Blog chaotique à la mise à jour aléatoire.


On y cause de
Métal sous toutes ses formes, d'ambiance d'apocalypse, films, séries, jeux de rôle et jours de colère...

mardi 8 mars 2011

VAN CANTO // A storm to come


Van Canto fait preuve d’une originalité a toute épreuve et encore inégalée dans le domaine du Metal. En effet, ici, point de guitare saturée, point de basse ou d’autres instruments quelconque, non. Ici ce sont cinq chanteurs (dont une femme) accompagnés par une simple batterie (maniée par Dennis Strillinger) qui nous offre sur un plateau ce monumental «  A Storm to come », véritable bijoux de… Metal A Capella !


Et oui. Si on m’avait dit un jour qu’un tel ovni me passerait entre les mains j’aurais bien rit en m’enfilant une bière. Mais aujourd’hui nous y sommes. J’ai pas l’air con pour le coup.

M’enfin je suis pas a ça prêt. Après un rapide coup d’œil a la cover sympatique du cd, je me sert une bonne Doppelbock pour écouter ce monstre.

Parce que présenter comme ça on ne dirait pas, mais oui, VAN CANTO possède une véritable puissance sonore. On pourrait la croire faible vu la composition du groupe mais cela est faux. Si l’introduction «  Stora Rövardansen » est résolument calme et mélodique, « King » lui, démarre sur les chapeaux de roues. Rapidement on se rend compte que les voix font –évidemment – un boulot énorme. Inga Scharf accompagne presque constamment la ligne de chant de Philip Dennis Schunke (qui ressemble a bien des moment a celle de Hetfield), alors que lui ne se contente pas que de chanter, mais accompagne également le reste de la formation pour former les… euh.. les riffs de l’opus..

J’ai l’air paumé ? Je le suis en fait. Rapidement, VAN CANTO remet a plat tout ce que je pensais pour acquis et le remet dans un autre ordre adhérant mieux a la musique du groupe. Indubitablement, ce groupe est une formation de Métal. De Heavy Power Metal en fait (que je prend triple soins ici de différencier avec le Groovy Metal de Pantera). En effet, la composition des morceaux, les bridges et la façon dont les mélodies sont tournées rappelle indéniablement cette branche du Metal (et rappelons que VAN CANTO tourne avec des groupes tels qu’ENSIFERUM et SKYCLAD entre autre).

Rapidement également, le groupe nous prouve qu’il n’officie pas que dans un registre léger car si le désormais connu « The Mission » (dont un clip fut tiré) est plutôt calme, « Lifetime » qui suit est nettement plus rapide et aggressif, même si le groupe est nettement plus a l’aise dans les parties plus calmes et plus lyriques (« Rain » et le monumental « She’s Alive »). Inga Scharf, là encore, se détache nettement de la formation avec sa voix haut perchée, et semble lancer le plus souvent la mélodie qui dirige le reste du morceau.

« I Stand Alone » lui, officie dans la lourdeur, mené par les voix graves, alors que « Starlight » est un morceau nettement plus rapide (peut être le plus rapide de l’opus).


La conclusion de l’album n’est ni plus ni moins que la fabuleuse reprise de « Battery » des Metallica, reprise qui a contribué a faire connaître le groupe de par le monde. Que dire sur cette reprise si ce n’est qu’il faut absolument l’écouter pour se rendre compte de l’incroyable efficacité du groupe.


Au final, VAN CANTO se révèle être LA formation innovante. Celle qu’il faut a tout prix écouter pour se rendre compte de son potentiel même si « A Storm To Come » n’est finalement pas si étonnant que ça, une fois saisi les multiples possibilités qu’offre la formation. Si cet album est tout bonnement incroyable je suis pourtant convaincu que le groupe peut fournir quelque chose de mille fois mieux. Cela parait même évident a l’écoute de cette ultime reprise de Metallica. 

A découvrir de toute urgence !

note : 18/20

samedi 5 mars 2011

NEBULEYES // Divine Revolution

Oh! Mais qu'est ce qui se passe? (Oh mais que se passe t-il ?) Les méchants attaquent ? 

Sortons nos sabres lasers, on va leur donner une bonne raclée à ces malotrus! 

Accompagnez-nous au cours de ce combat! C'est parti pour la révolution! Yahaa, sus aux méchants!


Bioman Vert, à l'attaque!


