fait dans le même moule, ce qui est tout a fait normal pour un premier album.
Les fan de heavy seront cependant déstabilisés par la ligne de chant du vocaliste, plus proche de celle de Cauldron ou de Spellblast que de celle de Iron Maiden ou Manowar, par exemple. Là ou chez certain le lyrisme prime, chez ERA NOVA ce sont les émotions qui passent en premier et le vocaliste Andréas Martin s’acquitte très bien de sa tache. On notera quelques passages grunt (assuré par Fetus de chez Ultra Vomit). 

Un travail remarquable au niveau du vocaliste donc.

Les mélodies, très épiques et entrainantes, sont bien calibrées et efficaces avec une batterie toujours au taquet, faisant un peu penser au travail des HAMMERFALL.

A la fin du skeud il reste une impression satisfaisante. Le groupe a bien fait son taff et nous a fait passer un très chouette moment, le tout maitrisé a la perfection. On regrettera juste un manque de réelle originalité (compensée par pleins de petites trouvailles ingénieuses il est vrai). 

Un premier album qui fait donc office d’entrée en attendant un plat réellement consistant et qui devrait mettre tout le monde d’accord. 

C’est en tout cas tout ce qu’on leur souhaite !

7 weeks // B(l)ack Days

7 WEEKS est une formation oeuvrant dans un rock teinté de bon gros Métal bien poisseux aux airs de Stoner. Si le groupe avait déjà sorti une démo en 2006, je devrais attendre 2008 pour les découvrir en concert aux cotés de MASS HYSTERIA et de ARWEN pour la tournée promo de leur EP « B(l)ack Days ». Mont-joie.

Et oui, voila que je jure comme un bon vieux retraité sur son banc devant les passantes légèrement vêtues  sur la place du marché. N’empêche ya de quoi, vu que l’E.P des 7 WEEKS décrasse fortement le milieu du rock hexagonal avec ses sonorités nettement axés du coté Stoner de la Force, donc, avec des compos aux riffs incisifs rappelant certains des plus grands groupes des débuts des 90’s (comme FAITH NO MORE, ALICE IN CHAINS ou encore QUEENS OF THE STONE AGE), bref que du bon et des compos nettement sans concession (« B(l)ack Days », « The Score », « Waiting For Resurrection »). Le truc qui le fait, c’est que le groupe n’oublie pas de te servir des mélodies très efficaces de derrières les fagots, sans pour autant perdre leur efficacité ou leur agressivité (« Hooked », « Shadows », « Down »). Non franchement, a part une petite profondeur de son qu’il manque a mon gout(mais faut dire que je réarrangerais tous les opus de Stoner du monde pour qu’ils sonnent tous comme le « Down II ») l’e.p est réellement sans défaut majeurs et d’une rare efficacité, certaines parties faisant clairement penser a du MOTORHEAD.

C’est donc un sans faute très énergique pour le coup, même si les fans de stoner agressif se tourneront vers d’autres formation, le propos de 7 WEEKS n’est pas dans la violence mais dans l’énergie (grosse nuance). Et il est évident qu’avec un tel E.P et ses huit titres plus qu’efficaces, tout cela semble bien parti.

A découvrir en attendant un opus qui pêtera vraisemblablement la tronche de ton cousin Martin.



Deicide // 'Till Do Death Us Part

Après le très bon « Stentch Of Redemption », le sieur Benton nous reviens avec sa bande d’allumés pour hurler –une fois encore - à la face du monde sa haine de la religion chrétienne.


Hop, une « Bière du Démon » pour m’écouter le skeud, on se refait pas.


Première constatation, le groupe a délaissé l’habituel graphisme d’un Jésus sur la cover. Ca a l’air con, mais le dernier DEICIDE que j’ai vu où il n’y avait pas de Christ doit être le déjà très ancien « Legion ». Enfin, il y en a eu d’autres, mais c’était la censure qui les avait enlevés.


Donc, fi de Christ, de croix ou d’autres allusions chrétiennes dans le titre, la cover de ce « ‘Till Death Do Us Part » qui s’adresse on ne sait à qui (au public de DEICIDE ou à quelqu’un d’ancré infiniment plus au groupe, et de nettement plus cornu et moins marrant ?) représente un mort (ou en tout cas quelqu’un de salement anémié) en train de s’attaquer à une jeune femme, le tout dans un style gothique que même les Cradles ils font pas mieux. Le Mal prenant le dessus sur le Bien ? Le Vice gagnant sur la Pureté, ou une simple représentation de Nicolas et Carla ? Tout cela laisse songeur…


M’enfin, intéressons nous à la zik.


