Originaires d’Angleterre, la formation BURN DOWN ROME laisse filtrer peu d’info autour d’elle. Tout au plus sait-ton que en 2007 elle pondait un EP nommé « Faith In Liars Faith In Thieves », passé relativement inaperçu du coté hexagonal.
On y cause de Métal sous toutes ses formes, d'ambiance d'apocalypse, films, séries, jeux de rôle et jours de colère...
vendredi 19 novembre 2010
BURN DOWN ROME // Devotion
Originaires d’Angleterre, la formation BURN DOWN ROME laisse filtrer peu d’info autour d’elle. Tout au plus sait-ton que en 2007 elle pondait un EP nommé « Faith In Liars Faith In Thieves », passé relativement inaperçu du coté hexagonal.
NASHVILLE PUSSY // From Hell To Texas

HYSTHERESY // Insane Dreams
Difficile de dire ce qui conduisit Jenna Jameson sur le chemin du porno. Elle-même évoque très –trop- facilement les viols dont elle fut victime sans trop y croire, s’y penchant plus facilement pour la cause probable de son inclinaison au saphisme. Ce qui est sûr c’est que l’adolescente toxicomane friande de whisky «Jameson » est devenue un rapace aux dents longues et une féroce femme d’affaire, présente sur tous les fronts (elle possède même sa propre émission de real Tv). Après, on l’apprécie ou on la déteste mais le fait est qu’elle a su gérer sa carrière le mieux du monde.
Qui a dit « à l’Américaine » ?
Loin de ces considérations pseudo-philosophiques (voire idéologiques pour peu qu’on lise de près la biographie de la jeune femme, mais ne commençons pas à foutre la merde), Hystheresy, combo de Death Mélodique issu de l’Aube, nous offre un album pas piqué des vers, puissant et suffisamment mélodique dont un titre –et pas le moindre- est dédiée à l’actrice porno.
Revenons donc à nos moutons à pointes en s’ouvrant une bonne Bud de la réserve.
D’entrée de jeu, le Death Mélodique de HYSTHERESY (j’adore le nom, perso) s’avère très efficace avec ses riffs incisifs et ses mélodies très entrainantes (« Rise Of Pain », « Fetish », « Insane Dreams »). Si la guttu est peu présente, c’est pour faire la part belle à des lignes de chants plus construites, même si le chant manque parfois de puissance (ou de mixage).
Les ambiances, aidées de samples bien sympa et présents uniquement à cet effet (« Jenna Jameson Forever », bien évidemment, mais ils sont présents et du même acabit sur « Fucked By The Demon » et bien plus trippant sur « Insane Dreams ») sont multiples, l’univers du groupe oscillant sans cesse entre le bon gros délire de métalleux (« Fucked By The Demon ») et le trip plus sombre (« The Past, My Last », « Rise Of Pain », « Insane Dreams ») en faisant toujours de la mélodie son objectif numéro un ce qui, vous en conviendrez, reste un terme appréciable quand on parle de musique.
Les riffs, implacables et incisifs restent très efficaces mais le groupe excelle vraiment dans les envolées mélodiques, n’hésitant pas balancer un thème très entrainant et à le reprendre au milieu du morceau, délaissant la brutalité et les blasts au détriment de ces mélodies de qualité.
Le gros défaut de l’opus reste sa durée (seulement huits titres) qui en fait plus un maxi qu’un véritable album, m’enfin le groupe à au moins l’honnêteté d’en faire huit véritables titres (et pas six titres plus une intro, plus un outro, comme on le voit de temps à autre).
HYSTHERESY nous dévoile grâce à cet « Insane Dreams » de très bons cotés, qu’on aimerait bien connaitre davantage et un premier très chouette opus, à découvrir dans tous les cas.
7 WEEKS // All Channels Off
vendredi 22 octobre 2010
Sir [Headache] - A juicy Point Of View
mardi 19 octobre 2010
In Arkadia // Blind Oppression

Originaire de Lyon, IN ARKADIA avait déjà été laaaaargement remarqué grâce a sa première démo et surtout son premier opus, le très prometteur « Release The Shadow ».
Concentré de heavy/thrash, de mélodie speed, de riffs ravageurs et d’un certain sens de la composition, « Release the Shadow » portait sur le devant de la scène tous les espoirs du jeune groupe.
Après pas mal d’expérience et un membre –non-négligeable- en plus ( Edouardo, le bassiste), IN ARKADIA nous revient avec un très attendu second album , « Blind Oppression », porté par un nouveau label fondé par un des membres de la formation. Après m’être ébahi devant la superbe cover décrivant la mort d’un ange devant d’obscurs inquisiteurs cagoulés portant des stigmates cthoniesques (a vous de voir ce que sont des stigmates cthoniesques) et m’être servi une bonne Leffe de derrière les fagots je lance la galette.
