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vendredi 19 novembre 2010

HYSTHERESY // Insane Dreams


Difficile de dire ce qui conduisit Jenna Jameson sur le chemin du porno. Elle-même évoque très –trop- facilement les viols dont elle fut victime sans trop y croire, s’y penchant plus facilement pour la cause probable de son inclinaison au saphisme. Ce qui est sûr c’est que l’adolescente toxicomane friande de whisky «Jameson » est devenue un rapace aux dents longues et une féroce femme d’affaire, présente sur tous les fronts (elle possède même sa propre émission de real Tv). Après, on l’apprécie ou on la déteste mais le fait est qu’elle a su gérer sa carrière le mieux du monde.

Qui a dit « à l’Américaine » ?

Loin de ces considérations pseudo-philosophiques (voire idéologiques pour peu qu’on lise de près la biographie de la jeune femme, mais ne commençons pas à foutre la merde), Hystheresy, combo de Death Mélodique issu de l’Aube, nous offre un album pas piqué des vers, puissant et suffisamment mélodique dont un titre –et pas le moindre- est dédiée à l’actrice porno.

Revenons donc à nos moutons à pointes en s’ouvrant une bonne Bud de la réserve.

D’entrée de jeu, le Death Mélodique de HYSTHERESY (j’adore le nom, perso) s’avère très efficace avec ses riffs incisifs et ses mélodies très entrainantes (« Rise Of Pain », « Fetish », « Insane Dreams »). Si la guttu est peu présente, c’est pour faire la part belle à des lignes de chants plus construites, même si le chant manque parfois de puissance (ou de mixage).

Les ambiances, aidées de samples bien sympa et présents uniquement à cet effet (« Jenna Jameson Forever », bien évidemment, mais ils sont présents et du même acabit sur « Fucked By The Demon » et bien plus trippant sur « Insane Dreams ») sont multiples, l’univers du groupe oscillant sans cesse entre le bon gros délire de métalleux (« Fucked By The Demon ») et le trip plus sombre (« The Past, My Last », « Rise Of Pain », « Insane Dreams ») en faisant toujours de la mélodie son objectif numéro un ce qui, vous en conviendrez, reste un terme appréciable quand on parle de musique.

Les riffs, implacables et incisifs restent très efficaces mais le groupe excelle vraiment dans les envolées mélodiques, n’hésitant pas balancer un thème très entrainant et à le reprendre au milieu du morceau, délaissant la brutalité et les blasts au détriment de ces mélodies de qualité.

Le gros défaut de l’opus reste sa durée (seulement huits titres) qui en fait plus un maxi qu’un véritable album, m’enfin le groupe à au moins l’honnêteté d’en faire huit véritables titres (et pas six titres plus une intro, plus un outro, comme on le voit de temps à autre).

HYSTHERESY nous dévoile grâce à cet « Insane Dreams » de très bons cotés, qu’on aimerait bien connaitre davantage et un premier très chouette opus, à découvrir dans tous les cas.

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