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lundi 14 novembre 2011

Cruachan // The Morrigan's Call

(Les parties en italiques sont de la chroniqueuse Cuchulain)

-« Cet album était très attendu c’est un fait, mais nous savions qu’il serait bon. Certainement parce que dans notre for intérieur on sait pertinemment que le groupe aura beaucoup de difficulté à nous décevoir. Et qu’il n’est jamais trop difficile de surfer sur une vague qu’on a contribué a lancer.



Je répète pour les deux du fond.



Cruachan est LA formation de Folk-metal. Celle qui a apporté le plus de pavés pour construire la route afin que les chariots de Finntroll, Ensiferum ou Korpiklaan puissent rouler a toute berzingue dessus. Faut quand même savoir que leur tout premier album date de… 1995 ! Ceci étant dit jetons nous en bavant sur la jaquette, non pas parce que la charmante créature représentant Morrigan y trône seins nus, mais bel et bien pour en apprécier l’artwork qui, comme tous les artworks de Cruachan, donne déjà une bonne ambiance de ce que recèle la galette. Entre un corbeau et un faucon, entre l’automne et le printemps, se dresse la fière déesse. Etrange image ?

Boah, elle est où ma bière ? Une Guiness, forcément, on se refait pas. T’en penses quoi, Cuchulain ? »



-« Après deux ans d'attente et la sortie de Pagan, revoilà les irlandais de Cruachan ! Au vue de leur dernière production on pouvait s'attendre à un album beaucoup plus orienté metal mais il n'en sera rien. Dès le premier morceau, le ton est donné. Shelob offre un départ tonitruant avec un black très "rentre dedans », mais rapidement s'en suit un passage où l'on retrouve les mélodies celtes festives entonnées par Karen. Le morceau sera dans son ensemble construit sur cette dualité, comme la majorité de l'album. Ton avis Groumph’ ? »



-« Ouaip, ça c'est bien dit. Shelob met une bonne grosse claque. Un black rapide et sans concession laisse la place a un de ces airs celtes qui a fait la réputation de Cruachan. Exit Pagan et ses errements. La musique de « The Morrigan’s Call » oscille sans cesse entre ces deux extrêmes tout en les maîtrisant parfaitement. L’ombre et la lumière, le black impitoyable et les envolées mélodiques celtes. Les grognements de Keith Fay et la voix claire comme le cristal de Karen Gilligan. Morrigan entre l’ombre et la lumière. L’aboutissement du groupe. »
Comme dans The Brown Bull of Cooley, un riff impitoyable, vite rejoint par des airs celtes, même si la place donné a ceux-ci est moins évidente par endroit, le bridge violent et rapide, on ne peut cependant se lever l’air du crâne pendant un bon moment.

Coffin Ships qui suit est un chouette interlude avec en fond le ressac de la mer sur lequel se greffe l’introduction a la guitare sèche et au violon de The Great Hunger. Les guitares montent lentement en saturation jusqu'à l’explosion par-dessus laquelle la voix de Karen Gilligan vole tranquillement. Jusqu'à ce que l’ombre reprenne sa place, et avec elle les hurlements black et la batterie folle. Le morceau le plus long de l’opus est par le fait le meilleur à mon sens.

Les mélodies et la gaieté nous reviennent cependant avec The Old Woman in the Woods, un morceau qui fait beaucoup penser a « Somes say the devil is dead » sur Pagan.  Tu veux un peu de ma bière ? Fais gaffe, je te reproposerais pas deux fois»



-« Oui, j'adore la Guinness, merci ! Je rajouterais que le groupe reprend ici une célèbre chanson populaire traditionnelle irlandaise »



« Le morceau se fait vite rattraper par « Ungoliant », un morceau nettement plus heavy que les autres. Comprendre « moins black metal », car, curieusement, la voix de Keith Fay en est absente. « The Morrigan’s Call », le morceau donnant son nom a l’opus, est un titre qui n’est pas s’en rappeler le début de « laï laï heï » de Ensiferum. Téir Abhaile Riú qui le suit de trés prés explose tout de suite avec un hurlement black avant de se faire rejoindre par les mélodies celtes. Wolf Tone a tout de l’hymne guerrier en puissance, introduction tribale en prime avant d’être rejoins par « The Very Wild Rover », ce vieil air irlandais accompagné d’un bon gros air de Death qui tâche. Etrange mélange mais qui marche extraordinairement bien.

Cuchulainn par conte reprend les droits de l’obscurité, en imposant un black bien saccadé, entrecoupé de parties mélodiques, pur produit de chez Cruachan, avant de conclure dans la plus pure tradition du groupe, les instruments saturés accompagnant les classiques. »



-« Sur « Cuchulainn » la musique suit très bien l'histoire très sombre comptée sur le morceau. »



- « Puis la formation n’explose sur le final Diarmuid and Grainne, véritable condensé de ce qui nous ait passé dessus pendant pas loin de quarante minutes. En plus bruyant.


Au final il me semble que « The Morrigan’s Call » est l’album de toutes les réussites. Deja parce qu’avec la vague actuelle de groupe de Folk-metal, plus personne ne peut plus ignorer les Cruachan. Juste retour des choses.

Ensuite car la formation arrive a plusieurs reprises a s’approprier les influences de bien d’autre formations de folk metal plus connues sans jamais les copier.

Et aussi finalement car l’éternelle dualité qui agite les compos de Cruachan semble tout a fait maitrisée, comme le laissait penser déjà « Pagan ». Non ? »


"En effet ! Tout a été assez bien résumé plus haut, je rajouterai juste que le groupe reprend au cinquième titre une célèbre chanson populaire traditionnelle irlandaise, mon collègue étant a ce stade trop saoul pour s'en rendre compte, même s'il ne l'avouera jamais.

Finalement Cruachan a abandonné les thèmes "pagan" pour retrouver la mythologie celte dans les thèmes abordés par les chansons, et que les influences celtes se font plus ressentir que jamais, la plupart des airs celtes étant parfaitement repris par Karen. C'est un album surtout à écouter dans une ambiance festive, mais pas tellement tout seul chez soit quand on recherche une musique pour rêver! »

(chronique réalisée pour Imm3moria)