Premier constat, assez rapide, le son est bien plus froid et calculé que pour « Release The Shadow », mettant en avant la batterie meurtrière de Florent. Préférant - avec aisance -aux mélodies prenantes les refrains hurlés, les riffs agressifs et les tempos effrénés. Deuxième constat : Théo s’est énormément perfectionné dans son chant. Bien plus agressif, frôlant la bonne vieille guttu propre au Death. Il porte ainsi haut l’étendard de sa formation à travers la route sur laquelle celui-ci se lance. Troisième constat, le ton est, vous en conviendrez avec tous les adjectifs utilisés ci-dessus et l’emploi a outrance du terme « agressif »- nettement moins mélodique que sur « Release the Shadow », conférant a l’opus –et donc, de facto, a la formation- un statut bien plus proche du Thrash Metal que ce que le laisser penser le premier opus.
Un changement de direction qui n’en est finalement pas un, évolution logique d’un groupe que tout pousse vers le haut. Sans délaisser les mélodies meutrières (« Cell Of Madness », « Dystopia ») la formation abats des cartes nettement plus venimeuses, des riffs plus directs, des compos plus brutales (arrivant toutefois a conserver une part de mélodie) mais tout aussi efficaces (« Adrenalin Drift », « Useless », « Preemptive Sidiate », « Psychic Simian ») tout en gardant ses envolées solistes de toute beauté.
Mentions spéciales a « Suck and Fuck » et a son refrain accrocheur et qu’on retient sans mal et a « Dystopia », morceau dévastateur a l’intro poutresque (étrange mot dérivé de poutre) et imparable, aux refrains mélodiques alliés à des bridges bourrinissimes a souhait. Clairement le meilleur morceau de l’opus.
« Blind Oppression » donne une nouvelle identité propre au groupe. Les fans ne manqueront pas de se procurer l’opus tant attendu alors que les curieux pourront tout de même jeter une oreille attentive au son donné par le nouvel IN ARKADIA. Ils pourraient être agréablement surpris.
In Arkadia // Release The Shadow

Lors de la rédaction d’une chronique, entre autres préparatifs (prendre une bière, s’isoler dans la salle a manger avec la sono a fond…), il est de bon ton de « coller » une étiquette sur le groupe dont il est question. Voila pourquoi cette présente chronique m’a donné du fil a retordre.
Heavy-Metal ? Certes, In Arkadia possède des mélodies, des rythmiques et des influences heavy, c’est indéniable. Mais pas seulement. Thrash ? Un peu aussi, tout comme le groupe lorgne du coté du Death. A défaut de mieux, on peut dire que la formation française officie dans le Heavy Thrash Mélodique, même si cela ne veut pas dire grand-chose et surtout, ne résume absolument pas ce petit bijou qu’est « Release The Shadow ».
Car du talent, de l’agressivité de l’originalité, In Arkadia semble en déborder. Passons outre la petite intro tendance Black « Stream of Oblivion » au synthé. Car dès « Ignition » c’est un déluge de mélodies Heavy très accrocheuses qui vous embarque au passage et ne vous lâchera pas de sitôt. Les gars d’ In Arkadia savent où ils vont, c’est sur. L’explosion est directe et ne se fait pas attendre.
Le chant de Theo (chant et guitares) est très marquant. Une voix demi déchirée, demi mélodique dont j’ai du mal a trouver une comparaison. Peut-être se rapproche t’elle a une moindre mesure du chant de Petri Lindoos (Ensiferum). Ce qui est sur c’est qu’elle reste longtemps en mémoire. Tout autant d’ailleurs que les mélodies qui parsèment cet album. Si « Ignition » annonce la couleur, on ne peut que s’incliner devant la qualité des musiciens (Seb a la guitare et Florent (impressionnant de maîtrise) a la batterie).
Si bien que dès qu’arrive « Somber Light », la formation ressert sa sauce de Heavy Thrash mélodique (j’aime bien ce terme au final) tout en arrivant a nous étonner encore. Ici aussi les mélodies servent les morceaux. Les solos sont très efficaces et très bien pensés, tout comme le refrain est entêtant « Unchain the Shadow in me ».
Le deja culte « Delirium Tremens » arrive sur ces entrefaites, d’une façon très sympa. C’est un titre sans concession, rapide et mélodique a la fois. Theo y joue de sa voix tout en restant fidèle a lui-même. Un très bon titre donc.
« Deadnightmare » est un titre que j’ai énormément apprécie (quand je commence a faire des headbangs tout seul dans ma salle a manger avec ma bière c’est que j’apprécie). Riff saccadés, mélodies guerrières tout y est. Mais ce n’est rien comparé au morceau suivant « Crusador » où là encore les mélodies sont entêtantes (notamment celle du refrain. « Can’t ever subdue, ignorance on you ».)
« Not enought Time » joue la carte de la ballade en intro. Le groupe commence a montrer ses limites ici. Gageons que mieux maîtrisé, ce morceau serait un vrai carton (surtout que dans la deuxième partie, le groupe prouve qu’il sait assurer en gardant ses mélodies). Pour un premier album, les trois lyonnais s’en sortent néanmoins très bien. Et « Not enought Time » a le mérite de varier l’ambiance de l’album. Ce morceau a donc tout à fait sa place ici , il relève la saveur de l’album parfaitement.
Retour aux riffs agressifs, à la précision de la batterie et aux mélodies avec « Crave » qui prouve que les In Arkadia sont pleins de ressources. Theo prouve qu’il sait user de sa voix sur des tempos plus recherchés que sur le début de l’album : « Yearns for beyond control, Contempt in your eyes leaves me wanting more.» dans une saveur proche du Death Metal.
