Blog chaotique à la mise à jour aléatoire.


On y cause de
Métal sous toutes ses formes, d'ambiance d'apocalypse, films, séries, jeux de rôle et jours de colère...

vendredi 19 novembre 2010

BURN DOWN ROME // Devotion

Originaires d’Angleterre, la formation BURN DOWN ROME laisse filtrer peu d’info autour d’elle. Tout au plus sait-ton que en 2007 elle pondait un EP nommé « Faith In Liars Faith In Thieves », passé relativement inaperçu du coté hexagonal.

Je les découvre donc via ce joliment nommé « Devotion ». Et pour une fois, je suis vert de ne pas avoir les paroles de l’opus avec moi.

Hop, je m’ouvre une « Eau Bénite » pour m’écouter ça.

Mais venons-en au fait. Derrière sa cover elle-même très travaillée (ça à l’air de rien comme ça, mais ce petit garçon qui regarde le sol avec son tatouage sur les doigts laisse énormément pensif) se cache un album empreint d’une forte sensibilité couplée à beaucoup de spiritualité (je ne parle pas de celle qui fait rire) où la formation anglaise exécute une musique fortement teintée de punk, de post-core mélangé a du son rapprochant le tout du Sludge. « Devotion » c’est tout cela et à la fois c’est au-dela.

Avec une ligne de chant frôlant le screamo et les guitares à la disto baveuse, BURN DOWN ROME nous sert donc une musique à la fois abrupte (« Debauchery », « XO », « Apathy », « 11.11 »), mélodique et porteuse de sentiments (« Temperance », « Devotion ») mais toujours empreinte d’une spiritualité inhérente à l’opus et qui –paradoxalement- en fait tout l’intérêt. D’où mon ennui face au manque de lyrics non livrés avec l’opus.

Sortis de ce contexte qui m’interpelle et dont j’ai nettement l’impression de passer à coté, les neuf compos de l’album aux titres simples et intrigants se suivent et ne se ressemblent pas. En me renseignant pour cerner le groupe, j’ai lu divers articles les rapprochant des DEFTONES, de AT THE DRIVE IN ou encore d’INCUBUS. Une sacrée palette donc, à laquelle je rajouterais les CULT OF LUNA pour le son et la facilité avec laquelle le groupe transmet les émotions.

En effet, via des mélodies très bien pensées et servies avec beaucoup de justesse, la formation nous livre, presque avec timidité, une foule de sentiments et d’émotions qui font de cet album une expérience unique, en tout cas très enrichissante, qui en font un album à découvrir impérativement et qui promet à BURN DOWN ROME une remarquable carrière.


Un groupe à surveiller de très près !


NASHVILLE PUSSY // From Hell To Texas


Si je dis : « Tarantino et Clooney face à une horde de vampires » vous me répondez ?? Une nuit en enfer ?

Et bien, pas tout à fait, les fans parlerons de « From Dusk ‘Till Dawn », vu que la distrib française –qui n’est pas à ça près- a fait connaitre le film sous plusieurs appellations différentes dont celle qui vous vient directement à l’esprit. Et si je continuais mon instigation de vos connaissances cinématographiques, je vous demanderais de me citer entre les deux scénaristes lequel est le plus impliqué dans le film et pourquoi. Ce à quoi vous me répondrez « Rodriguez, qui, en plus d’avoir co-écrit le scénario avec Tarantino a réalisé le film et participé à sa BO. Et c’est là que ca nous intéresse plus précisément.

Eeeeet oui, car la musique produite par les NASHVILLE PUSSY n’aurait rien à envier à celle de TITO AND TARANTULA, qui ont donc fait la musique de From Dusk ‘till Dawn et qui ont comptés dans leurs rangs (et encore quelques fois, ponctuellement) le réalisateur Robert Rodriguez. La boucle est bouclée, la bière avalée d’un trait (on est au Texas quand même).

Si je vous parle –longuement certes- de ce petit chef d’œuvre qu’est « From Dusk ‘Till Dawn » c’est que je pense réellement que son visionnage est un plus pour apprécier la musique des NASHVILLE PUSSY, tant le désert, les flingues et la bière y sont importants (et le sexe aussi d’ailleurs, ce qui manque nettement au film déjà parfait de Tarantino / Rodriguez) et la musique ressemblante a ce point à la Bo du film.

La jaquette, la cover, l’artwork ou ce que vous voulez est bien sympa en soi, le groupe y étant dessiné comme dans un western, avec des flingues et tout, dans une ambiance qui fait énormément penser au jeu de rôle « Deadlands ». Ouais, bon je m’égare. Non mais dites-le, quoi…

Tiens, pour faire plus « texan » je vais jurer comme un cow-boy. Non mais. Putain.

On remarquera néanmoins le putain de point négatif. En effet le groupe –à l’instar de ces putains de MANOWAR, LORDI ou encore GWAR- porte systématiquement ses putains de tenues scéniques. Dommage de ne pas avoir de putains de photos à la place de ce dessin. Je dis ça, c’est parce qu’elle est putain de bien bonne la sexy Ruyters SUYS en vrai, putain.

Oui, bon, on parle d’un putain de groupe connu quand même, vu que ce « From Hell To Texas » est le cinquième album du groupe. Tiens le titre me rappelle un putain de titre de film. Passons. Nos concurrents vous bassineront sur l’importance de la prod de Daniel Rey et comme quoi l’opus sonne moins crade.

C’est pas faux mais ce qui nous plait, à nous, c’est que ça pète d’entrée de jeu. Maitrisant parfaitement leur putain de musique à clichés les NASHVILLE PUSSY envoient rapidement des putains de mélodies qui sont à la fois super entrainantes et qui défoncent les portes à battants. Chose étonnante, du moins pour un putain de groupe qui reste à ce point dans son chemin balisé, c’est la diversité –relative- de leur musique. En effet, sur ce « From Hell To Texas », la putain de chatte de Nashville n’hésites pas à s’ouvrir grand vers d’autres horizons, comme le blues / jazzy sur –l’énorme- « Lazy Jesus » (avec moooosieur Lemmy a l’harmonica, s’il vous plait) alors que le putain de titre d’introduction par exemple, « Speed Machine », lorgne bien plus du coté du rock rentre-dedans, ou alors le très bon « Whywhywhy » qui lui reste du coté rock’n roll de la Force, avec ses chœurs féminins parfaitement maitrisés. Mais le mieux, c’est évidemment quand toutes ces putains d’influences sont parfaitement digérées et rassemblées dans un même putain de morceau, comme « Stone Cold Down », « Dead Man Can’t Get Drunk » et bien d’autres. Putain !

Bon j’arrête, mais je crois qu’il est bien difficile de retranscrire sur papier l’ambiance texane / cow-boys / bière et sexe qui se dégage de ce putain d’opus qui se prend pas la tête et dont la seule prétention et de vous aider à descendre votre pack de bière avant d’aller baiser un coup. Mission réussie en tout cas !

HYSTHERESY // Insane Dreams


Difficile de dire ce qui conduisit Jenna Jameson sur le chemin du porno. Elle-même évoque très –trop- facilement les viols dont elle fut victime sans trop y croire, s’y penchant plus facilement pour la cause probable de son inclinaison au saphisme. Ce qui est sûr c’est que l’adolescente toxicomane friande de whisky «Jameson » est devenue un rapace aux dents longues et une féroce femme d’affaire, présente sur tous les fronts (elle possède même sa propre émission de real Tv). Après, on l’apprécie ou on la déteste mais le fait est qu’elle a su gérer sa carrière le mieux du monde.

Qui a dit « à l’Américaine » ?

Loin de ces considérations pseudo-philosophiques (voire idéologiques pour peu qu’on lise de près la biographie de la jeune femme, mais ne commençons pas à foutre la merde), Hystheresy, combo de Death Mélodique issu de l’Aube, nous offre un album pas piqué des vers, puissant et suffisamment mélodique dont un titre –et pas le moindre- est dédiée à l’actrice porno.

Revenons donc à nos moutons à pointes en s’ouvrant une bonne Bud de la réserve.

D’entrée de jeu, le Death Mélodique de HYSTHERESY (j’adore le nom, perso) s’avère très efficace avec ses riffs incisifs et ses mélodies très entrainantes (« Rise Of Pain », « Fetish », « Insane Dreams »). Si la guttu est peu présente, c’est pour faire la part belle à des lignes de chants plus construites, même si le chant manque parfois de puissance (ou de mixage).

Les ambiances, aidées de samples bien sympa et présents uniquement à cet effet (« Jenna Jameson Forever », bien évidemment, mais ils sont présents et du même acabit sur « Fucked By The Demon » et bien plus trippant sur « Insane Dreams ») sont multiples, l’univers du groupe oscillant sans cesse entre le bon gros délire de métalleux (« Fucked By The Demon ») et le trip plus sombre (« The Past, My Last », « Rise Of Pain », « Insane Dreams ») en faisant toujours de la mélodie son objectif numéro un ce qui, vous en conviendrez, reste un terme appréciable quand on parle de musique.

Les riffs, implacables et incisifs restent très efficaces mais le groupe excelle vraiment dans les envolées mélodiques, n’hésitant pas balancer un thème très entrainant et à le reprendre au milieu du morceau, délaissant la brutalité et les blasts au détriment de ces mélodies de qualité.

Le gros défaut de l’opus reste sa durée (seulement huits titres) qui en fait plus un maxi qu’un véritable album, m’enfin le groupe à au moins l’honnêteté d’en faire huit véritables titres (et pas six titres plus une intro, plus un outro, comme on le voit de temps à autre).

