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vendredi 19 novembre 2010

BURN DOWN ROME // Devotion

Originaires d’Angleterre, la formation BURN DOWN ROME laisse filtrer peu d’info autour d’elle. Tout au plus sait-ton que en 2007 elle pondait un EP nommé « Faith In Liars Faith In Thieves », passé relativement inaperçu du coté hexagonal.

Je les découvre donc via ce joliment nommé « Devotion ». Et pour une fois, je suis vert de ne pas avoir les paroles de l’opus avec moi.

Hop, je m’ouvre une « Eau Bénite » pour m’écouter ça.

Mais venons-en au fait. Derrière sa cover elle-même très travaillée (ça à l’air de rien comme ça, mais ce petit garçon qui regarde le sol avec son tatouage sur les doigts laisse énormément pensif) se cache un album empreint d’une forte sensibilité couplée à beaucoup de spiritualité (je ne parle pas de celle qui fait rire) où la formation anglaise exécute une musique fortement teintée de punk, de post-core mélangé a du son rapprochant le tout du Sludge. « Devotion » c’est tout cela et à la fois c’est au-dela.

Avec une ligne de chant frôlant le screamo et les guitares à la disto baveuse, BURN DOWN ROME nous sert donc une musique à la fois abrupte (« Debauchery », « XO », « Apathy », « 11.11 »), mélodique et porteuse de sentiments (« Temperance », « Devotion ») mais toujours empreinte d’une spiritualité inhérente à l’opus et qui –paradoxalement- en fait tout l’intérêt. D’où mon ennui face au manque de lyrics non livrés avec l’opus.

Sortis de ce contexte qui m’interpelle et dont j’ai nettement l’impression de passer à coté, les neuf compos de l’album aux titres simples et intrigants se suivent et ne se ressemblent pas. En me renseignant pour cerner le groupe, j’ai lu divers articles les rapprochant des DEFTONES, de AT THE DRIVE IN ou encore d’INCUBUS. Une sacrée palette donc, à laquelle je rajouterais les CULT OF LUNA pour le son et la facilité avec laquelle le groupe transmet les émotions.

En effet, via des mélodies très bien pensées et servies avec beaucoup de justesse, la formation nous livre, presque avec timidité, une foule de sentiments et d’émotions qui font de cet album une expérience unique, en tout cas très enrichissante, qui en font un album à découvrir impérativement et qui promet à BURN DOWN ROME une remarquable carrière.


Un groupe à surveiller de très près !


NASHVILLE PUSSY // From Hell To Texas


Si je dis : « Tarantino et Clooney face à une horde de vampires » vous me répondez ?? Une nuit en enfer ?

Et bien, pas tout à fait, les fans parlerons de « From Dusk ‘Till Dawn », vu que la distrib française –qui n’est pas à ça près- a fait connaitre le film sous plusieurs appellations différentes dont celle qui vous vient directement à l’esprit. Et si je continuais mon instigation de vos connaissances cinématographiques, je vous demanderais de me citer entre les deux scénaristes lequel est le plus impliqué dans le film et pourquoi. Ce à quoi vous me répondrez « Rodriguez, qui, en plus d’avoir co-écrit le scénario avec Tarantino a réalisé le film et participé à sa BO. Et c’est là que ca nous intéresse plus précisément.

Eeeeet oui, car la musique produite par les NASHVILLE PUSSY n’aurait rien à envier à celle de TITO AND TARANTULA, qui ont donc fait la musique de From Dusk ‘till Dawn et qui ont comptés dans leurs rangs (et encore quelques fois, ponctuellement) le réalisateur Robert Rodriguez. La boucle est bouclée, la bière avalée d’un trait (on est au Texas quand même).

Si je vous parle –longuement certes- de ce petit chef d’œuvre qu’est « From Dusk ‘Till Dawn » c’est que je pense réellement que son visionnage est un plus pour apprécier la musique des NASHVILLE PUSSY, tant le désert, les flingues et la bière y sont importants (et le sexe aussi d’ailleurs, ce qui manque nettement au film déjà parfait de Tarantino / Rodriguez) et la musique ressemblante a ce point à la Bo du film.