Arrivée en mélodie de « Stormkeeper », un morceau bourrin, variant ses tempos et son chant avec une très bonne précision et un refrain très rafraîchissant (mention spéciale au chant clair de Theo.).
« BloodLust », le morceau au titre parlant, déboule en trombe, en efficacité et en violence. Les In Arkadia nous livre ici un morceau rapide et dépourvu des mélodies qui leur collent aux caissons depuis le début de l’opus. La réussite est automatique. La formation évolue là dans un Thrash/ Speed métal très réussi. Et nous étonne encore au dixième titre de l’album.
The Last Rain renoue avec les débuts de l’album, en y rajoutant toujours plus de mélodies et de maîtrise de la voix (Theo prouve encore son talent et sa diversité ici). Et l’album termine comme il a commencé, dans une explosion de mélodie et de vitesse, vous laissant le cul a terre, devant un tel premier album.
J’en reste encore pantois. Si la formation pêche par son inexpérience sur certains morceaux, c’est de bonne guerre. La formation n’a enregistré qu’une démo en plus de « Release The Shadow », ce premier album époustouflant, a mille lieux de ce que les autres formations pondent pour leur premier opus. Du talent déborde de tous les cotés, sur toutes les compos. La formation prouve sa maitrise et son originalité ici, faisant de « Release the Shadow » un album a écouter. Vous n’aimeriez pas rater la naissance d’une formation qui deviendra grande, ne ratez pas « Release The Shadow ».
29/09 // La Violence Thérapeutique
PYRO // Stab In The Back

PYRO // Stab in the Back
Il n’y a plus un bruit dans le bar. Il est vrai que c’est assez rare d’avoir encore des clients a cette heure tardive. Le bar en haut de la tour 64 n’a jamais jouit d’une grande réputation de toutes façons. Il y en avait de nombreux autres dans cette grande ville américaine.
Deux clients étaient tout de même accoudés au comptoir. Finement saouls, aussi bien l’un que l’autre, ils s’amusaient a se donner des défis stupides sous l’œil blasé et habitué du barman.
Le premier, un homme brun bien bâti portant habituellement des lunettes déclara a l’autre, d’un air endormi et joyeux a la fois :
« Ouais, ben c’est dit. Je saute par la fenêtre, je vole autour de la tour et je re-rentre par la fenêtre. On parie 100 dollars ».
Et l’autre, d’ajouter d’un air stupide, typique aux poivrots de comptoir un « Topons là » ridicule.
Alors qu’il allonge le billet de 100 dollars sur le comptoir, le brun saute par la fenêtre, vole élégamment autour du bâtiment avant de repasser par la fenêtre en atterrissant. Joyeux, il empoche ses 100 dollars durement acquis.
Le second reste un peu con. Finis sa bière et déclare brusquement en la reposant :
« Ben moi, je parie 200 dollars que non seulement je saute, je fait trois fois le tour du bâtiment, et je rerentre en faisant un saut périlleux », et du grand brun a ajouter bêtement : « Tenu ».
L’homme saute par la fenêtre… et s’écrase lamentablement 69 étages plus bas…
Le barman soupire, regarde le brun rire aux éclats et lui déclare :
« Quand même… Tu fais chier quand tu bois Superman »…
Chouette blague ; pas vrai ? Vous me direz, quel rapport avec le Metal ? Aucun ! En tout cas, pas plus que l’opus qui est censé être chroniqué sur cette page, le poussif « Stab in the Back » de PYRO , mais j’avais pas d’idée d’introduction, et tant qu’a chroniquer un opus de Rock, au moins vous voila déjà souriant.
Non parce que c’est pas ce brusque retour dans les années 70 qui va vous ravir. Entre les riffs vieillots qui n’ont d’inspiration d’AC/DC que le nom, le chanteur qui est certes dans le ton, mais c’est bien le seul avantage qu’on peut lui donner et la batterie que je me demande vraiment si elle est montée en entier (on n’entend que la grosse caisse et la caisse claire), vous trouverez votre bonheur… si vous êtes fan du rock d’AC/DC. Et encore, les premiers albums, et les chansons les moins speeds tout en étant les plus longues. Ben oui parce que je ne doute pas de la sincérité du groupe qui a pondu ça, ils sont sûrement très pro, très honnêtes et super sympa comme pas deux, n’en doutons pas, mais le soucis c’est qu’on a pas forcement le courage d’écouter ce truc en entier tellement cela s’avère plat et sans grande inspiration. Le pire c’est que cela est présenté comme teinté de Heavy Metal. Je me marre. Non en fait je pleure. Mais bon passons.
Oui, on m’avance le nom d’AC/DC, je veux bien. Mais les AC/DC je les possède déjà, et je préfère me rabattre sur ces albums, inspirés et pleins d’énergies plutôt que sur un de leurs clones.
Ah oui sauf sur le son, qui est vraiment représentatif de l’époque, celle ou il y avait pas de logiciel de retouche de son par exemple. N’en disons pas plus je pourrais devenir méchant, et je ne le veut pas car comme je le disais, le groupe parait vraiment sincère et ça fait presque peine d’écorcher le cd ainsi.