HYSTHERESY nous dévoile grâce à cet « Insane Dreams » de très bons cotés, qu’on aimerait bien connaitre davantage et un premier très chouette opus, à découvrir dans tous les cas.

7 WEEKS // All Channels Off

« A découvrir en attendant un opus qui pêtera vraisemblablement la tronche de ton cousin Martin. », c’est ainsi que je concluais la chronique de l’excellent E.P « B(l)ack Days » qui m’avait fait découvrir les très méritants 7 WEEKS.

Alors évidemment, quand l’opus tant attendu a atterri dans ma boites aux lettres, c’est sans attendre qu’avec ma bière fraîche je me suis assis devant mes enceintes pour me faire pêter la tronche a coups de riffs bien lourd et de refrains bien crasseux. Et pour ne pas tourner autour du pot, cet opus est non seulement exactement ce que le paysage musical français attendait depuis des années mais également un condensé sans concession de bon gros stoner qui tâche et qui –en plus- à le mérite de porter l’identité de 7 WEEKS bien en vue. En gros, avant il y avait tout un tas de groupes français qui pratiquait du stoner (pas tant que ça, me fait t’on savoir), maintenant les 7 WEEKS se détachent nettement du lot.

Et en parlant d’identité du groupe, autant dire que la formation tape fort –dans tes dents- puisque ce n’est qu’au troisième morceau que les 7 WEEKS se décident à ralentir la cadence pour se construire une identité lourde et profonde avec le morceau « Submarine ». C'est-à-dire, pour être plus clair, que les deux premiers morceaux sont des hymnes stoner qui interviennent pile poil là où il faut pour scotcher l’auditeur et, à l’image d’un fer qu’il faut battre tant qu’il est chaud, le faire entrer rapidement dans l’univers de la formation.

C’est marrant, mais je crois que, bien plus que l’excellente qualité des morceaux qui sont tous sans exceptions des très grands hymnes de stoner, avec des refrains super accrocheurs et des riffs bien crades, le choix de l’ordre des morceaux est super important dans ce « All Channels Off » de toutes beauté. En gros, chaque fois que le groupe se pose pour faire entendre une ambiance bien lourde et poisseuse, il se fait également un devoir d’envoyer du bois dans les morceaux suivants.

Et, si on a bien suivi, comme ce sont des morceaux super efficaces grâce a la recette 7 WEEKS, c'est-à-dire des riffs poisseux, une batterie lourde et des refrains très entrainants (et facile à mémoriser), l’impact de l’album est ; de fait, énoooorme. On ne peut que s’incliner devant tant de maitrise et de qualité.
La prod est encore plus puissante que sur B(l)ack days. La batterie frappe dur, les grattes sont très profondes (encore plus que sur l’E.P, ce qui est exactement ce qu’il me fallait pour que j’accroche a max) et les vocaux de Julien Bernard sont exactement ce qu’il fallait a l’opus pour gagner ses dernières distinctions de rock n’ roll craspec.

Après s’être distingués avec l’énooorme opus B(l)ack Days, les 7 WEEKS reviennent en prophètes dans leur propre pays. Comme un messie, ils apportent avec eux des faits emplis de mauvais whisky, de taches d’huile et de glaviots. Et c’est très naturellement qu’ils s’installent au sommet du genre en France, personne n’osera après ce monumental All Channels Off leur contester la place.

Note 18/20

vendredi 22 octobre 2010

Sir [Headache] - A juicy Point Of View

Sir [Headache] (les crochets n'ont pas l'air obligatoire, mais dans le doute...) est un combo de Dark Rock Alternatif à la croisée de Radiohead, Placebo ou le travail le moins nerveux de Marylin Manson. Monté par un Sir Donatien (ex Tooch) vite rejoint par le batteur Daizy Von, le groupe qui aime choquer de par son androgynie savamment cultivée est localisé dans une fourchette géographique allant de Toulon à Paris. Ca c'est deja de la bonne fourchette.

Le groupe enregistre rapidement un premier opus sincère et authentique, « A Juicy Point Of View »,
masterisé par Andy Walter au Abbey Road Studios, qui sort en 2009.

*****

Arf, moi je vous le dis, le difficile métier de chroniqueur musical est d'autant plus ardu qu'il n'est reconnu, encore plus quand le dit-chroniqueur en question est censé rester dans une sphère culturelle bien fermée. Je vais demander une augmentation au rédac-chef moi, tiens. Hop, je m'ouvre une bonne chimay pour le coup.

La raison de mes lamentations ? La découverte des Sir [Headache], un combo oeuvrant dans le rock alternatif plus proche de Placebo, d'AqME ou de Radiohead que du dernier Slayer. C'est sur qu'on s'éloigne un peu du Métal (de pas beaucoup, dirons les plus ouverts) mais si c'est pour faire de chouettes découvertes, moi ça ne me dérange pas.

Recentrons-nous donc. De quoi s'agit t'il ?

Et bien, comme l'ont compris ceux qui suivent, le groupe produit un rock alternatif proche de ce que peuvent faire les Radioheads, mais surtout comme l'ont fait les Placebo. Nous avons donc à faire à du rock souvent joué à mid-tempo, aux vocaux torturés, peu lyriques, mais en tout cas maitrisés au mieux. De rares envolées de tempos laissent présager que le groupe sait s'envoyer sur scène. Le truc qui frappe assez rapidement c'est le potentiel mélodique que possède le groupe.

Et ouais, la GRANDE force du combo c'est sa capacité à pondre des mélodies pas piquées des vers et assez facile à retenir (« Miss Headache », « Jerk My Flesh », « White Pills », « The Biggest Mistake ») et, à mon humble avis, cette capacité, bien que travaillée et évidente, n'est pas assez exploitée dans le présent opus.

Logique me direz-vous, ce très correct « A Juicy Point A View » n'est que le premier enregistrement du groupe et présage donc du trèèès bon pour la suite, dès que le groupe aura put s'émanciper de ses chaînes, ce qu'il saura évidemment faire comme on le comprend à l'écoute de certains morceaux juste énormes (« The Gossip », « Lady SM », « Jerk My Flesh » (et oui, je décolle pas de ce morceau qui tabasse tout) ou encore l'énorme conclusion du titre éponyme, « A Juicy Point A View », qui illustre juste exactement ce que je disais : une mélodie finale qui déboite gentiment pendant que Sir Donatien exploite à merveille ses vocaux. Un trop court moment dans une compo carrèment bien foutue.

Un opus qui manie a la perfection des ambiances noires et sensuelles, des atmosphères hantées et jouissives à la fois. Authentique et sincère, un album qui livre sans trop d'ambages un univers à la fois structuré et facile d'accès, qui ne demande qu'a évoluer.

Vivement que le groupe montre ce qu'il sait faire, sans chichis, sans se retenir, et là, mes amis, je vous assure qu'on entendra parler d'eux. En attendant, je vous encourage à découvrir cette formation, pour peu que le rock alternatif ne vous repousse pas. En attendant, moi j'y retourne.

Note : 14/20

mardi 19 octobre 2010

In Arkadia // Blind Oppression


Originaire de Lyon, IN ARKADIA avait déjà été laaaaargement remarqué grâce a sa première démo et surtout son premier opus, le très prometteur « Release The Shadow ».

Concentré de heavy/thrash, de mélodie speed, de riffs ravageurs et d’un certain sens de la composition, « Release the Shadow » portait sur le devant de la scène tous les espoirs du jeune groupe.

Après pas mal d’expérience et un membre –non-négligeable- en plus ( Edouardo, le bassiste), IN ARKADIA nous revient avec un très attendu second album , « Blind Oppression », porté par un nouveau label fondé par un des membres de la formation. Après m’être ébahi devant la superbe cover décrivant la mort d’un ange devant d’obscurs inquisiteurs cagoulés portant des stigmates cthoniesques (a vous de voir ce que sont des stigmates cthoniesques) et m’être servi une bonne Leffe de derrière les fagots je lance la galette.

Premier constat, assez rapide, le son est bien plus froid et calculé que pour « Release The Shadow », mettant en avant la batterie meurtrière de Florent. Préférant - avec aisance -aux mélodies prenantes les refrains hurlés, les riffs agressifs et les tempos effrénés. Deuxième constat : Théo s’est énormément perfectionné dans son chant. Bien plus agressif, frôlant la bonne vieille guttu propre au Death. Il porte ainsi haut l’étendard de sa formation à travers la route sur laquelle celui-ci se lance. Troisième constat, le ton est, vous en conviendrez avec tous les adjectifs utilisés ci-dessus et l’emploi a outrance du terme « agressif »- nettement moins mélodique que sur « Release the Shadow », conférant a l’opus –et donc, de facto, a la formation- un statut bien plus proche du Thrash Metal que ce que le laisser penser le premier opus.

Un changement de direction qui n’en est finalement pas un, évolution logique d’un groupe que tout pousse vers le haut. Sans délaisser les mélodies meutrières (« Cell Of Madness », « Dystopia ») la formation abats des cartes nettement plus venimeuses, des riffs plus directs, des compos plus brutales (arrivant toutefois a conserver une part de mélodie) mais tout aussi efficaces (« Adrenalin Drift », « Useless », « Preemptive Sidiate », « Psychic Simian ») tout en gardant ses envolées solistes de toute beauté.