NEBULEYES est un projet de rock progressif se disant metal mais n'y est malheureusement pas. Enfin, c'est mon avis. Le ridicule est atteint, nous y sommes. 

Je suis sincèrement désolé mais devant une telle merde il n'y a aucun état d'âme à avoir.

 Pourquoi ? 

Le son est de bonne qualité, les morceaux sont plutôt bien exécutés. Eh bien oui, c'est aussi le cas pour des artistes comme Lorie ou encore Pascal Obispo. Ah oui, parce que c'est une de leurs influences aussi.

Le premier morceau, révolution, est déjà totalement indigeste à mon goût. Il dure 30 minutes. Ca n'est même pas le problème, à la limite ça peut être excellent. Le problème, c'est qu'il faut aimer se ridiculiser pour aimer entendre un type te raconter une énigme dont la solution n'est autre que le titre de la chanson: révolution. C'est mal amené, la voix, en français, est totalement ridicule. Cf "Saturne, le seigneur des anneaux" ou encore "Je t'offres la lettre N, fais en bon usage". En gros le type fait le tour du système solaire et collecte des lettres pour former le mot... Révolution. 

C'est chiant, pas intéressant, et surtout mal chanté.

A ces deux gaillards pleins d'imagination que sont Benjamin Masson et Xavier Boscher, je donne cet avis: le metal n'est pas fait pour des comiques de bas âge, et aspire à beaucoup plus de sérieux. 


C'est une honte de servir un épisode de l'odyssée d'Ulysse sur un album qui se veut authentique (en un sens il l'est). 

Ce serait une bonne chose qu'ils se servent de leur qualité musicale pour composer quelque chose de moins audacieux, en se perfectionnant sur des styles comme DREAM THEATER. 

So much for pathetic! Ridiculous!

Force Rosé en position !

NEBULEYES est de ces groupes qu’on n’oublie pas. Un groupe Barbara gourde. C’est nul, risible, dépitant mais toujours drôle. 

Entre Bernard Minet et Kyo, voici ma kro à chanter sur l’air de NEBULEYES.

Dans l'espace, et dans ton coeur
Un album venu d'ailleurs
Se transforme en navet géant
Nebuleyes! Nebuleyes !
Te voilà

Et grâce à toi, Force rosé, Force bleue
Les cinq amis le descendront mieux
Et avec toi contre le docteur naze
Ils vaincront toutes les forces anales

Nebuleyes te voilà
Les hardos contre toi
Tu feras la joie
Des kros d’Imm3moria
Nebuleyes te voilà
Les Zardos avec toi
Tu seras le roi
Toujours on s’marra
Oh oh Nebuleyes !
Tu es gland
Oh oh Nebuleyes !
Dépitant

Dans l'espace, et dans ton coeur
Tu portes en toi l’infamie
Soldat tu es nul c'est clair
Oh Nebuleyes ! Nebuleyes !
Casse-toi

Et grâce à toi, Force jaune, Force verte
Les cinq amis te tiendront toujours tête
Transformes-toi, deviens album d’avens
Oh Nebuleyes fais-nous rire très longtemps

Nebuleyes arrêtes-toi.
Le boss contre toi
Tu pourras faire quoi ?
Nebuleyes tu pâtiras
Nebuleyes barres-toi
Les gosses contre toi
Tu me feras la joie
Pour toujours tires-toi
Oh oh Nebuleyes !
Tu es gland
Oh oh Nebuleyes !
Affligeant


Force Bleue, vas-y !

Il y a des groupes qui n'ont pas l'air de se rendre compte de ce qu'ils peuvent infliger à nos oreilles. NEBULEYES en fait partie, et pour ne pas faire planer plus longtemps le suspense, ce "Divine Révolution", seconde réalisation du groupe, est raté.

Je m'explique. Les riffs de guitare ne sont pas si mauvais dans l'ensemble, chaque musicien a l'air au point et semble maitriser son instrument. Et, sans jamais tomber dans le sensationnel, les compositions tiennent relativement la route. On regrettera cependant que celles-ci soient interminables (30 min pour "Révolution Divine", 10 min pour "Elixir" et "Endorphine et Placenta") et sans grande surprise... 


Bref, on s'ennuie, et l'écoute de ce 4 titres en devient un supplice. 