C’est pas que c’est foncièrement mauvais. C’est que rien ne poussera l’amateur a s’acheter ce truc plutôt que de se rabattre sur ses vieux cd. Euh… cassettes… Euh… vinyles…
Bon allez, pour rattraper le coup, la plupart des riffs sont inspirés (« Someone »), mais pas du tout mis en valeur. Avec un meilleur son je suis sur que le groupe saurait vraiment montrer ce dont il est capable.
L’opus est plutôt correct pour ce style de musique (si on vit en 1975 a peu près) et le son est… authentique. Très authentique. Et probablement que un ou deux nostalgique de l’époque jetteront une oreille attentive a l’opus en pleurant sur la mort de Bon Scott . Mais si c’est le cas, c’est probablement pas sur ce site qu’ils viennent lire les chroniques de leurs cds favoris. Faut rester logique. Tout comme une note donné par un webzine de Metal . Pas de Rock .
On a beau dire, il parait que Pyro ça vaut grave le coup de les voir sur scène. Comme quoi ils n’ont pas tout raté. Même pas la poubelle pour le coup.
Hop, 3 points.
dimanche 10 octobre 2010
SKILTRON // The Clans Have United

lundi 4 octobre 2010
MALEFICES // Entities

Issue des Royaumes-Unis, MALEFICE est présenté comme étant la révélation Metalcore du moment par son label, l’excellentissime ANTICULTURE (qui nous a pondu tantôt le cultissime opus des
THE SENSELESS dont je ne me suis toujours pas remis).
Moi je suis pas chiant comme mec. Si les gars d’ANTICULTURE nous promettent du gros, je veux bien les croire.
C’est comme ça.
Vous me direz « Oui, mais c’est leur boulot de vanter les mérites de leurs groupes ». Certes mon bon ami, certes. Mais on cause ici, d’ANTICULTURE, qui sont réputés, à l’instar des soirées de l’ambassadeur, pour que c’est pas de la merde.
D’ailleurs, la cover est plutôt sympatoche, même si bien sobre. Dans une forêt en train de subir un incendie, un arbre trône, invulnérable aux assauts des flammes.
Joli concept. Y’aurait un truc philosophique là-dessous que ça ne m’étonnerait qu’a moitié. En même temps si on commence a philosopher en brutal/metalcore, on en est pas sortis.
Toute la cover et les photos sont en dégradé de gris, à la notable exception des flammes. C’est classe. C’est beau. Ca fait stylee.
M’enfin bref, après avoir minutieusement scruter les moindres détails de la cover et avoir jeté mon dévolu sur une Beamer, je balance enfin le son.
C’est après une courte introduction calme (« Empirical Proof. Part 1 ») que l’explosion arrive. Déchaînement de riffs et de batterie alliés a une voix gutturale alternant avec des hurlements aigus. Force m’est de constater tout de go la maîtrise du groupe a la qualité du son, tout bonnement énorme. Si les riffs sont efficaces, la structure de composition reste classique. Le groupe prouve avec « Risen Trought The Ashes », ce premier titre sympa comme un pit-bull, sa maîtrise du sujet.
Soit.
Si « Into a New Light » démarre sur les chapeaux de roués et porte clairement l’influence d’In Flames, la composition se révèle plus lourde que la précédente mais tout aussi efficace.
« Dreams Without Courage » se démarque enfin avec une partie chantée a la voix claire et un bridge strictement heavy. Le groupe fait ici preuve d’une ouverture étonnante pour un premier opus, cela lui donne un plus non négligeable.
« History Repeats » se démarque lui aussi avec son refrain scandé par une foule et reste globalement un de mes morceaux favoris, tout entraînant qu’il est.
« Traitor to All you Know » commence avec une mélodie qui va crescendo pour nous offrir finalement un morceau plus mélodique que les autres, même si le groupe retombe bien vite sur ses pattes. N’empêche, on ne peut lui retirer son envie d’expérimentation.
Sur « Horizon Burns » (Tiens ? Un rapport avec la cover ?) un chant sombre se greffe sur une mélodie calme avant d’exploser a la façon dont le groupe nous avait habitué. Vous avez dit « In Flames » ? Boah, avouons le ici, il y a clairement dans l’opus des passages où l’influence n’est pas totalement digérée.
Passé « Empirical Proof, Part 2 » (qui reprend le thème de l’intro), « As Skies Turn Black » et « A World Decreased » reprennent le principe de « Horizon Burns », et restent des bons morceaux également.
« Nothing Left » lui par contre lorgne plus du coté des premières compos de l’opus et renoue avec un brutalcore bien plus agressif et moins mélodique, tout comme le morceau final, « Bringer of War », exécuté avec brio mais ne se démarquant pas plus que cela.
Et c’est bien là que le bat blesse. MALEFICE est un bon groupe, très inventif, avec des compos efficaces, des passages très entraînants et un mixage frôlant la perfection, même si rien n’est transcendant dans cet album. Bon, d’accord, peut-être que la promotion du groupe les met un peu dedans également, mais c’est un autre débat.
De fait, MALEFICE signe ici un opus qui rempli honnêtement ses engagements.
C’est déja ça.
Alors , MALEFICE est vraiment la révélation du moment ?
Sans doute.