Mentions spéciales a « Suck and Fuck » et a son refrain accrocheur et qu’on retient sans mal et a « Dystopia », morceau dévastateur a l’intro poutresque (étrange mot dérivé de poutre) et imparable, aux refrains mélodiques alliés à des bridges bourrinissimes a souhait. Clairement le meilleur morceau de l’opus.

« Blind Oppression » donne une nouvelle identité propre au groupe. Les fans ne manqueront pas de se procurer l’opus tant attendu alors que les curieux pourront tout de même jeter une oreille attentive au son donné par le nouvel IN ARKADIA. Ils pourraient être agréablement surpris.




In Arkadia // Release The Shadow


Lors de la rédaction d’une chronique, entre autres préparatifs (prendre une bière, s’isoler dans la salle a manger avec la sono a fond…), il est de bon ton de « coller » une étiquette sur le groupe dont il est question. Voila pourquoi cette présente chronique m’a donné du fil a retordre.

Heavy-Metal ? Certes, In Arkadia possède des mélodies, des rythmiques et des influences heavy, c’est indéniable. Mais pas seulement. Thrash ? Un peu aussi, tout comme le groupe lorgne du coté du Death. A défaut de mieux, on peut dire que la formation française officie dans le Heavy Thrash Mélodique, même si cela ne veut pas dire grand-chose et surtout, ne résume absolument pas ce petit bijou qu’est « Release The Shadow ».

Car du talent, de l’agressivité de l’originalité, In Arkadia semble en déborder. Passons outre la petite intro tendance Black « Stream of Oblivion » au synthé. Car dès « Ignition » c’est un déluge de mélodies Heavy très accrocheuses qui vous embarque au passage et ne vous lâchera pas de sitôt. Les gars d’ In Arkadia savent où ils vont, c’est sur. L’explosion est directe et ne se fait pas attendre.

Le chant de Theo (chant et guitares) est très marquant. Une voix demi déchirée, demi mélodique dont j’ai du mal a trouver une comparaison. Peut-être se rapproche t’elle a une moindre mesure du chant de Petri Lindoos (Ensiferum). Ce qui est sur c’est qu’elle reste longtemps en mémoire. Tout autant d’ailleurs que les mélodies qui parsèment cet album. Si « Ignition » annonce la couleur, on ne peut que s’incliner devant la qualité des musiciens (Seb a la guitare et Florent (impressionnant de maîtrise) a la batterie).

Si bien que dès qu’arrive « Somber Light », la formation ressert sa sauce de Heavy Thrash mélodique (j’aime bien ce terme au final) tout en arrivant a nous étonner encore. Ici aussi les mélodies servent les morceaux. Les solos sont très efficaces et très bien pensés, tout comme le refrain est entêtant « Unchain the Shadow in me ».

Le deja culte « Delirium Tremens » arrive sur ces entrefaites, d’une façon très sympa. C’est un titre sans concession, rapide et mélodique a la fois. Theo y joue de sa voix tout en restant fidèle a lui-même. Un très bon titre donc.

« Deadnightmare » est un titre que j’ai énormément apprécie (quand je commence a faire des headbangs tout seul dans ma salle a manger avec ma bière c’est que j’apprécie). Riff saccadés, mélodies guerrières tout y est. Mais ce n’est rien comparé au morceau suivant « Crusador » où là encore les mélodies sont entêtantes (notamment celle du refrain. « Can’t ever subdue, ignorance on you ».)

« Not enought Time » joue la carte de la ballade en intro. Le groupe commence a montrer ses limites ici. Gageons que mieux maîtrisé, ce morceau serait un vrai carton (surtout que dans la deuxième partie, le groupe prouve qu’il sait assurer en gardant ses mélodies). Pour un premier album, les trois lyonnais s’en sortent néanmoins très bien. Et « Not enought Time » a le mérite de varier l’ambiance de l’album. Ce morceau a donc tout à fait sa place ici , il relève la saveur de l’album parfaitement.

Retour aux riffs agressifs, à la précision de la batterie et aux mélodies avec « Crave » qui prouve que les In Arkadia sont pleins de ressources. Theo prouve qu’il sait user de sa voix sur des tempos plus recherchés que sur le début de l’album : « Yearns for beyond control, Contempt in your eyes leaves me wanting more.» dans une saveur proche du Death Metal.

Arrivée en mélodie de « Stormkeeper », un morceau bourrin, variant ses tempos et son chant avec une très bonne précision et un refrain très rafraîchissant (mention spéciale au chant clair de Theo.).

« BloodLust », le morceau au titre parlant, déboule en trombe, en efficacité et en violence. Les In Arkadia nous livre ici un morceau rapide et dépourvu des mélodies qui leur collent aux caissons depuis le début de l’opus. La réussite est automatique. La formation évolue là dans un Thrash/ Speed métal très réussi. Et nous étonne encore au dixième titre de l’album.

The Last Rain renoue avec les débuts de l’album, en y rajoutant toujours plus de mélodies et de maîtrise de la voix (Theo prouve encore son talent et sa diversité ici). Et l’album termine comme il a commencé, dans une explosion de mélodie et de vitesse, vous laissant le cul a terre, devant un tel premier album.

J’en reste encore pantois. Si la formation pêche par son inexpérience sur certains morceaux, c’est de bonne guerre. La formation n’a enregistré qu’une démo en plus de « Release The Shadow », ce premier album époustouflant, a mille lieux de ce que les autres formations pondent pour leur premier opus. Du talent déborde de tous les cotés, sur toutes les compos. La formation prouve sa maitrise et son originalité ici, faisant de « Release the Shadow » un album a écouter. Vous n’aimeriez pas rater la naissance d’une formation qui deviendra grande, ne ratez pas « Release The Shadow ».

29/09 // La Violence Thérapeutique

Groupe concept créé a l’occasion d’un album concept, 29/09 (prononcez a votre guise, bien que l’appellation originelle semble être « 29 Septembre ») nous pond un bijou de haine dérangeant au possible de 29 minutes et 9 secondes faisant suite a une –énorme – déception sentimentale du Batteur / Chanteur. Condensant dans un impact brutal plus de 2 ans de rage et de pulsions refoulées de toutes sortes, les 3 nantais officient donc –pour ce concept tout du moins – dans un registre ultra brutal. Et dérangeant au possible. Oui je sais, je l’ai déjà dit. Mais l’écoute de « La Violence Thérapeutique » ne peut laisser personne indifférent.

Après m’être servi une Pelforth ambrée (que je n’ai pas touchée, fait important à signaler) je me suis longuement attardé sur le design de l’opus, en premier lieu. Empaqueté avec une corde à nœud coulant, le disque dégage a lui tout seul un sentiment de haine pure. La cover, torturée, représente –vraisemblablement car rien n’est certain sur ce point- une foule rassemblée autour d’un homme souffrant alors qu’une femme se tient en premier plan. Mais plus que la cover, alors qu’en ouvrant le cd je cherchais les habituels remerciements, je suis tombé sur la page contenant les paroles de l’opus. Véritable déchainement graphique ou s’emmêlent tous les mots, les insultes, sans aucun ordre logique.

Musicalement, comme annoncé, l’album est un déferlement de haine, mais aussi de souffrance. Si la voix du batteur/chanteur François-Xavier est déchirée, frôlant les suraigus mais flirtant aisément par moments avec des growls bien sentis, les riffs font nettement plus pensés a du Death brutal / Grind-core. La batterie, elle, est déchainée.

Notons la performance du hurleur, réussissant à allier la violence, la haine et l’émotion –très forte tout au long de l’opus- qu’il ressent a travers son chant et aidé par des textes entièrement en français. Et cela contribue énormément a toucher l’auditeur.

Cela nous touche car il est évident que la souffrance et la haine ressentis a l’égard de la femme dont il est question dans l’opus sont insupportables. Putain j’aimerais pas être à sa place. A la place du gars non plus d’ailleurs, même si je l’ai déjà été. Et c’est là que le bat blesse, que l’opus fait mouche, car nous avons tous vécu une histoire difficile un jour ou l’autre (bienheureux ceux qui n’y sont pas passés).

C’est donc une panoplie traumatisante de haine, de souffrance et de violence froide a laquelle nous avons droit pendant pas loin d’une demi-heure, jusqu'à l’exorcisme final, l’ultime « Je Vais Mieux » de l’opus et clairement le titre le plus difficile a supporter, où le chanteur, entre vomissements, pleurs et hurlements de haine essaye de se convaincre de son rétablissement.

Putain.

Vous l’auriez compris, « La Violence Thérapeutique » est un très bon album qui ne laisse personne insensible, a posséder absolument et sans discussion. Terriblement efficace. Terriblement marquant.

PYRO // Stab In The Back


PYRO // Stab in the Back

Il n’y a plus un bruit dans le bar. Il est vrai que c’est assez rare d’avoir encore des clients a cette heure tardive. Le bar en haut de la tour 64 n’a jamais jouit d’une grande réputation de toutes façons. Il y en avait de nombreux autres dans cette grande ville américaine.

Deux clients étaient tout de même accoudés au comptoir. Finement saouls, aussi bien l’un que l’autre, ils s’amusaient a se donner des défis stupides sous l’œil blasé et habitué du barman.

Le premier, un homme brun bien bâti portant habituellement des lunettes déclara a l’autre, d’un air endormi et joyeux a la fois :

« Ouais, ben c’est dit. Je saute par la fenêtre, je vole autour de la tour et je re-rentre par la fenêtre. On parie 100 dollars ».