Et c'est bien là le premier point négatif: 4 titres pour une durée totale de presque une heure c'est trop, et NEBULEYES semble aimer cultiver l'ennui de l'auditeur: l'ensemble est terriblement linéaire et sans aucune âme. Et ce n'est pas le fait de glisser deux titres instrumentaux ("Digitaline" et "Elixir") qui changera la donne... Mieux, cela aurait pu rattraper le désastre. En effet, le chant est sans doute le pire élément de ce "Divine Révolution". 

Les paroles sont affligeantes et tombent complètement dans le ridicule ("Seul dans cet Univers... Face à la planète de méthane bleu... Je m'évanouis"). En plus d'être doté d'un sens de la rhétorique hors normes, sachez ce chant est particulièrement mal exécuté et vous arriverez peut être à estimer l'étendue des dégâts. 

Face à la médiocrité de telles énigmes musicales, il est d'utilité publique que vos chroniqueurs préférés se dressent vaillamment...


Mesdames, Messieurs, fuyez ce "Divine Révolution" comme la peste. Cela vaudra mieux pour vous, mais aussi pour les énergumènes pleins d'entrain responsables de ce fiasco, qui ont certainement bien d'autre talents que celui de faire de la musique.

Force Jaune Flashy, à toi !

Toute cette affaire avait commencé fort normalement. Nous nous baladions dans les rues de Tokyo tout a notre aise, entre membres de la rédac lorsque un sombre individu nous supplia de chroniquer son album de Metal.

- « Pauvre fou » lui répondit Prout. « Ta musique ne me plait point, fuis ou accepte mon courroux » (oui, Prout y sait vachement bien causer des fois).

L'homme insista encore. On refusa d'écouter sa musique. Il devint menaçant ce qui ne manqua pas d'amuser Ssaul qui lui ricana au nez : « Ton utopique envie n'a d'égale dans l'absurdité que ton incapacité maladive à produire une musique correcte » (Oui, ssaul quand il veut il cause vachement bien, lui aussi). 
Syphilis ria de plus belle.

Devant l'incompréhension manifeste de l'homme sur ces paroles, Carcinos crut bon de traduire ainsi « Oui, en gros tu pue. Allez, je te raccompagne pour être sur que tu te casses ».

Quel ne fut pas notre étonnement quand l'homme se transforma en créature immonde et nous téléporta dans un terrain vague non loin d'ici (enfin, je pense). 

Immédiatement, par une transmission laser, le chef d'imm3moria nous fournit l'équipement adéquat pour faire face a l'ennemi. Force verte, force bleue, force rouge, force rosé (et un peu bourré) et force jaune flashy a l'attaque pour mieux combattre la sous-musique.

Force verte attaqua le premier, en chargeant : « Tu ne sais pas chanter, Nebuleyes ! Tu parles tout juste et là encore tu n'es pas dans le ton ! »
Force bleue enchaina, en faisant une acrobatie dantesque : « Oui ! Et on se fait chier en plus; c'est trop long, c'est trop chiant et trop attendu ! »
Force rouge renchérit : « Oui » (il fit un mouvement compliqué de kata en sautant) « Ca pue !»
« Burp » rota Force Rosé (oui, l'intellect de Prout baisse considérablement lors de sa transformation en Bioman)
« Ta musique s'apparente a du Rock, tout juste potable. Mais, par Dieu, quelles sont ces obscures paroles qu'on croirait tout droit sorties des couches putrides de l'Enfer ? » dis-je (oui, bon, ok j'en rajoute un peu...)

Le monstre a l'oeil unique repliqua d'une voix de fausset :  « Ze fais du métoool »

Tous en choeur nous répondîmes, en une ultime attaque :
« Non. Tu fais de la merde ! »

Mais quand même, nous on aura bien rigolés. Et toi, t'insisteras plus.

Et pansdanslesdents !


(La chronique fut écrite à plusieurs mains, bien représentative de l'ambiance qui régnait dans la rédac'. La dernière partie (bioman jaune flashy) est de ma main)

vendredi 4 mars 2011

ENSIFERUM // Victory Songs

Pour chroniquer du Ensiferum, j’ai mes petites habitudes. Une bonne bière rousse (une Hobgobelin) par exemple.

Difficile néanmoins de retranscrire le voyage que nous procure les finlandais a chacun de leurs opus. Le dernier, Victory songs, n’étant pas en reste. 

Vous avez l’impression que je me répète ? C’est mon impression également a l’écoute de l’opus. Approfondissons cela.

Le dernier Ensiferum promettaient du trèèès bon. 