Sur « Stench Of Redemption », les DEICIDE n’y allaient pas par quatre chemins. A grands coups de blasts, de hurlement et de compos très efficaces, le groupe balançait ce qu’il savait faire de mieux dans son style.


Tout le contraire de ce « ‘Till Do Us A Part », oserais-je dire si je n’étais pas si timide. Pauvre de moi…

Bon, jetons-nous dans la fosse. Soyons fous. J’ose.


Ben ouais, parce que toute l’efficacité, toute la violence maitrisée à la perfection par Benton et sa clique passe au second plan sur cet opus où l’ambiance et les mélodies sont privilégiées.

Bon, tout est relatif, hein, je cause quand même d’un album de Death Brutal. Mais bon, rien qu’a la –longue- introduction à l’opus, « The Beginning Of The End », le groupe fait table rase de « Stench Of Redemption » et mise plutôt sur les courtes envolées de blasts, appuyés par des riffs lourds et agrémentés –Mont-joie du Old-death fan - de courts et rapides solos dont la retranscription par écrit donnerait Wouiiiiiiiiiiiing zougzouiiingzouiiiiing wouiiiiiing, ou un truc avoisinant. On a l’air d’être en terrain connu, mais en fait on note un net ralentissement des compos au détriment des riffs lourds, ce qui reste le fait majeur de l’opus. Un peu comme si le groupe voulait par moment retâter un peu le terrain du old-school.


Fi de la brutalité toutes dents dehors donc, le nouveau DEICIDE se veut plus lourd que son prédécesseur tout en gardant l’efficacité de ce dernier. Le mélange est plutôt amusant, entre les brutales envolées extrêmes et les bons gros passages old-school. Notons par exemple le refrain de « ‘Till Death Do Us Part », justement, qui est bien marquant dans ce sens. Ou le « Horror In The Halls Of Stone » où le groupe ne cache plus son avis de jouer du Old-school et ralentit drastiquement le tempo.


Un mot sur le mixage, plutôt bien arrangé, avec la voix de Benton largement par-dessus le massacre, peut-être plus profonde et granuleuse qu’a l’habitude, et toujours accompagnée de celle de Porçinet qui s’est perdu dans sa chambre la nuit. D’ailleurs il fait bien plaisir à entendre celui-là car il était plus effacé sur le dernier opus en date.


Un skeud bien sympathique, donc, qui fait évoluer la musique du groupe d’une façon très intéressante mais qui rate sa cible. Ou qui tombe peut-être précisément dessus, si le skeud ne vise uniquement que les fans ultimes de Benton (genre ceux qui se grave un crucifix sur le front ?). Les autres se tourneront vers « Stench Of Redemption » qui se situe nettement un ton au-dessus de la dernière prod des américains tueurs de dieux.

samedi 19 novembre 2011

Metal Church // This Present Wasteland

Le dernier METAL CHURCH est une merde.

Voila qui est dit. Pour son grand retour, autant dire que la formation aurait mieux fait de fermer définitivement la porte ou de balancer la clé dans un puit sans fond plutôt que d’enregistrer ce très poussif « This Present Wasteland » qui porte, du coup, ‘hachement bien son nom.


Moi je veux bien, j’étais très impatient de découvrir les nouvelles compos de METAL CHURCH. La formation est quand même très connue et fait partie des grands anciens du genre. Leur reformation suivie par cet enregistrement à de quoi faire saliver l’amateur.


Ouais, mais là non. Contrairement à KREATOR ou à HOLY MOSES qui reviennent sur le devant de la scène avec des opus qui pète la cheutron à mon cousin Martin, le dernier METAL CHURCH est un album de vieilles balades hard FM pour Papi Harley.


Qu’est ce que je lui reproche à cet opus ? Ben concentrons nous déjà sur les points positifs, c’est à dire, en premier lieu, le son. Enorme, très précis et épuré au max, c’est un mix bien carré qui est offert à l’église du Metal. Le chant de Ronny Munroe est également précis, puissant et très pro (enfin, pour du Heavy à la Dickinson tout en étant une bonne grosse barre en dessous, hein, tout est relatif).