Et l’autre, d’ajouter d’un air stupide, typique aux poivrots de comptoir un « Topons là » ridicule.

Alors qu’il allonge le billet de 100 dollars sur le comptoir, le brun saute par la fenêtre, vole élégamment autour du bâtiment avant de repasser par la fenêtre en atterrissant. Joyeux, il empoche ses 100 dollars durement acquis.

Le second reste un peu con. Finis sa bière et déclare brusquement en la reposant :
« Ben moi, je parie 200 dollars que non seulement je saute, je fait trois fois le tour du bâtiment, et je rerentre en faisant un saut périlleux », et du grand brun a ajouter bêtement : « Tenu ».

L’homme saute par la fenêtre… et s’écrase lamentablement 69 étages plus bas…
Le barman soupire, regarde le brun rire aux éclats et lui déclare :
« Quand même… Tu fais chier quand tu bois Superman »…

Chouette blague ; pas vrai ? Vous me direz, quel rapport avec le Metal ? Aucun ! En tout cas, pas plus que l’opus qui est censé être chroniqué sur cette page, le poussif « Stab in the Back » de PYRO , mais j’avais pas d’idée d’introduction, et tant qu’a chroniquer un opus de Rock, au moins vous voila déjà souriant.

Non parce que c’est pas ce brusque retour dans les années 70 qui va vous ravir. Entre les riffs vieillots qui n’ont d’inspiration d’AC/DC que le nom, le chanteur qui est certes dans le ton, mais c’est bien le seul avantage qu’on peut lui donner et la batterie que je me demande vraiment si elle est montée en entier (on n’entend que la grosse caisse et la caisse claire), vous trouverez votre bonheur… si vous êtes fan du rock d’AC/DC. Et encore, les premiers albums, et les chansons les moins speeds tout en étant les plus longues. Ben oui parce que je ne doute pas de la sincérité du groupe qui a pondu ça, ils sont sûrement très pro, très honnêtes et super sympa comme pas deux, n’en doutons pas, mais le soucis c’est qu’on a pas forcement le courage d’écouter ce truc en entier tellement cela s’avère plat et sans grande inspiration. Le pire c’est que cela est présenté comme teinté de Heavy Metal. Je me marre. Non en fait je pleure. Mais bon passons.

Oui, on m’avance le nom d’AC/DC, je veux bien. Mais les AC/DC je les possède déjà, et je préfère me rabattre sur ces albums, inspirés et pleins d’énergies plutôt que sur un de leurs clones.

Ah oui sauf sur le son, qui est vraiment représentatif de l’époque, celle ou il y avait pas de logiciel de retouche de son par exemple. N’en disons pas plus je pourrais devenir méchant, et je ne le veut pas car comme je le disais, le groupe parait vraiment sincère et ça fait presque peine d’écorcher le cd ainsi.

C’est pas que c’est foncièrement mauvais. C’est que rien ne poussera l’amateur a s’acheter ce truc plutôt que de se rabattre sur ses vieux cd. Euh… cassettes… Euh… vinyles…

Bon allez, pour rattraper le coup, la plupart des riffs sont inspirés (« Someone »), mais pas du tout mis en valeur. Avec un meilleur son je suis sur que le groupe saurait vraiment montrer ce dont il est capable.

L’opus est plutôt correct pour ce style de musique (si on vit en 1975 a peu près) et le son est… authentique. Très authentique. Et probablement que un ou deux nostalgique de l’époque jetteront une oreille attentive a l’opus en pleurant sur la mort de Bon Scott . Mais si c’est le cas, c’est probablement pas sur ce site qu’ils viennent lire les chroniques de leurs cds favoris. Faut rester logique. Tout comme une note donné par un webzine de Metal . Pas de Rock .


On a beau dire, il parait que Pyro ça vaut grave le coup de les voir sur scène. Comme quoi ils n’ont pas tout raté. Même pas la poubelle pour le coup.

Hop, 3 points.

dimanche 10 octobre 2010

SKILTRON // The Clans Have United

Rappelez-vous Cruachan. Ces irlandais qui débarquaient avec un style tout frais et un album qui en avait déboussolé plus d’un. A ce moment on ne prêtait pas une grande longévité a leur « black metal celtique ».


Depuis, de l’eau a coulé pour faire une rivière. Rivière qui emporte avec elle des torrents de sang, charrié de batailles innombrable et par la même, nous fait tous les jours découvrir de nouveaux groupes prometteurs. Etrangement ce sont en général des groupes qui galèrent déjà depuis un bon paquet d’année qui percent subitement a jour.


Prenez comme exemple cette formation argentine du nom de SKILTRON. Formé en 1997, le groupe a toujours été relégué au second plan par son ancien label, pour débarquer subitement en 2006 avec «  The Clans Have United » et se révéler enfin comme un des groupes les plus prometteurs du genre.


Bah, de prime abord, j’auras du m’en douter. La cover, rappelant une de scène clé du cultissime « BRAVEHEART » annonce la couleur. Moi qui causait de CRUACHAN plus haut, je ne suis pas trop loin du compte. Mais là ou les irlandais grattent furieusement un black metal festif, les argentins eux, lui préferent un Heavy speed Folk qui n’est pas sans rappeler MANOWAR ou IRON MAIDEN dans certains morceaux.


Hop, une bonne Goule pour m’écouter ce qui promet un très bon moment.


Le morceau qui ouvre l’album,  «  Tartan’s March » pose, par desssus un air de cornemuse très breton (celle de Brian Barte), un riff heavy a souhait. Puis «  By Sword And Shield » attaque directement. La cornemuse en fond continue a s’exciter alors que les riffs Manowaresques explosent brutalement et que la voix du chanteur ( Javier Yuchechen) qui fait largement penser a un Dickinson de la période de «  Fear Of The Dark » se greffe a merveille par-dessus. Le refrain lui possède cette touche très Cruachienne là encore.

Puis le pipeau (joué par Victor Naranjo) fait une apparition bien prononcée sur «  Sixteen years after ». Une voix grave, aux limites du Death, rejoint le pré-chorus alors que le reste continue sur la lancée du premier morceau.

Mais c’est quand débarque «  This Crusade » que le groupe explose littéralement dans ce qui est très probablement le meilleur morceau de l’opus, et peut-être même l’un des meilleurs morceaux de Folk-Metal, alternant avec une facilité déconcertante les passages heavy, les passages purement folkloriques et le chant a la « Dickinson énervé », s’autorisant même un bridge a la basse.

«  Rising soul » est un interlude faisant un net clin d’œil a Cruachan, avec sa guitare sèche et sa la flûte, pour continuer sur la lancée de «  Pagan Pride ». Un morceau débutant comme une balade et explosant avec un refrain hurlé par une foule de guerriers du plus bel effet et de la plus belle unité.

«  Stirling Bridge » renoue avec un speed metal bien bruyant oubliant presque les instruments folkloriques.

Evidemment cela est rattrapé par «  Gathering The Clans  » et son riff jouissif qui contribue, là encore, a faire de ce morceau un des joyaux de l’opus en égalité avec «  This Crusade  ».

Suivent le très bon «  Coming From The West  » et le long instrumental «  Across The Centuries  » , où l’intégrité du groupe est – encore une fois – prouvée. Rarement les instruments folkloriques ont été autant en adéquation sur des morceaux de metal.

Le titre bonus qui conclu l’opus, «  Spinning Jenny  », voit le violon accompagner un riff heavy lourd et une voix vociférante pour un refrain bien plus proche de ce qu’aurait put faire FINNTROLL  ou ENSIFERUM .

Ce qui est dommage, c’est que je m’attendais, bêtement, a un folk-metal argentin, et non celte. Un peu dans le genre de ce que fait ORPHANED LAND   avec la musique orientale. Ce ne sera pas cette fois-ci, dommage. Néanmoins, SKILTRON s’annonce donc comme une formation bien prometteuse. Pas très loin du panthéon du genre, flirtant avec les CRUACHAN et tenant fermement la mains aux IRON MAIDEN et autres monuments du Heavy. Les amateurs du genre pourront se jeter les yeux fermés sur cet opus consécrateur.

lundi 4 octobre 2010

MALEFICES // Entities


Issue des Royaumes-Unis, MALEFICE est présenté comme étant la révélation Metalcore du moment par son label, l’excellentissime ANTICULTURE (qui nous a pondu tantôt le cultissime opus des
THE SENSELESS dont je ne me suis toujours pas remis).


Moi je suis pas chiant comme mec. Si les gars d’ANTICULTURE nous promettent du gros, je veux bien les croire.

C’est comme ça.

Vous me direz « Oui, mais c’est leur boulot de vanter les mérites de leurs groupes ». Certes mon bon ami, certes. Mais on cause ici, d’ANTICULTURE, qui sont réputés, à l’instar des soirées de l’ambassadeur, pour que c’est pas de la merde.



D’ailleurs, la cover est plutôt sympatoche, même si bien sobre. Dans une forêt en train de subir un incendie, un arbre trône, invulnérable aux assauts des flammes.

Joli concept. Y’aurait un truc philosophique là-dessous que ça ne m’étonnerait qu’a moitié. En même temps si on commence a philosopher en brutal/metalcore, on en est pas sortis.
Toute la cover et les photos sont en dégradé de gris, à la notable exception des flammes. C’est classe. C’est beau. Ca fait stylee.



M’enfin bref, après avoir minutieusement scruter les moindres détails de la cover et avoir jeté mon dévolu sur une Beamer, je balance enfin le son.