Après le demi-échec envers les fans du Maxi « DragonHead », le groupe a jugé bon (peut être par superstition ?) de nous rejouer le coup du single accompagné d’une reprise, comme ils l’avaient fait pour Iron. Celui-ci était en effet précédé du single « Tales Of Revenge » sur lequel on trouvait la reprise du célèbre « Battery » de Metallica. C’est donc peu de temps après le phénoménal « One More Magic Potion » et la reprise de « Lady in black » du groupe Uriah Heep que « Victory Songs » repasse sur nos oreilles, histoire de s’assurer qu’on voit bien les marques.

On ne change pas une stratégie de combat qui gagne. Cela pourrait être l’adage de ce nouvel opus des finlandais. Après une intro, certes pluvieuse ( « Ad Victoriam » ), le groupe attaque dans un morceau qui n’est pas sans rappeler… « Iron ». « Blood is the Price of Glory » porte un nom qui casse tout, convenons en. Heureusement les riffs ne sont pas en reste et agressent dès les premières mesures, accompagnés par ces hymnes qui collent au groupe. Un morceau déjà incontournable.

« Deathbringer From The Sky », lui, a eut les honneurs d’apparaître sur le MySpace du groupe quelques semaines avant la sortie de l’album dans les bacs. Un morceau plus calme que le précédent, mieux construit également. Et, oh joie incomparable, les chœurs de bourrins, brièvement aperçus sur « DragonHead » sont de retour. C’est bière à la main que nous entonnons un « OooOOohhhOOoohhhhOOOOOOhhhh » digne du pire bovin de campagne. Qu’importe, pendant une demi seconde éternelle on a sa place sur le drakkar d’Ensiferum.

« Athi » est un morceau qui oscille entre le speed et le calme, donnant la part belle aux chœurs de bourrins susmentionnés et aux mélodies tonitruantes. C’est un bon morceau mais j’avoue qu’il est largement occulté par sa suite. 

Son INCOMPARABLE suite : « One More Magic Potion », LE titre culte d’Ensiferum, dépassant même selon certains l’excellentissime « Laï Laï Heï » de Iron. Que du bon, que du 100% Ensiferum ce futur morceau culte. Comment ? Vous ne connaissez pas encore « One More Magic Potion » ? Jetez vous chez votre disquaire, ou n’importe ou. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Impossible de raconter avec des simples mots de mortel la qualité de ce titre. Des chœurs, une mélodie « typiquement Ensiferienne », des passages purement jouissifs. S’il ne devait rester qu’une seule chanson d’Ensiferum ce serait celle là.

Bon ok je me calme.

« Wanderer » d'ailleurs est nettement plus calme. Difficile de rivaliser avec la qualité du titre précédent. Néanmoins le refrain reste, la encore, longtemps en tête. Ca devient une habitude.

« Raised by The Sword » commence très calmement là encore, mais explose brutalement dans un déluge de grosse caisse qui n’est pas sans rappeler…. « Into the Battle » de « Iron ». Le refrain, chanté avec une voix claire et quelques chœurs en arrière rattrape cet état de fait, ainsi que son second acte.

Hop, roulement de caissons, et le groupe attaque un « A New Dawn » qui rappelle là encore certains morceaux de « Iron ». Oui mais ça cartonne on vous dit, n’est ce pas ce qui est important ? D’autant plus que le groupe prend un réel risque avec le morceau qui donne son titre a l’album. 

Une longue introduction calme, a base de flute et de guitares claires et calme. Pour la première fois, les gars –et la fille- d’Ensiferum posent dans un morceau entier une ambiance pour introduire les paroles. Oui, dans les autres albums, la formation nous augurait le meilleurs grâce a de fabuleux instrumentaux qui n’apparaissent pas ici. Bref, passé cet effet de surprise, « Victory Song » augure un Ensiferum classique et efficace.

Quoi, ma platine rend mon cd ? Il n’y a que neuf morceaux sur le nouvel Ensiferum ? Mon voyage s’arrêterait t’il donc ainsi ?
En effet, fi des « DragonHead », des « Kalevala Melody » ou des « Into Hiding », le groupe veut peut être assurer a ses fans de la nouveauté et uniquement de la nouveauté avec cette playlist. Mais peut être aurait il été intelligent de mettre certains de ces morceaux sur le nouvel album. Bref.