Mais on va dire que c’est uniquement car en ce moment, le genre est plutôt calme…
lundi 30 août 2010
HANTERNOZ // Metal Rozh
Ouais, mais pas a moi.
Moi j’aime bien que les albums que j’écoute aient un bon son, pas un truc qui semble être enregistré a l’arrache dans les toilettes d’un pub irlandais quelconque. Boah, c’est un avis personnel, bien sur –comme toute cette chronique- mais c’est vrai que j’accorde de l’importance a ce point. Hors, HANTERNOZ, c’est avant tout un son authentique. Le chant n’est pas forcément super audible et la batterie est presque effacée alors que les grattes sont bien mises en avant (et c’est pas plus mal parce que les riffs et les mélodies du groupe sont bien sympas).
En gros, si je devais comparer a du TROLLFEST (j’en reviens toujours a ce groupe mais l’ambiance qui se dégage de l’opus rappelle férocement celle-ci), là où les trolls sont criards et féroces les lignes de chant d’HANTERNOZ sont criardes et poussives. Mais bon, c’est un style, et il en vaut bien d’autres probablement, alors que la batterie, si elle est correcte la plupart de l’opus se plante complètement a certains moment, cassant tout le rythme sur certaines compos. C’est dommage car ca plante un peu le truc. D’autant plus qu’avec le son pourrave, on a plus l’impression d’avoir affaire à une batterie de cuisine (incluant bidon de javel vide, fourchette, casserole, grosse cuillère en bois et passoire).
lundi 9 août 2010
The Martins
mardi 3 août 2010
DRUDKH // Microcosmos
jeudi 6 mai 2010
Oh My Gore !
Y'a un truc que j'avais oublié de te dire. Depuis peu, je fait également parti de la team de ce superbe site qu'est "Oh My Gore !". De fait, tu trouveras sur le site des critiques par ma plume numérique d'oeuvres aussi sanglantes qu'inoubliables.
Comme par exemple cette critique du Jour de la Bête.
Bien à toi.
lundi 26 avril 2010
OIl Carter - Something Starts Here

mardi 9 mars 2010
Blog du Detective Adams

Quartier Nord. Jour.
Paris III n’est pas une jolie ville, dans le sens communément admis. On ne s’y sent pas bien. Je n’aime pas cette ville. Je n’aime pas mon quartier ni ses habitants. Il faut reconnaître que le seul avantage de Paris III est la protection que la ville offre vis-à-vis de l’Exterieur. Oh, bien sûr, je pourrais avoir vécu à Paris II, et faire comme tous ces nostalgiques qui regrettent encore la seconde ville. Mais c’est ainsi.
Ma boite d’anti-Sommeil est bientôt vide, il va falloir que j’aille en racheter a la pharmacie. L’anti-sommeil m’aide a poursuivre mon travail sur plusieurs jours, voilà bientôt deux jours entiers que je n’ai fermé l’œil. Très pratique quand la personne a suivre possède également ce psycho-actif sur elle.
Ya une Marilyn Monroe qui m’a collé aux basques tout l’après-midi. Avec mon manque de sommeil conjugué à un Fly78 gobé le matin, je ne savais plus trop si je la rêvais ou si elle était réelle. Il semble cependant qu’elle se soit largement servie dans mon porte-monnaie. Comment a-t-elle fait son coup ? Je ne sais pas. Peut-être est-ce une bande organisée ? Peut-être était-ce réellement une hallucination et mon argent à été dépensé autre part ?
Toujours est-il que je n’ai pas suffisamment d’argent pour me payer le taxi-flotteur pour rentrer. Je vais devoir revendre le peu d’anti-sommeil qui me reste pour rentrer chez moi. Et le pire dans tout ça c’est que l’affaire sur laquelle je travaillais me file entre les doigts. Ma cliente m’enlève le dossier.
Bon, je rentre chez moi, et je m’avale un peu de BlagueH47, ça devrait me faire oublier toute cette merde un moment.
Journal vocal du detective Adams, entrée du 10 Mars 2045.
Jour
mercredi 17 février 2010
Dead Set : Envoyez 1 au 666 666 666

Je viens de terminer mon visionnage de Dead Set. Ces impressions sont donc à chaud.
D'abord, qu'est-ce que Dead Set ?
Et bien, c'est une "mini-série", comme il en fleurit tant. Jusqu'a ce matin, ma série préférée était dans ce genre là et c'était "Lost Room" -je t'en reparlerais... un jour.... Dead Set est donc une mini-série anglaise de 5 épisodes formant au total un programme de 2 heures.
Mais surtout, Dead Set est la rencontre improbable de deux univers : la télé-réalité et les zombies.
T'affoles pas, je m'explique :
Alors que se déroule en angleterre la nouvelle saison de "Big Brother", une infection éclate alors qu'en fait tout le monde se demande... "Mais qui sera donc nominé ?".
Dis comme ça ça a l'air marrant (c'est vrai qu'ils auraient put en faire une parodie) mais en fait pas du tout. Alors que les zombies s'entre-dévorent, les candidats ayant pris conscience qu'ils se passent quelque-chose dehors se rendent petit à petit compte que leur emprisonnement est en fait l'unique raison de leur survie alors que la chaine passe en direct l'émission non-stop.