Mais sinon, on s’étonne devant la médiocrité des compos et leur longueur (elles explosent quasiment toutes la barre des 4’30), on ne bande pas un poil de cul de mouche, on pense à autre chose et pour tout dire, on se fait chier. 

Grave.


Alors, ouais, le riff de « The Company Of Sorrow », l’intro de l’opus, il pète sa gueule à ton chien, mais au bout de 5 minutes de compo sans réel changement tu te demande comment ça se fait que le morceau n’est toujours pas fini. Et il te reste encore 2 minutes de torture.


Un bon gros dommage alors, pour le retour de l’Eglise du Metal on aurait put s’attendre à bien mieux de ce cd qui du coup, fini à la poubelle.



Hop ! 3 points !


jeudi 17 novembre 2011

Haemophagia // From Sickness To Cult

Ils sont beaux comme des footballeurs espagnols, efficaces comme la gendarmerie nationale et Zorro réunis et percent aussi vite dans le Brutal que Rachida Dati dans les journaux people. D’ailleurs comme elle ils aiment les bébés, surtout pas cuits et avec des olives.


Je parle bien sur des HAEMOPHAGIA, qui, après une simple démo (« Triple Shot ») et un EP (« Head Shot ») nous pondent un « From Sickness To Cult » détonnant et déjà fort remarqué de par le petit monde pointu du Metal Européen.

Hop, une Leffe triple pour m’envoyer ça.

Dans le Death, y’a un truc qu’on entend de moins en moins ces temps-ci, c’est du lourd. Boah, bien sur, on en trouve toujours des riffs bien lourds, mais c’est bien souvent au détriment de la brutalité, qui passe toujours en avant.

Bref.

Ben pour le coup, HAEMOPHAGIA, ce serait plutôt l’inverse. Les espagnols sont certes capables d’envoyer mon cousin Martin à l’hosto avec des pouka-blasts puissants qui appuient des riffs rapides mais leur grande force réside dans cette guttu incroyable (et finement bien amenée sur le premier morceau, « Appealing Obliteration ») que je comparerais au bruit que peut faire un évier qui se vide (si, si) et qui appuie une rythmique et des riffs pesant à souhait, et qui donne à l’ensemble un air compact, juste avant que tout s’affole et explose les rotules à mémé dans les orties fraîches du matin.

On pense à DERANGED, mais surtout a DEVOURMENT et les espagnols ne se cachent pas de cette influence, même si tout est dans le paradoxal, en arrivant à mettre cote à cote des pouka-blast et des riffs lourds comme ma sœur, les HAEMOPHAGIA arrivent à proposer un opus honnête et efficace, même s’ils semblent un peu égarés à mi-chemin, très exactement sur le morceau titre qui explose à la façon… Hardcore… Ouais bon bref… Signalons aussi une reprise de SUFFOCATION (Funeral Inception) plus brutale et grasse que l’originale.

La prod par contre est très sympa (ou à gerber selon les gouts), puisque tout retranscrit une ambiance étouffante, un son brouillon peut-être pour la guitare mais la batterie s'avère beaucoup plus franche, avec une caisse claire ultra sèche qui profite clairement aux nombreux blasts.

Le tout est original et frais comme un James Bond mais tout autant efficace. Et c’est là que réside justement le propos du groupe, alors pourquoi s’en priver ?


Une formation à découvrir pour tout ceux qui ne connaitraient pas.

Hamorrhage // Hospital Carnage

Ahhh, le nouveau HAEMORRHAGE est enfin en ma possession ! Faut dire que je suis les espagnols depuis leur tout début, masi faut bien dire que depuis leur très bon « Morgue Sweet Home » de 2002, leur musique -un gore-grind absolument pas en finesse, frappant fort et dans les coins les plus rugueux possible sur une bonne grosse thématique d'hopital ne variant pas d'un iota- est devenu très personnelle. Les fans (dont je fait rigoureusement parti) n'ont pas cesser d'affluer dans les rangs des espagnols. Et c'est vrai que depuis, la qualité des compos, leur brutalité d'une douceur et d'une finesse dignes d'un blast beat pendant une scène finale de torture issue du pire film de snuff brésilien ne s'est jamais démenti. Ainsi, chemin faisant aprés le trèèèès bon « Apology For Pathology », un dvd et divers splits saignants, le combo était attendu, surtout après leur signature chez les ptits gars de chez Relapse.