Que dire du nouvel Ensiferum donc ? Si je relis ma chronique de Dragonhead, je me dit que tout cela est de bon aloi. Les Finlandais nous resservent un plat qu’ils connaissent sur le bout des doigts, cela prend a merveille et marche parfaitement. N’est ce pas ce qu’on attend de nos groupes favoris ? 

Victory song laisse une petite faim entêtante néanmoins, chose que ne faisaient pas ses prédécesseurs. Petit moins donc pour cet opus, mais cela ne gâche en rien sa qualité. Encore un très bon effort d'une de mes formations fétiches !

A la vôtre, et qu'Odin puisse guider ma lame comme ma chope !


lundi 10 janvier 2011

ENSIFERUM // Dragonheads EP

Pour cet EP, Ensiferum nous propose un programme des plus simple : retrouver les racines du groupe. 

Après un succès commercial s’offre deux choix a un groupe. Celui d’évoluer, de changer de musique et d’étonner les fans, ou celui de rester fidèle a ses choix, a sa musique et de persister dans son développement. On l’aura compris, les finlandais sont partisans de cette seconde option, même si les fans d’Iron vont être mis à mal par moments. Illustration de ce choix ? Le drakkar viking de la jaquette est coincé et hésite entre le jour ou la nuit.

Hop, une Hobgobelin pour m'enfiler ça !

Dès lors, comme pour Iron ou « Ensiferum » (premier album du groupe) ce sont des mélodies pleines de fureur, de combat et de fantaisie que nous retrouvons ici. Encore une fois, le son est proche de la perfection. Le premier morceau qui donne son nom a la galette commence avec un riff des plus entraînants. Et nous voila repartis. Sur le drakkar du Métal, Ensiferum nous mène encore contre vents et marées dans ce qui reste « leur » musique : un folk métal accompagné de chants black ou cristallins, de chœur masculin braillards et de bridges mélodiques, a grands renforts de synthé. Un folk Métal que le groupe s’est approprié en le nommant « Heroic Folk Metal ». Et sur Dragonheads encore une fois, ce nom n’est pas volé.

« Dragonheads », le morceau d’introduction donc, nous donne la couleur. Elle n’a pas changée et c’est un vrai plaisir de retrouver les nouvelles compos du groupe. Plaisir cependant de courte durée car en guise de second morceau, c’est le re-enregistrement –avec la nouvelle formation, certes – de « Warrior Quest », morceau d’anthologie apparaissant sur la deuxième démo du groupe (datant de 1999) – et re-édité dans le maxi sorti en 2005 regroupant les trois premières démo du groupe et nommé « 1997 – 1999 ». Néanmoins, ce morceau possède des qualités indéniables. Le refrain, chanté par la voix claire de Petri Lindroos est toujours autant entraînant. La légère re-orchestration tombe a point nommé. On aurait préféré tout de même un nouveau titre plutôt qu’un ancien, malgré tout de très bonne qualité.

L’interlude musical jouée à la flûte qui suit se nomme « Kalevala Melody ». Pleine d’envolées, on déplorera cependant sa courte durée.

Surtout que le morceau qui suit est, là encore, un réenregistrement qui date de 1999 nommé « White Storm ». Costaud, rapide, exécuté avec brio en restant agressif, « White Storm » a énormément gagné avec ce lifting musical. Il n’en reste pas moins un ancien morceau du groupe.

La nouveauté arrive avec « Into Hiding » et ses riffs orientaux. Un compromis qui déplaira peut être aux fans les plus intégristes du groupe. Pourtant Ensiferum relève le challenge du changement d’inspiration de riff avec brio et avec une composition de qualité. On déplorera néanmoins la mauvaise prestation vocale de Petri. Un morceau plutôt lent et sans vraiment d’invention –au sus de la discographie du groupe- mais n’osons dire mauvais car exécuté de main de maître. Espérons juste que l’album à venir ne sera pas entièrement dans cette verve.

Le « Finnish Medley » qui clôture cet Ep bousculera moins les fans du groupe qui évolueront ici en terres connues. Chœurs vikings, chants clairs, rythmiques mélodiques, Ensiferum conclut l’Ep d’une bien belle façon.

Au final, Dragonheads reste l’Ep de tous les enjeux. Les finlandais vont-ils nous servir quelques nouveaux titres, tout en puisant dans la –formidable– réserve qu’offre la discographie des trois première démo (et gruger ainsi une grande partie du public ayant acheté « 1997-1999 »), nous pondre des titres novateurs en bousculant leur fans, assurer leur survie en faisant exactement ce qu’attendent les fans ou un mix de tout cela ?