Enorme mise en scène et acteurs charismatiques en diable (mention à Davina McCall, la présentatrice vedette de la véritable émission sur E4, qui diffusa également la série), les codes du genre arrivent tous un par un et sont tous respectés a la lettre, avec hommage aux oeuvres de Romero (aaaaaah cette expédition sauvage au supermarché), avec un adversaire, une menace, un lieu, bref, tout ce qui est nécessaire à un huis-clos bien que la série n'en soit pas un...
En effet, nombreuses sont les scènes qui se déroulent à l'extérieur. Le spectateur sera donc appelé a suivre le destin -évidemment tragique et violent- de quelques survivants non concernés par l'émission hors des studios. Beaucoup ont de supers plans, des idées bien arrêtées sur pleins de points mais -je ne crois rien vous gacher- tout leurs petits espoirs se réduira a un joyeux bain de viscères et d'os broyés (surtout ceux du crâne, étrangement).
Doonc, fatalement, la série s'attachera plus à nous décrire le combat des candidats de Big Brother, faute d'autres témoins. Si jamais une invasion survient, postulez donc à TF1, vous gagnerez quelques jours...
Ouais, bon... Bref...
Les 5 épisodes qui forment ce petit bijou vous conduiront donc à travers les méandres de la fin du monde vu par Big Brother, jusqu'a sa fin inévitable, en multipliant les coups de génies, les références (Day Of The Dead, Dawn Of The Dead, 28 semaines plus tard, Diaries of The Dead et bien d'autres) et en régalant tout ceux qui ne comprennent rien à la télé réalité.
Quoi de mieux qu'un zombi pour savoir qui sera éliminé pendant le prime ? Hmm ?
Difficile de dire sans rien gacher ou se perdre dans des méandres pseudo-cultureux pourquoi la série est si bonne. Critique de la télé grand spectacle ? Hommage au genre ? Plans de maîtres (la caméra s'affole dans les plans d'actions mais, paradoxalement, la lecture de chaque scène est sans équivoque) ?
Sans se prendre la tête, disons que la série tape où il faut en grattant où ça fait mal... quelque part entre l'estomac et le pancréa, juste là où le sang est un poil plus noir qu'ailleurs.
Et où ça tâche.
Bien à toi.
Huuuuuuuuungryyyyyy
lundi 15 février 2010
Manowar - Gods Of War Live

Dire que j’avais perdu l’essentiel !
Dire que cela faisait au moins deux ou trois mois que je ne m’étais plus fracassé la tête a coups des premiers MANOWAR.
C’est comme ça, c’est la vie, les anciens chouchous laissent la place aux nouveaux venus. Les RUN OF LAVA, les ENSIFERUM ou les PIN-UP WENT DOWN avaient désormais pris les priorités dans mes enceintes. Bon, bien sur, je me passais parfois un petit « Mountains » ou « Each Dawn I Die» de derrière les fagots.
Il aura fallu juste un album, le décevant « Gods Of War » pour que les Kings Of Metal n’aient plus la primeur dans ma tracklist fétiche.
Dieu de l’Acier, comprend moi. Le boulot de chroniqueur est exigeant. Dieu du Métal, pardonne-moi, le temps passe trop vite, trop rapidement et les nouveaux groupes sont trop nombreux.
MANOWAR m’avait déçu et le temps de me retourner, c’était des trucs du genre d’ « Iron » d’ENSIFERUM qui tournait sur ma platine fétiche, et plus « Battle Hymns ».
Bien mal m’en prit.
Voici donc venu tel un messie le nouvel album des MANOWAR. Un double-live sobrement intitulé « Gods Of War Live » qui tombe à point, tant le dernier opus des Kings avaient déçu même les fans les plus hard-core. La nouvelle orientation choisie par DeMaio et sa bande laissait craindre le pire pour les anciennes compos des américains.
Et pour fermer la gueule à tous les traîtres du métal, les MANOWAR ont choisit de commencer les morceaux de ce live intégral en ne piochant que dans leurs anciennes compos, en privilégiant la puissance, la puissance, la PUISSANCE !
Ainsi, c’est en jouant a toutes berzingues des titres comme « Manowar », « Gloves Of metal » ou encore le fabuleux « Each Dawn I Die » que MANOWAR vient en live pêter la tronche de mon cousin Martin.
La seule accalmie arrive avec l’intro de « Mountains », bien évidemment, avant que le groupe ne recommence a enflammer le public, accompagné de claviers de toutes beautés. Une tuerie enchainée à une autre, « The Oath » ultra boostée et réarrangée aux claviers là aussi, comme la quasi-totalité dans anciennes compos exécutées!
C’est quand le solo de DeMaio sur « Son Of William’s Tale » s’enchaine sur « The Gods Made heavy Metal » que le live prend toute sa mesure.
C’est quand le public hurle, quand ces hurlements ponctuent le rythme du solo pour rejoindre celui de la guitare, suivit de prêt par la batterie qu’on comprend toute l’importance de la scène pour le groupe. Et quand, finalement ce mélange incroyablement humain explose pour faire l’introduction du morceau on touche enfin une infime partie de la vitalité fantastique qui remplit ce live d’un bout à l’autre.
Edifiant ! Une incroyable leçon pour la totalité du milieu !