Et donc, le voilà. J'en profite pour m'ouvrir une bonne Mort Subite, pour le genre on fait pas mieux.

Autant dire que j'ai gaché une bière quoi.

Non parce que c'est quand même un gros gâchis cet album. Entre les blast-beat étrangement absents, les mélodies qui s'envolent, le son bien propre sur lui et l'ennui profond qui vient poindre le bout de sa chope par moment, on peut dire que ma bière m'a bien plus intéressée que le skeud.

Pourtant, putain quoi, c'est les HAEMORRHAGE quoi, putain ! Mais non, la sauce ne prend pas et les toubibs fous ne vont perturber que le clébard du voisin (qui de toutes façons passe ses journées a aboyer.) Où est passé le génie brutalement dérangé des espagnols ? Est-ce qu'il est passé a la trappe, concession inévitable quand un groupe veut un peu évolué ? Est-ce que le son a été sacrifié sur le même autel ? Tout cela aurait été oublié durant les innombrables live et split qui ont suivi l'énorme « Apology For Pathology » ?

Ah non. On me fait savoir dans le fond de la classe que c'est le sacro-saint dollar qui pourrait bien être, là encore, derrière toute cette sombre histoire. Ben oui, quand on signe chez du lourd, il faut croire qu'on doit arrêter de faire des bons trucs pour se cantonner a faire de la merde en barre.

Faut reconnaître au skeud qu'il est entraînant. Les morceaux sont -probablement- calibrés pour du live mais alors pas du tout mis en valeur sur la galette, c'est pas possible autrement, c'est les Haemorrhage quand même... Reconnaitre aussi que l'artwork est bien chiadé contrairement à l'habitude et que le cd calera bien mon armoire. Pour le coup, le skeud porte bien son nom, tant le Carnage est insoutenable.

Ma conclusion ? Cramez ce skeud. Rabattez vous sur les géniaux « Morgue Sweet Home » ou 'Apology For Pathology ».

Autant pour ma Mort Subite pour le coup. La prochaine fois que je chercherais un skeud un peu agressif, il est probable que Lady Gaga saura mieux envoyer du bois mort que les HAEMORRHAGE.

Condoléances.

Sélection Ubuntu

Salut à toi.

En tant qu'utilisateur d'Ubuntu, je ne pouvais m'empêcher de te conseiller quelques logiciels.



En premier lieu Guayadeque. Un soft sympa qui te permet d'écouter ta collection de Mp3 et d'écouter des Webradios sur Shoutcast mais aussi d'ajouter la tienne. Le soft possède  également une fonction équalizeur ce qui est pas forcèment courant et consomme peu de ressources. Le tout est dans les dépots officiels, c'est pas beau ? : ici


Ensuite, pour la même utilité, clémentine, le logiciel multimedia. Très simple d'utilisation, il est aisé avec lui de se constituer une bibliothèque sympa.

  • Recherche et joue votre bibliothèque musicale locale
  • Écouter des webradios à partir de Last.fm et SomaFM
  • Peut charger des listes de lecture M3U et XSpF
  • Édite les tags mp3 et ogg, organise votre musique
  • Télécharge les couvertures d'album manquantes à partir de Last.fm
Utilise nativement libnotify

 Un peu gourmand en ressource par contre, mais plus efficace que Guayadeque, donc a peser le pour et le contre, c'est dans les dépots officiels, ici

Voila pour cette première petite sélection. Bien à toi.

mercredi 16 novembre 2011

Kreator // Hordes Of Chaos

« Grand-père ! Raconte-moi une histoire ! »

« Hmm, bon ok. Allons chercher ton livre de contes. »

« Non, non non ! Pas une de celles-là. Une VRAIE histoire ! »

« Une VRAIE histoire ? »

« Oui ! Parle-moi de ce qui se passait quand tu étais plus jeune ! »

« Hmm ok. Il y avait cette bande de jeunes, tous à l’école encore. Ils jouaient un peu dans le garage de leur grand-mère. Ils aimaient la musique brutale, ils avaient des idées plein la tête, des envies d’horizon et pas un poil d’organisation. Mais ils avaient la rage. Ils en voulaient encore et encore, ils pouvaient défoncer tous les murs avec leur énergie, même si à cette époque elle partait dans tous les sens.