Le prochain album d’Ensiferum devrait être disponible a la rentrée 2006…

vendredi 19 novembre 2010

BURN DOWN ROME // Devotion


Originaires d’Angleterre, la formation BURN DOWN ROME laisse filtrer peu d’info autour d’elle. Tout au plus sait-ton que en 2007 elle pondait un EP nommé « Faith In Liars Faith In Thieves », passé relativement inaperçu du coté hexagonal.

Je les découvre donc via ce joliment nommé « Devotion ». Et pour une fois, je suis vert de ne pas avoir les paroles de l’opus avec moi.

Hop, je m’ouvre une « Eau Bénite » pour m’écouter ça.

Mais venons-en au fait. Derrière sa cover elle-même très travaillée (ça à l’air de rien comme ça, mais ce petit garçon qui regarde le sol avec son tatouage sur les doigts laisse énormément pensif) se cache un album empreint d’une forte sensibilité couplée à beaucoup de spiritualité (je ne parle pas de celle qui fait rire) où la formation anglaise exécute une musique fortement teintée de punk, de post-core mélangé a du son rapprochant le tout du Sludge. « Devotion » c’est tout cela et à la fois c’est au-dela.

Avec une ligne de chant frôlant le screamo et les guitares à la disto baveuse, BURN DOWN ROME nous sert donc une musique à la fois abrupte (« Debauchery », « XO », « Apathy », « 11.11 »), mélodique et porteuse de sentiments (« Temperance », « Devotion ») mais toujours empreinte d’une spiritualité inhérente à l’opus et qui –paradoxalement- en fait tout l’intérêt. D’où mon ennui face au manque de lyrics non livrés avec l’opus.

Sortis de ce contexte qui m’interpelle et dont j’ai nettement l’impression de passer à coté, les neuf compos de l’album aux titres simples et intrigants se suivent et ne se ressemblent pas. En me renseignant pour cerner le groupe, j’ai lu divers articles les rapprochant des DEFTONES, de AT THE DRIVE IN ou encore d’INCUBUS. Une sacrée palette donc, à laquelle je rajouterais les CULT OF LUNA pour le son et la facilité avec laquelle le groupe transmet les émotions.

En effet, via des mélodies très bien pensées et servies avec beaucoup de justesse, la formation nous livre, presque avec timidité, une foule de sentiments et d’émotions qui font de cet album une expérience unique, en tout cas très enrichissante, qui en font un album à découvrir impérativement et qui promet à BURN DOWN ROME une remarquable carrière.


Un groupe à surveiller de très près !


NASHVILLE PUSSY // From Hell To Texas


Si je dis : « Tarantino et Clooney face à une horde de vampires » vous me répondez ?? Une nuit en enfer ?

Et bien, pas tout à fait, les fans parlerons de « From Dusk ‘Till Dawn », vu que la distrib française –qui n’est pas à ça près- a fait connaitre le film sous plusieurs appellations différentes dont celle qui vous vient directement à l’esprit. Et si je continuais mon instigation de vos connaissances cinématographiques, je vous demanderais de me citer entre les deux scénaristes lequel est le plus impliqué dans le film et pourquoi. Ce à quoi vous me répondrez « Rodriguez, qui, en plus d’avoir co-écrit le scénario avec Tarantino a réalisé le film et participé à sa BO. Et c’est là que ca nous intéresse plus précisément.

Eeeeet oui, car la musique produite par les NASHVILLE PUSSY n’aurait rien à envier à celle de TITO AND TARANTULA, qui ont donc fait la musique de From Dusk ‘till Dawn et qui ont comptés dans leurs rangs (et encore quelques fois, ponctuellement) le réalisateur Robert Rodriguez. La boucle est bouclée, la bière avalée d’un trait (on est au Texas quand même).

Si je vous parle –longuement certes- de ce petit chef d’œuvre qu’est « From Dusk ‘Till Dawn » c’est que je pense réellement que son visionnage est un plus pour apprécier la musique des NASHVILLE PUSSY, tant le désert, les flingues et la bière y sont importants (et le sexe aussi d’ailleurs, ce qui manque nettement au film déjà parfait de Tarantino / Rodriguez) et la musique ressemblante a ce point à la Bo du film.