C’est après une courte introduction calme (« Empirical Proof. Part 1 ») que l’explosion arrive. Déchaînement de riffs et de batterie alliés a une voix gutturale alternant avec des hurlements aigus. Force m’est de constater tout de go la maîtrise du groupe a la qualité du son, tout bonnement énorme. Si les riffs sont efficaces, la structure de composition reste classique. Le groupe prouve avec « Risen Trought The Ashes », ce premier titre sympa comme un pit-bull, sa maîtrise du sujet.

Soit.

Si « Into a New Light » démarre sur les chapeaux de roués et porte clairement l’influence d’In Flames, la composition se révèle plus lourde que la précédente mais tout aussi efficace.

« Dreams Without Courage » se démarque enfin avec une partie chantée a la voix claire et un bridge strictement heavy. Le groupe fait ici preuve d’une ouverture étonnante pour un premier opus, cela lui donne un plus non négligeable.

« History Repeats » se démarque lui aussi avec son refrain scandé par une foule et reste globalement un de mes morceaux favoris, tout entraînant qu’il est.

« Traitor to All you Know » commence avec une mélodie qui va crescendo pour nous offrir finalement un morceau plus mélodique que les autres, même si le groupe retombe bien vite sur ses pattes. N’empêche, on ne peut lui retirer son envie d’expérimentation.

Sur « Horizon Burns » (Tiens ? Un rapport avec la cover ?) un chant sombre se greffe sur une mélodie calme avant d’exploser a la façon dont le groupe nous avait habitué. Vous avez dit « In Flames » ? Boah, avouons le ici, il y a clairement dans l’opus des passages où l’influence n’est pas totalement digérée.

Passé « Empirical Proof, Part 2 » (qui reprend le thème de l’intro), « As Skies Turn Black » et « A World Decreased » reprennent le principe de « Horizon Burns », et restent des bons morceaux également.

« Nothing Left » lui par contre lorgne plus du coté des premières compos de l’opus et renoue avec un brutalcore bien plus agressif et moins mélodique, tout comme le morceau final, « Bringer of War », exécuté avec brio mais ne se démarquant pas plus que cela.



Et c’est bien là que le bat blesse. MALEFICE est un bon groupe, très inventif, avec des compos efficaces, des passages très entraînants et un mixage frôlant la perfection, même si rien n’est transcendant dans cet album. Bon, d’accord, peut-être que la promotion du groupe les met un peu dedans également, mais c’est un autre débat.



De fait, MALEFICE signe ici un opus qui rempli honnêtement ses engagements.

C’est déja ça.


Alors , MALEFICE est vraiment la révélation du moment ?


Sans doute.



Mais on va dire que c’est uniquement car en ce moment, le genre est plutôt calme…

lundi 30 août 2010

HANTERNOZ // Metal Rozh

Après s’être ouvert, une bonne Dremwell nous pouvons noter dans la liste des trucs imparables pour qu’un groupe reste en mémoire :


De l’originalité

Des compos bien pensées voire des mélodies qui restent en mémoire

Un concept marqué

Un mixage correct

Une formation rodée et efficace

Et –soyons fous- une batterie montée en entier.


Rapidement, on se rend compte que les HANTERNOZ possèdent les trois premiers points sans discussions possible. En effet, peu de groupes peuvent se targuer de chanter en patois breton et en vieux français, mélanger cela avec de la flute et noyer tout cela dans des riffs black bien sympas mélangés a des ambiances pagan en mid-tempo tout en jouant les kobolds de grands chemins. 

Servi avec une cover bien sympa et un livret sobre, en dégradés de gris bien travaillé, le tout baignant dans un Folklore Celtisant de cuisine dans lequel tout amateur du genre devrait se retrouver, avec des bases simples. Envoyant des compos aux mélodies très efficaces et aisées a retenir, tout cela devrait contribuer a faire de HANTERNOZ les TROLLFEST français.



Ouais, mais non…

Non, ça le fait pas, et pour plusieurs raisons…


Déjà le son. Ouais, je sais, ya la fameuse touche « Authentique » très chère aux puristes, le son pourrave style garage qui plait à tant.

Ouais, mais pas a moi.

Moi j’aime bien que les albums que j’écoute aient un bon son, pas un truc qui semble être enregistré a l’arrache dans les toilettes d’un pub irlandais quelconque. Boah, c’est un avis personnel, bien sur –comme toute cette chronique- mais c’est vrai que j’accorde de l’importance a ce point. Hors, HANTERNOZ, c’est avant tout un son authentique. Le chant n’est pas forcément super audible et la batterie est presque effacée alors que les grattes sont bien mises en avant (et c’est pas plus mal parce que les riffs et les mélodies du groupe sont bien sympas).


Ce qui nous amène directement aux deux derniers points. En effet, le groupe possèdent des très bons musiciens, en tête les gratteux et bassiste, qui balancent des mélodies bien sympas. Le chanteur manque de puissance a mon gout (m’enfin c’est peut être le mixage du truc qui me fait penser cela).

En gros, si je devais comparer a du TROLLFEST (j’en reviens toujours a ce groupe mais l’ambiance qui se dégage de l’opus rappelle férocement celle-ci), là où les trolls sont criards et féroces les lignes de chant d’HANTERNOZ sont criardes et poussives. Mais bon, c’est un style, et il en vaut bien d’autres probablement, alors que la batterie, si elle est correcte la plupart de l’opus se plante complètement a certains moment, cassant tout le rythme sur certaines compos. C’est dommage car ca plante un peu le truc. D’autant plus qu’avec le son pourrave, on a plus l’impression d’avoir affaire à une batterie de cuisine (incluant bidon de javel vide, fourchette, casserole, grosse cuillère en bois et passoire).



En gros, ce « Metal Rozh » d’HANTERNOZ promettait beaucoup et la pari était difficile a relever. Sans se pêter la gueule complètement (grâce aux mélodies surtout), le groupe propose avec ce premier opus un panorama de ses compos a l’ambiance bien sympa. Il est juste dommage que l’opus pêche par un manque de maitrise a certains moments et surtout un son digne des pires enregistrement de mon cousin Martin dans sa cave.

lundi 9 août 2010

The Martins

Dès les premieres mesures de l’opus, les Martins, emmènent l’auditeur dans un scandaleux voyage garage rock. Autant le son, crasseux et brut, que les compos, toutes très entrainantes et bien pensées, tout dans cet album est fait pour que l’auditeur se fasse écraser par les énormes paires de burnes du groupe.

Non parce que, avant d’être un groupe vraiment efficace, les Martins c’est surtout un groupe de burnés, qui causent de sexe, de drogue, de rock et un peu de roll aussi, en gueulant partout que s’il est pas content, le pékin moyen peut toujours aller se faire foutre, justement parce que ca aussi c’est Rock n’ roll.
Outre l’attitude énorme du groupe qui transparait autant sur l’enregistrement que dans les énormes live qu’il nous offre régulièrement, « The Martins » c’est donc un putain de son garage ou tout est pourtant parfaitement audible. Des solos bluesy / rock, une batterie et une section rythmique qui casse tout et un chanteur qui assure grave, portant toute la formation –déjà talentueuse- sur ses épaules. Très puissant dans ses vocaux, on sent que le gars s’éclate a donf.
Et tout ca explose comme par magie sur le morceau « Loser », véritable bijou de l’opus, un morceau bourrin et efficace à souhait.
Le premier album de The Martins est donc un condensé d’énergie, d’efficacité et d’attitude (putain, les paroles de Finally ou de Loser cassent tout !), le tout porté sur burnes.
A écouter en urgence !

mardi 3 août 2010

DRUDKH // Microcosmos

Dame Season auréolée de ses atours sombres et majestueux peut se prévaloir d’avoir d’excellents goûts concernant ses nouveaux groupes. Après avoir recruté les inénarrables E.O.N, voici que la Dame nous avance, telle une porte des bagatelles, le nom de DRUDKH.
Ca ne vous parle pas ? Tssss, incultes…
DRUDKH est un groupe de Pagan / Black ukraïnien assez connu dans son genre, notamment pour avoir pondu l’excellentissime « Songs Of Grief and Solitude », un album tout acoustique à l’ambiance palpable rappelant le cultissime « Kveldsjanger » des ULVER.
Si je dis ça c’est parce que j’avais –quand à moi- découvert les DRUDKH avec cet album précisément, bien que je connaissais les origines musicales du groupe. Et faut dire que ça tombe bien, ce « Microcosmos » étant nettement plus métallique que ce dernier. Et à vrai dire, plus décevant, du moins dans un premier temps.
Ben oui, parce que si les DRUDKH ont chargé les mélodies de ce « Microcosmos » pour le rendre oppressant et lugubre à la fois, les ukraïniens n’ont pas omis de pondre des riffs ivols à souhait portés par une rythmique qui si elle n’est pas à fond les manettes à tous bout de champs, reste suffisament véloce pour faire penser à l’auditeur lambda qu’il a simplement affaire à dut Raw Black tout juste mélodique. Mais que nenni, puisque les DRUDKH ont malicieusement apprêté les six titres qui composent ce « Microcosmos » de façons a ce que les bridges lents et ambiants se le disputent aux riffs lourds et ivôl que même mon collègue rédacteur Prout y fait pas mieux. Cerise sanglante sur la foret obscure, le combo qui sent les fagots se tente même à des petits solos de gratte plutôt bien fichus.
Mais ya pas à dire, ce que le groupe manie le mieux, ce sont les ambiances sombres qui explosent lentement, comme il le prouve sur « Everything Unsaid Before » ou encore sur « Decadence », les deux petits bijoux de l’opus. Un mot sur le mixage, plus que correct, il laisse la part belle à la basse, qui domine littéralement tant par son talent que sa présence (« Distant Cries Of Cranes »).
Le gros point faible de l’album reste finalement son accessibilité. Sa difficulté d’écoute risquera de faire perdre des auditeurs potentiels de ce formidable groupe qu’est en train de devenir DRUDKH et qui, épaulé par Dame Season, se donne toutes les possibilités afin d’écrire une fort belle jolie légende.
A écouter dans tous les cas, en avant mauvaise troupe !

jeudi 6 mai 2010

Oh My Gore !