La jaquette, la cover, l’artwork ou ce que vous voulez est bien sympa en soi, le groupe y étant dessiné comme dans un western, avec des flingues et tout, dans une ambiance qui fait énormément penser au jeu de rôle « Deadlands ». Ouais, bon je m’égare. Non mais dites-le, quoi…

Tiens, pour faire plus « texan » je vais jurer comme un cow-boy. Non mais. Putain.

On remarquera néanmoins le putain de point négatif. En effet le groupe –à l’instar de ces putains de MANOWAR, LORDI ou encore GWAR- porte systématiquement ses putains de tenues scéniques. Dommage de ne pas avoir de putains de photos à la place de ce dessin. Je dis ça, c’est parce qu’elle est putain de bien bonne la sexy Ruyters SUYS en vrai, putain.

Oui, bon, on parle d’un putain de groupe connu quand même, vu que ce « From Hell To Texas » est le cinquième album du groupe. Tiens le titre me rappelle un putain de titre de film. Passons. Nos concurrents vous bassineront sur l’importance de la prod de Daniel Rey et comme quoi l’opus sonne moins crade.

C’est pas faux mais ce qui nous plait, à nous, c’est que ça pète d’entrée de jeu. Maitrisant parfaitement leur putain de musique à clichés les NASHVILLE PUSSY envoient rapidement des putains de mélodies qui sont à la fois super entrainantes et qui défoncent les portes à battants. Chose étonnante, du moins pour un putain de groupe qui reste à ce point dans son chemin balisé, c’est la diversité –relative- de leur musique. En effet, sur ce « From Hell To Texas », la putain de chatte de Nashville n’hésites pas à s’ouvrir grand vers d’autres horizons, comme le blues / jazzy sur –l’énorme- « Lazy Jesus » (avec moooosieur Lemmy a l’harmonica, s’il vous plait) alors que le putain de titre d’introduction par exemple, « Speed Machine », lorgne bien plus du coté du rock rentre-dedans, ou alors le très bon « Whywhywhy » qui lui reste du coté rock’n roll de la Force, avec ses chœurs féminins parfaitement maitrisés. Mais le mieux, c’est évidemment quand toutes ces putains d’influences sont parfaitement digérées et rassemblées dans un même putain de morceau, comme « Stone Cold Down », « Dead Man Can’t Get Drunk » et bien d’autres. Putain !

Bon j’arrête, mais je crois qu’il est bien difficile de retranscrire sur papier l’ambiance texane / cow-boys / bière et sexe qui se dégage de ce putain d’opus qui se prend pas la tête et dont la seule prétention et de vous aider à descendre votre pack de bière avant d’aller baiser un coup. Mission réussie en tout cas !

HYSTHERESY // Insane Dreams


Difficile de dire ce qui conduisit Jenna Jameson sur le chemin du porno. Elle-même évoque très –trop- facilement les viols dont elle fut victime sans trop y croire, s’y penchant plus facilement pour la cause probable de son inclinaison au saphisme. Ce qui est sûr c’est que l’adolescente toxicomane friande de whisky «Jameson » est devenue un rapace aux dents longues et une féroce femme d’affaire, présente sur tous les fronts (elle possède même sa propre émission de real Tv). Après, on l’apprécie ou on la déteste mais le fait est qu’elle a su gérer sa carrière le mieux du monde.

Qui a dit « à l’Américaine » ?

Loin de ces considérations pseudo-philosophiques (voire idéologiques pour peu qu’on lise de près la biographie de la jeune femme, mais ne commençons pas à foutre la merde), Hystheresy, combo de Death Mélodique issu de l’Aube, nous offre un album pas piqué des vers, puissant et suffisamment mélodique dont un titre –et pas le moindre- est dédiée à l’actrice porno.

Revenons donc à nos moutons à pointes en s’ouvrant une bonne Bud de la réserve.

D’entrée de jeu, le Death Mélodique de HYSTHERESY (j’adore le nom, perso) s’avère très efficace avec ses riffs incisifs et ses mélodies très entrainantes (« Rise Of Pain », « Fetish », « Insane Dreams »). Si la guttu est peu présente, c’est pour faire la part belle à des lignes de chants plus construites, même si le chant manque parfois de puissance (ou de mixage).