La jaquette, la cover, l’artwork ou ce que vous voulez est bien sympa en soi, le groupe y étant dessiné comme dans un western, avec des flingues et tout, dans une ambiance qui fait énormément penser au jeu de rôle « Deadlands ». Ouais, bon je m’égare. Non mais dites-le, quoi…

Tiens, pour faire plus « texan » je vais jurer comme un cow-boy. Non mais. Putain.

On remarquera néanmoins le putain de point négatif. En effet le groupe –à l’instar de ces putains de MANOWAR, LORDI ou encore GWAR- porte systématiquement ses putains de tenues scéniques. Dommage de ne pas avoir de putains de photos à la place de ce dessin. Je dis ça, c’est parce qu’elle est putain de bien bonne la sexy Ruyters SUYS en vrai, putain.

Oui, bon, on parle d’un putain de groupe connu quand même, vu que ce « From Hell To Texas » est le cinquième album du groupe. Tiens le titre me rappelle un putain de titre de film. Passons. Nos concurrents vous bassineront sur l’importance de la prod de Daniel Rey et comme quoi l’opus sonne moins crade.

C’est pas faux mais ce qui nous plait, à nous, c’est que ça pète d’entrée de jeu. Maitrisant parfaitement leur putain de musique à clichés les NASHVILLE PUSSY envoient rapidement des putains de mélodies qui sont à la fois super entrainantes et qui défoncent les portes à battants. Chose étonnante, du moins pour un putain de groupe qui reste à ce point dans son chemin balisé, c’est la diversité –relative- de leur musique. En effet, sur ce « From Hell To Texas », la putain de chatte de Nashville n’hésites pas à s’ouvrir grand vers d’autres horizons, comme le blues / jazzy sur –l’énorme- « Lazy Jesus » (avec moooosieur Lemmy a l’harmonica, s’il vous plait) alors que le putain de titre d’introduction par exemple, « Speed Machine », lorgne bien plus du coté du rock rentre-dedans, ou alors le très bon « Whywhywhy » qui lui reste du coté rock’n roll de la Force, avec ses chœurs féminins parfaitement maitrisés. Mais le mieux, c’est évidemment quand toutes ces putains d’influences sont parfaitement digérées et rassemblées dans un même putain de morceau, comme « Stone Cold Down », « Dead Man Can’t Get Drunk » et bien d’autres. Putain !

Bon j’arrête, mais je crois qu’il est bien difficile de retranscrire sur papier l’ambiance texane / cow-boys / bière et sexe qui se dégage de ce putain d’opus qui se prend pas la tête et dont la seule prétention et de vous aider à descendre votre pack de bière avant d’aller baiser un coup. Mission réussie en tout cas !

HYSTHERESY // Insane Dreams



Difficile de dire ce qui conduisit Jenna Jameson sur le chemin du porno. Elle-même évoque très –trop- facilement les viols dont elle fut victime sans trop y croire, s’y penchant plus facilement pour la cause probable de son inclinaison au saphisme. Ce qui est sûr c’est que l’adolescente toxicomane friande de whisky «Jameson » est devenue un rapace aux dents longues et une féroce femme d’affaire, présente sur tous les fronts (elle possède même sa propre émission de real Tv). Après, on l’apprécie ou on la déteste mais le fait est qu’elle a su gérer sa carrière le mieux du monde.

Qui a dit « à l’Américaine » ?

Loin de ces considérations pseudo-philosophiques (voire idéologiques pour peu qu’on lise de près la biographie de la jeune femme, mais ne commençons pas à foutre la merde), Hystheresy, combo de Death Mélodique issu de l’Aube, nous offre un album pas piqué des vers, puissant et suffisamment mélodique dont un titre –et pas le moindre- est dédiée à l’actrice porno.

Revenons donc à nos moutons à pointes en s’ouvrant une bonne Bud de la réserve.

D’entrée de jeu, le Death Mélodique de HYSTHERESY (j’adore le nom, perso) s’avère très efficace avec ses riffs incisifs et ses mélodies très entrainantes (« Rise Of Pain », « Fetish », « Insane Dreams »). Si la guttu est peu présente, c’est pour faire la part belle à des lignes de chants plus construites, même si le chant manque parfois de puissance (ou de mixage).