Salut toi.

Y'a un truc que j'avais oublié de te dire. Depuis peu, je fait également parti de la team de ce superbe site qu'est "Oh My Gore !". De fait, tu trouveras sur le site des critiques par ma plume numérique d'oeuvres aussi sanglantes qu'inoubliables.

Comme par exemple cette critique du Jour de la Bête.

Bien à toi.

lundi 26 avril 2010

OIl Carter - Something Starts Here



D’entrée, les OIL CARTER placent la barre très haut. Outre le son parfait et d’une grande qualité pour une « démo » , la puissance de la voix du chanteur (Tof) est stupéfiante. 

Son charisme envoutant va promener l’auditeur tout au long des compos qui parsèment ce « Something Starts Here ». Et que des compos aux riffs méga chiadés et pour certaines déjà cultes (aaaaaaah, cette intro sur « The Bitch Along The Highway ») par un groupe de fans toujours grandissant.

Du panache, de la fougue, donc, mais aussi une efficacité hors-pair puisque les compos entrainantes en diable ne cesse d’arriver tout au long de l’écoute. Rapidement, il est évident que nous avons à faire a des musiciens qui connaissent leur sujet (et un batteur probablement fou) et que si cette « démo » n’est censé que donner un bref aperçu du talent du groupe, on aura hâte d’entendre un vrai album.

Toujours a la croisée du rock / hard rock burné à la MOTORHEAD avec ce petit quelque chose en plus de désinvolture, OIL CARTER nous offre donc un petit bijou que tout fan de Stoner se doit de posséder impérativement tant la prestation du groupe est impeccable.

Fianlement, cette « démo » qui n’a de démo que le nom prend des allures de vrai premier album pour le petit groupe de stoner qui gageons le n’a pas fini de faire parler de lui. A suivre de très près, bière à la main et whisky dégoulinant le long de la barbe.

Cochon qui s’en dédit !

Note : 17/20



La chro de Oil Carter est ici
Lien

mardi 9 mars 2010

Blog du Detective Adams


Quartier Nord. Jour.

Paris III n’est pas une jolie ville, dans le sens communément admis. On ne s’y sent pas bien. Je n’aime pas cette ville. Je n’aime pas mon quartier ni ses habitants. Il faut reconnaître que le seul avantage de Paris III est la protection que la ville offre vis-à-vis de l’Exterieur. Oh, bien sûr, je pourrais avoir vécu à Paris II, et faire comme tous ces nostalgiques qui regrettent encore la seconde ville. Mais c’est ainsi.

Ma boite d’anti-Sommeil est bientôt vide, il va falloir que j’aille en racheter a la pharmacie. L’anti-sommeil m’aide a poursuivre mon travail sur plusieurs jours, voilà bientôt deux jours entiers que je n’ai fermé l’œil. Très pratique quand la personne a suivre possède également ce psycho-actif sur elle.

Ya une Marilyn Monroe qui m’a collé aux basques tout l’après-midi. Avec mon manque de sommeil conjugué à un Fly78 gobé le matin, je ne savais plus trop si je la rêvais ou si elle était réelle. Il semble cependant qu’elle se soit largement servie dans mon porte-monnaie. Comment a-t-elle fait son coup ? Je ne sais pas. Peut-être est-ce une bande organisée ? Peut-être était-ce réellement une hallucination et mon argent à été dépensé autre part ?
Toujours est-il que je n’ai pas suffisamment d’argent pour me payer le taxi-flotteur pour rentrer. Je vais devoir revendre le peu d’anti-sommeil qui me reste pour rentrer chez moi. Et le pire dans tout ça c’est que l’affaire sur laquelle je travaillais me file entre les doigts. Ma cliente m’enlève le dossier.

Bon, je rentre chez moi, et je m’avale un peu de BlagueH47, ça devrait me faire oublier toute cette merde un moment.


Journal vocal du detective Adams, entrée du 10 Mars 2045.
Jour

mercredi 17 février 2010

Dead Set : Envoyez 1 au 666 666 666


Salut toi.

Je viens de terminer mon visionnage de Dead Set. Ces impressions sont donc à chaud.

D'abord, qu'est-ce que Dead Set ?

Et bien, c'est une "mini-série", comme il en fleurit tant. Jusqu'a ce matin, ma série préférée était dans ce genre là et c'était "Lost Room" -je t'en reparlerais... un jour.... Dead Set est donc une mini-série anglaise de 5 épisodes formant au total un programme de 2 heures.

Mais surtout, Dead Set est la rencontre improbable de deux univers : la télé-réalité et les zombies.

T'affoles pas, je m'explique :

Alors que se déroule en angleterre la nouvelle saison de "Big Brother", une infection éclate alors qu'en fait tout le monde se demande... "Mais qui sera donc nominé ?".

Dis comme ça ça a l'air marrant (c'est vrai qu'ils auraient put en faire une parodie) mais en fait pas du tout. Alors que les zombies s'entre-dévorent, les candidats ayant pris conscience qu'ils se passent quelque-chose dehors se rendent petit à petit compte que leur emprisonnement est en fait l'unique raison de leur survie alors que la chaine passe en direct l'émission non-stop.

Enorme mise en scène et acteurs charismatiques en diable (mention à Davina McCall, la présentatrice vedette de la véritable émission sur E4, qui diffusa également la série), les codes du genre arrivent tous un par un et sont tous respectés a la lettre, avec hommage aux oeuvres de Romero (aaaaaah cette expédition sauvage au supermarché), avec un adversaire, une menace, un lieu, bref, tout ce qui est nécessaire à un huis-clos bien que la série n'en soit pas un...

En effet, nombreuses sont les scènes qui se déroulent à l'extérieur. Le spectateur sera donc appelé a suivre le destin -évidemment tragique et violent- de quelques survivants non concernés par l'émission hors des studios. Beaucoup ont de supers plans, des idées bien arrêtées sur pleins de points mais -je ne crois rien vous gacher- tout leurs petits espoirs se réduira a un joyeux bain de viscères et d'os broyés (surtout ceux du crâne, étrangement).

Doonc, fatalement, la série s'attachera plus à nous décrire le combat des candidats de Big Brother, faute d'autres témoins. Si jamais une invasion survient, postulez donc à TF1, vous gagnerez quelques jours...

Ouais, bon... Bref...

Les 5 épisodes qui forment ce petit bijou vous conduiront donc à travers les méandres de la fin du monde vu par Big Brother, jusqu'a sa fin inévitable, en multipliant les coups de génies, les références (Day Of The Dead, Dawn Of The Dead, 28 semaines plus tard, Diaries of The Dead et bien d'autres) et en régalant tout ceux qui ne comprennent rien à la télé réalité.

Quoi de mieux qu'un zombi pour savoir qui sera éliminé pendant le prime ? Hmm ?



Difficile de dire sans rien gacher ou se perdre dans des méandres pseudo-cultureux pourquoi la série est si bonne. Critique de la télé grand spectacle ? Hommage au genre ? Plans de maîtres (la caméra s'affole dans les plans d'actions mais, paradoxalement, la lecture de chaque scène est sans équivoque) ?

Sans se prendre la tête, disons que la série tape où il faut en grattant où ça fait mal... quelque part entre l'estomac et le pancréa, juste là où le sang est un poil plus noir qu'ailleurs.

Et où ça tâche.

Bien à toi.

Huuuuuuuuungryyyyyy

lundi 15 février 2010

Manowar - Gods Of War Live



Dire que j’avais perdu l’essentiel !

Dire que cela faisait au moins deux ou trois mois que je ne m’étais plus fracassé la tête a coups des premiers MANOWAR.

C’est comme ça, c’est la vie, les anciens chouchous laissent la place aux nouveaux venus. Les RUN OF LAVA, les ENSIFERUM ou les PIN-UP WENT DOWN avaient désormais pris les priorités dans mes enceintes. Bon, bien sur, je me passais parfois un petit « Mountains » ou « Each Dawn I Die» de derrière les fagots.

Il aura fallu juste un album, le décevant « Gods Of War » pour que les Kings Of Metal n’aient plus la primeur dans ma tracklist fétiche.

Dieu de l’Acier, comprend moi. Le boulot de chroniqueur est exigeant. Dieu du Métal, pardonne-moi, le temps passe trop vite, trop rapidement et les nouveaux groupes sont trop nombreux.

MANOWAR m’avait déçu et le temps de me retourner, c’était des trucs du genre d’ « Iron » d’ENSIFERUM qui tournait sur ma platine fétiche, et plus « Battle Hymns ».

Bien mal m’en prit.

Voici donc venu tel un messie le nouvel album des MANOWAR. Un double-live sobrement intitulé « Gods Of War Live » qui tombe à point, tant le dernier opus des Kings avaient déçu même les fans les plus hard-core. La nouvelle orientation choisie par DeMaio et sa bande laissait craindre le pire pour les anciennes compos des américains.