Les ambiances, aidées de samples bien sympa et présents uniquement à cet effet (« Jenna Jameson Forever », bien évidemment, mais ils sont présents et du même acabit sur « Fucked By The Demon » et bien plus trippant sur « Insane Dreams ») sont multiples, l’univers du groupe oscillant sans cesse entre le bon gros délire de métalleux (« Fucked By The Demon ») et le trip plus sombre (« The Past, My Last », « Rise Of Pain », « Insane Dreams ») en faisant toujours de la mélodie son objectif numéro un ce qui, vous en conviendrez, reste un terme appréciable quand on parle de musique.

Les riffs, implacables et incisifs restent très efficaces mais le groupe excelle vraiment dans les envolées mélodiques, n’hésitant pas balancer un thème très entrainant et à le reprendre au milieu du morceau, délaissant la brutalité et les blasts au détriment de ces mélodies de qualité.

Le gros défaut de l’opus reste sa durée (seulement huits titres) qui en fait plus un maxi qu’un véritable album, m’enfin le groupe à au moins l’honnêteté d’en faire huit véritables titres (et pas six titres plus une intro, plus un outro, comme on le voit de temps à autre).

HYSTHERESY nous dévoile grâce à cet « Insane Dreams » de très bons cotés, qu’on aimerait bien connaitre davantage et un premier très chouette opus, à découvrir dans tous les cas.

7 WEEKS // All Channels Off

« A découvrir en attendant un opus qui pêtera vraisemblablement la tronche de ton cousin Martin. », c’est ainsi que je concluais la chronique de l’excellent E.P « B(l)ack Days » qui m’avait fait découvrir les très méritants 7 WEEKS.

Alors évidemment, quand l’opus tant attendu a atterri dans ma boites aux lettres, c’est sans attendre qu’avec ma bière fraîche je me suis assis devant mes enceintes pour me faire pêter la tronche a coups de riffs bien lourd et de refrains bien crasseux. Et pour ne pas tourner autour du pot, cet opus est non seulement exactement ce que le paysage musical français attendait depuis des années mais également un condensé sans concession de bon gros stoner qui tâche et qui –en plus- à le mérite de porter l’identité de 7 WEEKS bien en vue. En gros, avant il y avait tout un tas de groupes français qui pratiquait du stoner (pas tant que ça, me fait t’on savoir), maintenant les 7 WEEKS se détachent nettement du lot.

Et en parlant d’identité du groupe, autant dire que la formation tape fort –dans tes dents- puisque ce n’est qu’au troisième morceau que les 7 WEEKS se décident à ralentir la cadence pour se construire une identité lourde et profonde avec le morceau « Submarine ». C'est-à-dire, pour être plus clair, que les deux premiers morceaux sont des hymnes stoner qui interviennent pile poil là où il faut pour scotcher l’auditeur et, à l’image d’un fer qu’il faut battre tant qu’il est chaud, le faire entrer rapidement dans l’univers de la formation.

C’est marrant, mais je crois que, bien plus que l’excellente qualité des morceaux qui sont tous sans exceptions des très grands hymnes de stoner, avec des refrains super accrocheurs et des riffs bien crades, le choix de l’ordre des morceaux est super important dans ce « All Channels Off » de toutes beauté. En gros, chaque fois que le groupe se pose pour faire entendre une ambiance bien lourde et poisseuse, il se fait également un devoir d’envoyer du bois dans les morceaux suivants.

Et, si on a bien suivi, comme ce sont des morceaux super efficaces grâce a la recette 7 WEEKS, c'est-à-dire des riffs poisseux, une batterie lourde et des refrains très entrainants (et facile à mémoriser), l’impact de l’album est ; de fait, énoooorme. On ne peut que s’incliner devant tant de maitrise et de qualité.
La prod est encore plus puissante que sur B(l)ack days. La batterie frappe dur, les grattes sont très profondes (encore plus que sur l’E.P, ce qui est exactement ce qu’il me fallait pour que j’accroche a max) et les vocaux de Julien Bernard sont exactement ce qu’il fallait a l’opus pour gagner ses dernières distinctions de rock n’ roll craspec.

Après s’être distingués avec l’énooorme opus B(l)ack Days, les 7 WEEKS reviennent en prophètes dans leur propre pays. Comme un messie, ils apportent avec eux des faits emplis de mauvais whisky, de taches d’huile et de glaviots. Et c’est très naturellement qu’ils s’installent au sommet du genre en France, personne n’osera après ce monumental All Channels Off leur contester la place.

Note 18/20