Les ambiances, aidées de samples bien sympa et présents uniquement à cet effet (« Jenna Jameson Forever », bien évidemment, mais ils sont présents et du même acabit sur « Fucked By The Demon » et bien plus trippant sur « Insane Dreams ») sont multiples, l’univers du groupe oscillant sans cesse entre le bon gros délire de métalleux (« Fucked By The Demon ») et le trip plus sombre (« The Past, My Last », « Rise Of Pain », « Insane Dreams ») en faisant toujours de la mélodie son objectif numéro un ce qui, vous en conviendrez, reste un terme appréciable quand on parle de musique.

Les riffs, implacables et incisifs restent très efficaces mais le groupe excelle vraiment dans les envolées mélodiques, n’hésitant pas balancer un thème très entrainant et à le reprendre au milieu du morceau, délaissant la brutalité et les blasts au détriment de ces mélodies de qualité.

Le gros défaut de l’opus reste sa durée (seulement huits titres) qui en fait plus un maxi qu’un véritable album, m’enfin le groupe à au moins l’honnêteté d’en faire huit véritables titres (et pas six titres plus une intro, plus un outro, comme on le voit de temps à autre).

HYSTHERESY nous dévoile grâce à cet « Insane Dreams » de très bons cotés, qu’on aimerait bien connaitre davantage et un premier très chouette opus, à découvrir dans tous les cas.

7 WEEKS // All Channels Off

« A découvrir en attendant un opus qui pêtera vraisemblablement la tronche de ton cousin Martin. », c’est ainsi que je concluais la chronique de l’excellent E.P « B(l)ack Days » qui m’avait fait découvrir les très méritants 7 WEEKS.

Alors évidemment, quand l’opus tant attendu a atterri dans ma boites aux lettres, c’est sans attendre qu’avec ma bière fraîche je me suis assis devant mes enceintes pour me faire pêter la tronche a coups de riffs bien lourd et de refrains bien crasseux. Et pour ne pas tourner autour du pot, cet opus est non seulement exactement ce que le paysage musical français attendait depuis des années mais également un condensé sans concession de bon gros stoner qui tâche et qui –en plus- à le mérite de porter l’identité de 7 WEEKS bien en vue. En gros, avant il y avait tout un tas de groupes français qui pratiquait du stoner (pas tant que ça, me fait t’on savoir), maintenant les 7 WEEKS se détachent nettement du lot.

Et en parlant d’identité du groupe, autant dire que la formation tape fort –dans tes dents- puisque ce n’est qu’au troisième morceau que les 7 WEEKS se décident à ralentir la cadence pour se construire une identité lourde et profonde avec le morceau « Submarine ». C'est-à-dire, pour être plus clair, que les deux premiers morceaux sont des hymnes stoner qui interviennent pile poil là où il faut pour scotcher l’auditeur et, à l’image d’un fer qu’il faut battre tant qu’il est chaud, le faire entrer rapidement dans l’univers de la formation.

C’est marrant, mais je crois que, bien plus que l’excellente qualité des morceaux qui sont tous sans exceptions des très grands hymnes de stoner, avec des refrains super accrocheurs et des riffs bien crades, le choix de l’ordre des morceaux est super important dans ce « All Channels Off » de toutes beauté. En gros, chaque fois que le groupe se pose pour faire entendre une ambiance bien lourde et poisseuse, il se fait également un devoir d’envoyer du bois dans les morceaux suivants.

Et, si on a bien suivi, comme ce sont des morceaux super efficaces grâce a la recette 7 WEEKS, c'est-à-dire des riffs poisseux, une batterie lourde et des refrains très entrainants (et facile à mémoriser), l’impact de l’album est ; de fait, énoooorme. On ne peut que s’incliner devant tant de maitrise et de qualité.
La prod est encore plus puissante que sur B(l)ack days. La batterie frappe dur, les grattes sont très profondes (encore plus que sur l’E.P, ce qui est exactement ce qu’il me fallait pour que j’accroche a max) et les vocaux de Julien Bernard sont exactement ce qu’il fallait a l’opus pour gagner ses dernières distinctions de rock n’ roll craspec.

Après s’être distingués avec l’énooorme opus B(l)ack Days, les 7 WEEKS reviennent en prophètes dans leur propre pays. Comme un messie, ils apportent avec eux des faits emplis de mauvais whisky, de taches d’huile et de glaviots. Et c’est très naturellement qu’ils s’installent au sommet du genre en France, personne n’osera après ce monumental All Channels Off leur contester la place.

Note 18/20