Et pour fermer la gueule à tous les traîtres du métal, les MANOWAR ont choisit de commencer les morceaux de ce live intégral en ne piochant que dans leurs anciennes compos, en privilégiant la puissance, la puissance, la PUISSANCE !

Ainsi, c’est en jouant a toutes berzingues des titres comme « Manowar », « Gloves Of metal » ou encore le fabuleux « Each Dawn I Die » que MANOWAR vient en live pêter la tronche de mon cousin Martin.
La seule accalmie arrive avec l’intro de « Mountains », bien évidemment, avant que le groupe ne recommence a enflammer le public, accompagné de claviers de toutes beautés. Une tuerie enchainée à une autre, « The Oath » ultra boostée et réarrangée aux claviers là aussi, comme la quasi-totalité dans anciennes compos exécutées!

C’est quand le solo de DeMaio sur « Son Of William’s Tale » s’enchaine sur « The Gods Made heavy Metal » que le live prend toute sa mesure.
C’est quand le public hurle, quand ces hurlements ponctuent le rythme du solo pour rejoindre celui de la guitare, suivit de prêt par la batterie qu’on comprend toute l’importance de la scène pour le groupe. Et quand, finalement ce mélange incroyablement humain explose pour faire l’introduction du morceau on touche enfin une infime partie de la vitalité fantastique qui remplit ce live d’un bout à l’autre.

Edifiant ! Une incroyable leçon pour la totalité du milieu !

Niveau morceaux et tracklist, la nouvelle fournée ne prend pied qu’a partir du second cd, même si on remarque des morceaux comme « Call To Arms » ou « Warriors Of The World United » sur le premier cd. Une sacrée démonstration et une réappropriation à tous les niveaux pour les Kings Of Métal.

Ce qui ne parait qu’anecdotique sur le premier cd (c'est-à-dire la puissance incroyable du son) prend un tout autre intérêt sur le second cd, puisque c’est à ce moment que les nouvelles compos gagne en poids brut ce qu’elles perdaient en studio. On se surprend a re-découvrir des morceaux qui tabassent tels que « Gods Of War » ou « Sons Of Odin ».

Tout n’est pas parfait, bien évidemment. Comme le live n’a pas été retouché, il y a des fautes, même minimes, des tempos qui s’emballent, des solos qui commencent trop tard ou trop tôt, mais c’est du live et rien n’est réellement marquant à ce niveau.

Le son –j’en rajoute une couche- est incroyable, même (et surtout) pour un live, on remarquera que les claviers sont laissés en retrait par rapport à la totalité du reste (le public en premier lieu). Mais en gros, sur la table de mix ça devait donner du « tout au taquet, a fond, a fond, a fond ».

Petit regret également au niveau des titres, où j’aurais aimé entendre « The Dawn Of Battle » et le petit dernier, le « Die With Honor » dont le single à été distribué gratuitement lors du Magic Circle Festival.

Alors je pourrais conclure en disant simplement que ce double cd est très certainement le meilleur live jamais pondu au monde. Mais je ne l’écrirais pas, uniquement parce que mon devoir de réserve de chroniqueur ne me le permet pas.
Je ne l’écrit pas. Mais je le pense très fortement.

Et c’est à présent l’heure de conclure cette chronique, en m’agenouillant devant cette nouvelle offrande faite à la reine des musiques.

« Glory. Majesty. Unity.
Hail. Hail. Hail »

Imm3moria : au pied du mur

Salut toi.

Ouais, je sais, on me demande souvent ce qu'il s'est passé avec Imm3moria. Alors, sache le ici : non, je ne me suis pris le chou avec personne. Je n'ai détesté personne et j'ai laissé sur le site beaucoup d'amis (qui ne le sont -apparemment- plus, mais bon, passons).

J'ai simplement voulu tourner la page, comme je le disais. Voir si l'herbe est plus verte sur le près d'en face.

Je crois que ce qui gène tant, c'est le fait que nous nous soyons expliqués, avec les gars de la rédac, en interne, et que rien n'a été dit sur le forum public.

Histoire de jouer la transparence, je joint ici, le texte que j'avais envoyé en intra. J'insiste sur le fait que je suis très fier d'avoir participer a l'aventure. J'ai vraiment aimé Imm3moria, sa rédaction, ses aventures, l'appréhension des interviews et les galères de concert.

J'espère juste que les autres membres de la rédaction gardent le bon coté de ces souvenirs, comme je le fait.

----------------------------------------------------------------------------------

« Sur une échelle de temps suffisamment longue, la durée de vie de toutes choses retombe à zéro ».

J’ai toujours beaucoup aimé cette citation de Fight Club. Non seulement parce qu’elle est atrocement véridique et aussi parce qu’elle reflète un mal de vivre à la fois stigmatisant et nécessaire.

Et oui, toute chose s’arrête un jour ou l’autre, et aujourd’hui, ce post vient signaler l’arret total de mes fonctions au sein de la rédac d’Imm3morioa mais aussi de celles de Manus qui partage avec moi cet écrit, son post et les responsabilités qui en ressortent.

Ouais, ouais. Je vous voit déjà vous énerver contre nous, vociférer la bave aux lèvres en nous traitant de tapettes, de connards ou encore d’emo (ouais, enfin, faut quand même pas pousser là) ou bien vous en battre l’os du tibia gauche, en toute simplicité. Mais, mes chers amis, confrères et néanmoins compatriotes qui cherchent en vain un sens a cette phrase, les faits sont là.

Je part. Manus aussi. Point.

Alors, ouais, je pourrais déblatérer des heures sur ce qui motive nos départs mais ce serait faire un bien long post et accorder bien de l’attention a un fait insignifiant qui n’en réclame pas tant. Je vais plutôt exposer ce qui NE nous motive PLUS : le webzine.

Oui, je sais, ma contribution, machin, ce qui a été fait tout ça… Je parle en mon nom, mais, bien évidemment que tous les éditos, les chro, les live reports et les entretiens que je devais au zine peuvent etre gardés. Même ce qui a été fait sur le forum, même ce qui a été fait en intra pour le retour du site. Ca ne me dérange aucunement.

Je me réserve le droit, cependant, de faire profiter d’autre zines potentiels de mes écrits sur des enregistrements m’appartenant (bon, yen a pas des masses peut être, mais je pense que c’est mon droit le plus strict).

Ya eu des bons moments. Yen a eu des moins bons. Je ne regrette rien et j’espère que vous non plus.

Maintenant, Imm3moria, Je te fais un dernier adieu avant de prendre ma pelle rouillée et de te recouvrir de cette terre que j’ai tant foulée.

On se revoit en Enfer !

----------------------------------------------------------------------

INTERRIA // MCD 2006


De prime abord, INTERRIA donne une impression de rigueur, de modernité et de perfection. Un son épuré de tout grain, une voix claire et des compos (téléchargeables gratuitement en ligne) bien carrées. Rigueur jusqu'à la pochette, d’un blanc immaculé, simplement orné par des ajouts graphiques angulaires. Rigueur, modernité et perfection.

Mais pour écouter ce mini-opus prometteur il nous faut tout d’abord faire très attention. Après avoir pris une bière (blanche, de préférence, comme la Blanche De Chambly) et avoir mainte fois tourné le boîtier devant nos yeux curieux, il faut mettre les choses au clair.

De deux choses l’une.

Ouverture d’esprit tout d’abord. Il en faut pour aborder INTERRIA de la meilleure façon. La formation française officie dans un registre délicat, celui du Metal Industriel mâtiné de sauce électro. Et pour corser le tout, INTERRIA s’offre les services d’une chanteuse à la voix claire et mélodique (l’ex-Dying Tears : Jennie Signorino).

Fraîcheur ensuite. Oui, fraîcheur. Le Métal Industriel que nous offre INTERRIA est rafraîchissant, et ce, dès les premiers riffs de Mindustrial. Voila ce que vous allez découvrir dans ce mini cd.

Mindustrial est sans conteste à mes yeux le meilleur morceau de l’opus. Une attaque a base de riff agressifs accompagnés de sons électroniques savamment distillés. La voix de Jennie Signorino est claire, posée et très travaillée. Elle se greffe parfaitement au premier morceau du mini opus. La compo est très bien pensée et fait penser a certains morceaux de Mass Hysteria. Riffs agressifs donc, mais mélodie vocale accompagnée par une seconde voix très agréable. Le tout pour terminer sur une note positive. Renaître de cet enfer. Sortir. Respirer. C’est a cela que fait penser Mindustrial.

L’électro est maître de l’introduction du deuxième titre, « L’Impact ». Jusqu'à l’arrivée des riffs, là encore suffisamment agressifs pour ne pas être laissés de coté.

Jennie Signorino prouve ici qu’elle sait chanter sur plusieurs registres. En effet, malgré sa voix mélodique et une ligne de chant plutôt restreinte, la chanteuse tatouée se dépatouille a merveille de ce morceau combinant le français et l’anglais et s’en tire avec les honneurs tandis que la musique et en constante évolution en arrière plan. Entre les riffs et les claviers de Julie Henau (ex Dying Tears là encore) qui cartonnent, le bridge très bien pensé et la conclusion, il est difficile de savoir ce qui est le plus agréable dans ce morceau.