Niveau morceaux et tracklist, la nouvelle fournée ne prend pied qu’a partir du second cd, même si on remarque des morceaux comme « Call To Arms » ou « Warriors Of The World United » sur le premier cd. Une sacrée démonstration et une réappropriation à tous les niveaux pour les Kings Of Métal.
Ce qui ne parait qu’anecdotique sur le premier cd (c'est-à-dire la puissance incroyable du son) prend un tout autre intérêt sur le second cd, puisque c’est à ce moment que les nouvelles compos gagne en poids brut ce qu’elles perdaient en studio. On se surprend a re-découvrir des morceaux qui tabassent tels que « Gods Of War » ou « Sons Of Odin ».
Tout n’est pas parfait, bien évidemment. Comme le live n’a pas été retouché, il y a des fautes, même minimes, des tempos qui s’emballent, des solos qui commencent trop tard ou trop tôt, mais c’est du live et rien n’est réellement marquant à ce niveau.
Le son –j’en rajoute une couche- est incroyable, même (et surtout) pour un live, on remarquera que les claviers sont laissés en retrait par rapport à la totalité du reste (le public en premier lieu). Mais en gros, sur la table de mix ça devait donner du « tout au taquet, a fond, a fond, a fond ».
Petit regret également au niveau des titres, où j’aurais aimé entendre « The Dawn Of Battle » et le petit dernier, le « Die With Honor » dont le single à été distribué gratuitement lors du Magic Circle Festival.
Alors je pourrais conclure en disant simplement que ce double cd est très certainement le meilleur live jamais pondu au monde. Mais je ne l’écrirais pas, uniquement parce que mon devoir de réserve de chroniqueur ne me le permet pas.
Je ne l’écrit pas. Mais je le pense très fortement.
Et c’est à présent l’heure de conclure cette chronique, en m’agenouillant devant cette nouvelle offrande faite à la reine des musiques.
« Glory. Majesty. Unity.
Hail. Hail. Hail »
Imm3moria : au pied du mur
Ouais, je sais, on me demande souvent ce qu'il s'est passé avec Imm3moria. Alors, sache le ici : non, je ne me suis pris le chou avec personne. Je n'ai détesté personne et j'ai laissé sur le site beaucoup d'amis (qui ne le sont -apparemment- plus, mais bon, passons).
J'ai simplement voulu tourner la page, comme je le disais. Voir si l'herbe est plus verte sur le près d'en face.
Je crois que ce qui gène tant, c'est le fait que nous nous soyons expliqués, avec les gars de la rédac, en interne, et que rien n'a été dit sur le forum public.
Histoire de jouer la transparence, je joint ici, le texte que j'avais envoyé en intra. J'insiste sur le fait que je suis très fier d'avoir participer a l'aventure. J'ai vraiment aimé Imm3moria, sa rédaction, ses aventures, l'appréhension des interviews et les galères de concert.
J'espère juste que les autres membres de la rédaction gardent le bon coté de ces souvenirs, comme je le fait.
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« Sur une échelle de temps suffisamment longue, la durée de vie de toutes choses retombe à zéro ».
J’ai toujours beaucoup aimé cette citation de Fight Club. Non seulement parce qu’elle est atrocement véridique et aussi parce qu’elle reflète un mal de vivre à la fois stigmatisant et nécessaire.
Et oui, toute chose s’arrête un jour ou l’autre, et aujourd’hui, ce post vient signaler l’arret total de mes fonctions au sein de la rédac d’Imm3morioa mais aussi de celles de Manus qui partage avec moi cet écrit, son post et les responsabilités qui en ressortent.
Ouais, ouais. Je vous voit déjà vous énerver contre nous, vociférer la bave aux lèvres en nous traitant de tapettes, de connards ou encore d’emo (ouais, enfin, faut quand même pas pousser là) ou bien vous en battre l’os du tibia gauche, en toute simplicité. Mais, mes chers amis, confrères et néanmoins compatriotes qui cherchent en vain un sens a cette phrase, les faits sont là.
Je part. Manus aussi. Point.
Alors, ouais, je pourrais déblatérer des heures sur ce qui motive nos départs mais ce serait faire un bien long post et accorder bien de l’attention a un fait insignifiant qui n’en réclame pas tant. Je vais plutôt exposer ce qui NE nous motive PLUS : le webzine.
Oui, je sais, ma contribution, machin, ce qui a été fait tout ça… Je parle en mon nom, mais, bien évidemment que tous les éditos, les chro, les live reports et les entretiens que je devais au zine peuvent etre gardés. Même ce qui a été fait sur le forum, même ce qui a été fait en intra pour le retour du site. Ca ne me dérange aucunement.
Je me réserve le droit, cependant, de faire profiter d’autre zines potentiels de mes écrits sur des enregistrements m’appartenant (bon, yen a pas des masses peut être, mais je pense que c’est mon droit le plus strict).
Ya eu des bons moments. Yen a eu des moins bons. Je ne regrette rien et j’espère que vous non plus.
Maintenant, Imm3moria, Je te fais un dernier adieu avant de prendre ma pelle rouillée et de te recouvrir de cette terre que j’ai tant foulée.
On se revoit en Enfer !