Puis on les remarqua. On pensa qu’ils étaient suffisamment au point pour enregistrer vraiment quelque-chose. Eux ne le voulaient pas, ils préféraient s’améliorer. C’est donc presque contre leur plein grès qu’ils rentrèrent en studio, alors qu’aucun d’entre eux n’avait de permis pour s’y rendre et se faisaient amener par papa et maman. Imagines les TOKIO HOTEL avec des cartouchières à la place des t-shirts et tu comprendras un peu l’ambiance, sauf qu’ils s’appelaient les TORMENTOR.

«Les TORMENTOR ? Je ne connais pas du tout ce groupe, moi ! »

« C’est vrai, mais ils changèrent de nom par la suite. Ce qui est important, c’est que ce groupe pondit ainsi un premier album très nerveux, plein de bonnes idées mais complètement sabordé par sa réalisation et son non savoir-faire abominable. Néanmoins, cet album arrivera a se hisser comme précurseur de Thrash, grâce a sa brutalité primitive et son énergie incroyable. Mais rien ne prouvait, à sa sortie, que le groupe qui l’avait pondu aurait une telle renommée et une si brillante carrière. »

« Une si brillante carrière ? Mais dis moi, grand-père, comment s’est finalement nommé ce groupe » ?

« Comment ils s’appellent ? Ce sont les KREATOR ! »


Pas loin de 20 années plus tard, une obscure rumeur se propage. Les ténèbres gagnent jusqu’aux campagnes, le bruit s’insinue jusque dans le lit des innocents. Le grand ancien se réveille, après avoir pondu le très bon « Enemy Of God » qui clôturait des années d’expérimentations de toutes sortes. Après avoir prouvé que rien ne résiste à la tempête allemande et reconquit son trône, KREATOR est sous les meilleurs auspices pour nous servir un pur moment d’agression comme le groupe les manie si bien.


C’est avec une volonté d’être le plus directs possible, de s’enregistrer avec un son vraiment live et dans un contexte politique plus que tendu, que ce « Hordes Of Chaos » est enregistré. Et autant dire que le résultat est époustouflant, condensé à l’extrême, véritable brûlot débordant d’énergie (comme toujours avec les KREATOR, diront les plus fans), d’agression maitrisée à la perfection et de tempo tenu à bras le corps, une cadence qui ne ralentit jamais, sauf sur quelque bridges (et encore, c’est pour exploser encore plus fort, comme sur « WarCurse » ou pour préparer une déflagration énorme, comme l’introduction « Corpses Of Liberty »).


Mais revenons à nos moutons. KREATOR nous sert donc sur ce –fabuleux- album une recette toute simple. C’est du « tout dans ta gueule, tout le temps, et si t’es pas content j’en remets une couche ». Des riffs acérés à l’extrême, la ligne de chant, toujours plus « evol » de master Petrozza, toujours plus nerveuse au fil des années atteint sur ce formidable « Hordes Of Chaos » des sommets de toutes beautés, ne relâchant qu’a des très rares occasions ce chant hurlé qui lui est si caractéristique (mais qui est, ici, manié d’un bout à l’autre de l’opus). Les mélodies inhérentes au combo sont toujours présentes, ne vous affolez pas, et servies sur un plateau. Mais franchement, dans la déferlante on s’en soucie guère, tant on est occupés à en prendre plein la gueule, un peu à l’image de la batterie de Ventor, de plus en plus véloce et puissant au fil des enregistrements. Niveau écriture, les paroles retranscrivent parfaitement l’angoisse et la violence de la propagande militaire, et le chaos planétaire actuelle. Petit plus pour le superbe pré-chorus de « Radical Resistance ».


Petit bémol (le seul de l’album) l’intro de « Amok Run », calme et pas forcément super efficace. Mais franchement c’est une goutte d’eau dans la mer.