Le troisième titre, « Splendide unité » est partagé entre le calme des couplets et l’agressivité des refrains ou les guitares de Xavier Defonte (ex 7Th Nemesis) et Stef Montiel (ex-Dying Tears) s’en donnent a cœur joie. Je déplorerais juste que ce morceau fait la part belle a l’anglais (même si la langue de Molière est présente par instant) alors que le groupe se débrouillais très bien avec le français uniquement. « Splendide Unité » est également la compo la plus construite de l’opus. Ce n’est pas pour nous déplaire.

Le chronique ne serait pas complète si je ne mentionnais pas la splendide introduction d’ « Abrasif ». Le morceau lui-même attaque sur la voix qui nous entraîne jusqu'à un pré-chorus de toute beauté exécuté a la guitare. Le refrain explose dans le chaos engendré par INTERRIA. Le groupe prouve ici qu’il assure. Difficile encore une fois de départager ce qui est le plus plaisant a l’oreille. Tous les musiciens s’en tirent avec les honneurs.

Du très très bon. Notons l’excellente prestation de Franck Metayer (Ex- The Old Dead Tree) sur la majeure partie du morceau. La partie rythmique (qui comprend également Fabien Calmont) y est d’ailleurs mémorable. Le bridge calme explose brusquement dans une mélodie emmenée, là encore, par Jennie Signorino qui se relève être une chanteuse pleine de ressources.

Un très très bon début finalement, en espérant un album qui prouvera que les INTERRIA savent innover même dans leur propres compos car si ces quatre titres là sont très bons de toute évidence, ils se révèlent trop peu contrastés au fur et a mesure des écoutes. INTERRIA reste un groupe très prometteur. Gageons qu’il faudra garder un œil sur eux, car leur envol ne serait tarder.

vendredi 12 février 2010

ABYSSE // Eights Hour Before Dawn


Hop, la démo d’Abysse est enfin dans ma boite aux lettres. Mont-joie !


Le groupe de Maine-et-Loire est né fin 2004 sous l’impulsion de 4 amis voulant faire de la musique, et c’est deux bonnes grosses années aprés que le groupe enregistre  « Eight Hours Before Dawn » , la présente démo, contenant 8 titres. Au menu, de l’expérimental flirtant avec le progressif (et un peu avec le Death m’est avis) et pas de chant. En effet, si le groupe délivre sur scène tout le contenu musical acquis, il est également à la recherche d’une partie chant.


Ouais, ouais, bon. Une Leffe 9 pour m’écouter ça. Hop.

La mélodie délivrée par le groupe est vraiment très efficace, c’est la première constatation quand débarque «  Full Moon », le morceau d’ouverture de la démo. Ouais enfin, avant que la gratte soit rejoint par la batterie et les autres instruments, moment où on se rend compte que le son est vraiment pas génial. Mais bon, c’est une production maison et donc on oublie vite ce genre de détail. Surtout devant la qualité des compos du groupe. Car en effet, si «  Full Moon » commence sur une mélodie lente et captivante, c’est pour mieux exploser par la suite. Les riffs s’affolent, la composition change plusieurs fois de tempo, nous fait découvrir plusieurs paysages avant de retomber sur ses pieds. 

Abysse tente de délivrer un contenu émotionnel fort en exprimant un métal ambiant et expérimental et y parvient plutôt bien.

Schéma apprécié et manié avec brio par le groupe, la composition mélodique qui éclate soudainement leur est visiblement cher au cœur «  Maladive et Cérébrale », « Simple Exécutable », « La mémoire de l’eau » mais les riffs énervés entrecoupés de mélodies claires également («  Luxure » )Si «  Promesses) » nous entraîne avec des riffs orientaux, elle nous rappelle aussi quelques morceaux du groupe culte Death. 

Les riffs et les bridges sont la dessus assez conséquent je trouve. «  Shaman ) » clôture l’opus d’une façon simple et efficace, avec un riff brutal et une batterie omniprésente.


Si ABYSSE se dit actuellement a la recherche d’un chanteur, je pense vraiment que le groupe a beaucoup d’ambition et de possibilités, et l’absence de cet élément pourtant important ne se fait pas sentir. 

Les compositions sont efficaces et bien pensées, les riffs suffisamment entraînants et les musiciens très a l’aise (surtout Sébastien )qui écrase de nombreux batteurs amateurs). Cette démo est donc inévitable (et gratuite au téléchargement, sur ce lien ). La formation, elle, est à surveiller de très très près en attendant son explosion, imminente.

lundi 8 février 2010

DOMINE - Emperor Of The Black Runes



Je l'ai souvent dit, mais moi, je suis très sensible a la cover et a l'interieur des opus que j'ai l'honneur de chroniquer.

Puis - et je l'ai déjà dit également – il suffit parfois d'un rien pour faire d'un banal opus un véritable bijou.

Prenons par exemple cet opus « Emperor of Black Runes » de DOMINE, excellent groupe de Heavy Italien connu pour sa passion dévorante de l'Heroic Fantasy.

Evidemment, la cover ne parlera peut-être pas au premier venu. Mais si on veut apprécier a sa juste valeur cet opus, il nous faut l'analyser.
Et oui, car si ce qui peut ressembler -de prime abord- a un vague guerrier elfe un peu stone est en fait une représentation d'Elric de Menilboné, héros tragique du cycle écrit par Morcock et dont la lecture ne vaut que si elle est accompagnée par la lecture des autres cycles du Héros Eternel, notamment celui de Corum.

Mais revenons a Elric, dernier descendant d'une lignée royale, régnant sur un pays renfermé et sur un peuple imbu de lui-même, les menilbonéens. Elric, dernier détenteur d'une magie dangeureuse, risquée mais également très puissante, parcourt le monde a la recherche de son identité, de sa vraie nature qu'il ne reconnaît pas chez ses pairs.

Dans le monde violent des Jeunes Royaumes il sera accompagné de son éternel compagnon, Tristelune mais surtout -et pas des moindres- de Stormbringer, épée démon runique dotée d'une personnalité propre, buvant l'âme des adversaires d'Elric et lui transférant leur force (représentée également sur la cover). Et c'est là que c'est marrant puisque qu'Elric, jeune homme très malade au sang faible ne pourra jamais se défaire des dons vitaux de son épée maudite, tuant ses propres compagnons pour subvenir a ses besoins contre sa propre volonté, infligeant au jeune homme un véritable déchirement a chaque meurtre qu'il doit - en plus – offrir a son dieu Arioch, en hurlant la phrase culte «du sang et des ames pour Arioch».

Pourquoi je parle de ça ?
Parce que a la vue des titres et de la cover, il paraît évident que quelques notions d'heroic fantasy ne sauront pas de trop pour l'écoute de cet opus.

D'ailleurs, je me sers une Hobgobelin de ma reserve pour l'occase.

Musicalement, DOMINE domine son sujet (muahaha, elle était facile celle là), oeuvrant dans un efficace Heavy Métal sans concession, avè des envolées de solos qui pètent la cheutron a ton cousin Martin («Arioch The Chaos Star», «The Song of the Swords», ou encore «Icarus Acsending»). Si les gratteux honorent leur style de prédilection, il en est autant du chanteur, en mettant un bon crochet dans l'estomac plein d'un Dickinson ou d'un Adams, prouvant sa maitrise a de nombreuses reprises.
La qualité de la formation et de ses compos et tout simplement indéniable et devrait réellement contenter n'importe quel fan de Heavy Metal. Cet album, en tenant compte de tout cela est réellement un très bon album qui pète les rotules à mémé dans les orties fraîches du matin ce qui, et vous en conviendrez, est une bien jolie fin de phrase.

Mais c'est pas si simple.

Et c'est là qu'on aborde le sujet du « petit truc en plus qui tabasse », LE petit détail qui différencie cet opus et la grande, l'immense majorité des très bons opus de Heavy et de l'excellence faite disque. Et ce petit truc n'est -ni plus ni moins- que le morceau «The Aquilonia Suite».

Les plus fans d'entre vous auront probablement devinés qu'il s'agit d'un morceau consacré a Conan, héros barbare cimmérien qui naquit sous la plume d'Howard et dont il fut tiré un excellent film (et un navet qui lui fit suite) dans lequel joua l'actuel Gouverneur de Californie.

Mais, si les paroles décrivent le formidable destin de ce barbare devenu Roi, la musique elle, tout en restant dans un -très – efficace registre de Heavy Métal reprend TOUS les thèmes musicaux du film, composés par Basile Pouledoris pour les inclurent dans ce formidable morceau.

Attendez, je le re-écrit parce que même ainsi j'ai du mal a le saisir.

Ce morceau sur Conan reprend les thèmes musicaux du film Conan.

Des thèmes musicaux épiques, incroyablement efficaces et d'une redoutable qualité. Le morceau entier vous met une pêche incroyable pour peu que vous soyez adepte du Cimmérien.

Alors bien sur, je pourrais m'attarder sur l'indéniable qualité de «Forest Of Light», de «Battle Gods », de l'excellent «True Believer» ou de tout les autres morceaux de l'opus qui tous, tous sans aucune exception, hissent l'album au titre d'excellent opus de Heavy.

Mais je voulais réellement que lecteur lambda, c'est a dire toi, mon cher ami, comprenne l'excellente qualité de cette pièce dantesque qu'est «The Aquilonia Suite », véritable petit bijou qui trouve parfaitement sa place dans ce chef-d'oeuvre de Heavy Metal, a écouter a tout prix, que l'on soit adepte de Heavy ou simplement épris d 'Heroic Fantasy.

19.5/20