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INTERRIA // MCD 2006
vendredi 12 février 2010
ABYSSE // Eights Hour Before Dawn

lundi 8 février 2010
DOMINE - Emperor Of The Black Runes

Je l'ai souvent dit, mais moi, je suis très sensible a la cover et a l'interieur des opus que j'ai l'honneur de chroniquer.
Puis - et je l'ai déjà dit également – il suffit parfois d'un rien pour faire d'un banal opus un véritable bijou.
Prenons par exemple cet opus « Emperor of Black Runes » de DOMINE, excellent groupe de Heavy Italien connu pour sa passion dévorante de l'Heroic Fantasy.
Evidemment, la cover ne parlera peut-être pas au premier venu. Mais si on veut apprécier a sa juste valeur cet opus, il nous faut l'analyser.
Et oui, car si ce qui peut ressembler -de prime abord- a un vague guerrier elfe un peu stone est en fait une représentation d'Elric de Menilboné, héros tragique du cycle écrit par Morcock et dont la lecture ne vaut que si elle est accompagnée par la lecture des autres cycles du Héros Eternel, notamment celui de Corum.
Mais revenons a Elric, dernier descendant d'une lignée royale, régnant sur un pays renfermé et sur un peuple imbu de lui-même, les menilbonéens. Elric, dernier détenteur d'une magie dangeureuse, risquée mais également très puissante, parcourt le monde a la recherche de son identité, de sa vraie nature qu'il ne reconnaît pas chez ses pairs.
Dans le monde violent des Jeunes Royaumes il sera accompagné de son éternel compagnon, Tristelune mais surtout -et pas des moindres- de Stormbringer, épée démon runique dotée d'une personnalité propre, buvant l'âme des adversaires d'Elric et lui transférant leur force (représentée également sur la cover). Et c'est là que c'est marrant puisque qu'Elric, jeune homme très malade au sang faible ne pourra jamais se défaire des dons vitaux de son épée maudite, tuant ses propres compagnons pour subvenir a ses besoins contre sa propre volonté, infligeant au jeune homme un véritable déchirement a chaque meurtre qu'il doit - en plus – offrir a son dieu Arioch, en hurlant la phrase culte «du sang et des ames pour Arioch».
Pourquoi je parle de ça ?
Parce que a la vue des titres et de la cover, il paraît évident que quelques notions d'heroic fantasy ne sauront pas de trop pour l'écoute de cet opus.
D'ailleurs, je me sers une Hobgobelin de ma reserve pour l'occase.
Musicalement, DOMINE domine son sujet (muahaha, elle était facile celle là), oeuvrant dans un efficace Heavy Métal sans concession, avè des envolées de solos qui pètent la cheutron a ton cousin Martin («Arioch The Chaos Star», «The Song of the Swords», ou encore «Icarus Acsending»). Si les gratteux honorent leur style de prédilection, il en est autant du chanteur, en mettant un bon crochet dans l'estomac plein d'un Dickinson ou d'un Adams, prouvant sa maitrise a de nombreuses reprises.
La qualité de la formation et de ses compos et tout simplement indéniable et devrait réellement contenter n'importe quel fan de Heavy Metal. Cet album, en tenant compte de tout cela est réellement un très bon album qui pète les rotules à mémé dans les orties fraîches du matin ce qui, et vous en conviendrez, est une bien jolie fin de phrase.
Mais c'est pas si simple.
Et c'est là qu'on aborde le sujet du « petit truc en plus qui tabasse », LE petit détail qui différencie cet opus et la grande, l'immense majorité des très bons opus de Heavy et de l'excellence faite disque. Et ce petit truc n'est -ni plus ni moins- que le morceau «The Aquilonia Suite».
Les plus fans d'entre vous auront probablement devinés qu'il s'agit d'un morceau consacré a Conan, héros barbare cimmérien qui naquit sous la plume d'Howard et dont il fut tiré un excellent film (et un navet qui lui fit suite) dans lequel joua l'actuel Gouverneur de Californie.
Mais, si les paroles décrivent le formidable destin de ce barbare devenu Roi, la musique elle, tout en restant dans un -très – efficace registre de Heavy Métal reprend TOUS les thèmes musicaux du film, composés par Basile Pouledoris pour les inclurent dans ce formidable morceau.
Attendez, je le re-écrit parce que même ainsi j'ai du mal a le saisir.
Ce morceau sur Conan reprend les thèmes musicaux du film Conan.
Des thèmes musicaux épiques, incroyablement efficaces et d'une redoutable qualité. Le morceau entier vous met une pêche incroyable pour peu que vous soyez adepte du Cimmérien.
Alors bien sur, je pourrais m'attarder sur l'indéniable qualité de «Forest Of Light», de «Battle Gods », de l'excellent «True Believer» ou de tout les autres morceaux de l'opus qui tous, tous sans aucune exception, hissent l'album au titre d'excellent opus de Heavy.
Mais je voulais réellement que lecteur lambda, c'est a dire toi, mon cher ami, comprenne l'excellente qualité de cette pièce dantesque qu'est «The Aquilonia Suite », véritable petit bijou qui trouve parfaitement sa place dans ce chef-d'oeuvre de Heavy Metal, a écouter a tout prix, que l'on soit adepte de Heavy ou simplement épris d 'Heroic Fantasy.
19.5/20