Dans la cave de mon grand-père, comme dans ma discothèque, il pourrait rester des grandes bouteilles de vin, ou de vieux enregistrements datant d’une ère révolue. Celles de haut cépage, qu’on boit en levant le front, ces moments où l’on se dit que c’est une bonne cuvée, que le producteur ne pourra jamais faire mieux et on s’emmerde en le buvant. Et il y a cette bouteille dont le vin a viré au vinaigre. Plus agressif, plus violent que jamais, le gout de cette bouteille changera ta façon de voir le metal. Et cette bouteille te brulera la langue, et tu te souviendras longtemps d’elle et de son cépage.



Incontestablement, KREATOR nous sert en ce début d’année 2009 ce qui restera surement pour longtemps l’un de ses meilleurs efforts.


mardi 15 novembre 2011

Holy Moses // Agony Of Death

Le milieu du Métal est étrange parfois. Des gens peuvent te parler des heures durant du dernier groupe de black vu dans tel ou tel festival et être complètement ignorant de la sortie du nouvel opus d’un grand et ancien groupe. Un de ces groupes qu’on peut qualifier de précurseur.


C’est le cas pour le tout nouveau HOLY MOSES, qui nous revient –enfin diront ceux qui ont écouté le fabuleux « The New Machine of Liechtenstein » enregistré en 1989 – après le très décevant « Strength Power Will Passion » de 2005. Soit pas loin de trois années de silence total.


Très franchement, je ne pensais pas revoir Sabina Classen et sa bande. Et je salivais déjà à l’annonce de l’envoi du cd, tant certains de leur anciens enregistrements m’avaient conquis (« The New Machine of Liechtenstein » bien sur, mais aussi le très bon « Disorder Of The Order »). Mais méfions-nous tout de même, les HOLY MOSES ont la fâcheuse tendance à sortir des opus très moyens plus souvent qu’a leur tour.


Et pour son grand retour, la blonde ne fait pas dans la demi-mesure. Voyez plutôt le nom des invités ! Ralph SANTOLLA (DEICIDE, OBITUARY, DEATH, ICED EARTH), SCHMIER (DESTRUCTION, HEADHUNTER), Janos MURRI (DARKSIDE, DEMOLITION), Henning BASSE (METALIUM), Ferdy DOERNBERG (Alex Rudi PELL)… Autant dire que ce “Agony Of Death”, malgré un nom ridicule, promettait du lourd ! Et il y avait de quoi, la formation fêtant ses 28 années de carrière cette année, autant taper un grand coup.


Alors, le retour des HOLY MOSES, il tabasse ou il tabasse ?


Et bien en fait, j’était assez réticent au début. Pour signifier cette ambiance mécanique, limite industrielle voulu par le groupe sur cet opus, chaque morceau est suivi par un court instrumental ambiant aux claviers, qui introduit le titre suivant. Ca aurait put être sympa mais au final, ça aurait plutôt tendance à flinguer le tout, puisque la puissance dégagée par les morceaux est brusquement interrompue.


Ben oui, parce que les morceaux eux-mêmes sont de véritables tueries Thrash comme celles auxquelles nous avait habitué la formation dans les années 90. Tout en retenue, des riffs froids et implacables qui explosent brusquement en mélodies ravageuses. Peu de concessions faites sur l’album, la formation semblent même en vouloir encore plus par moment (« Dissociative Disorder » et sa nappe de synthé à peine audible sous la batterie ultra violente), les riffs Thrash se le disputant aux passages lourds « Pseudohallucinazion » ou encore « The Retreat ».


Le petit truc qui gacha mes premières écoutes sont les deux premiers morceaux, finalement très attendus et largement en dessous du reste du l’opus. « Imagination » et « Alienation » sont peut être desservies par les fameuses intro instrumentales qui n’ont définitivement pas leur place dans cet album de pur Thrash implacable. En tout cas, elles jouent nettement en défaveur de l’opus, qui reste pourtant un très chouette album de Thrash, et en tout cas un véritable plaisir pour les fans de la formation !


A découvrir pour tous les inconscients qui ne connaissanet pas HOLY MOSES, même si les autres préféreront surement se rabattre sur les anciens opus à l’efficacité prouvée.

Wallpaper(s)

Salut. 

Encore des wallpapers, et oui. 

Une fournée particulière cette fois-ci, tu remarqueras. Beaucoup de jeux vidéos, les meilleurs jamais créés pour la Wii, Zelda mis a part (le jeu avait déja eu des wallpapers sur le blog plus avant).